Points à retenir :
Et si vous pouviez effectuer des paris sur des manchettes à venir, qu’il soit question d’une hausse de l’inflation, d’une baisse des taux d’intérêt ou de l’atteinte d’un niveau précis par un indice boursier?
C’est le principe de base des marchés de prédiction : on achète et on vend des contrats liés à des événements futurs, puis on reçoit un paiement si la prédiction se révèle exacte.
Cela semble simple, voire astucieux. Toutefois, les marchés de prédiction relèvent de la spéculation, et non d’une forme de placement.
Ils commencent à susciter de l’intérêt au Canada, et c’est pourquoi il est important de comprendre leur fonctionnement, les règles qui les encadrent et les risques qu’ils comportent. En effet, lorsqu’il s’agit d’argent, « je pense que cela va arriver » est bien différent de « cela m’aide à bâtir mon patrimoine ».
Un marché de prédiction permet de spéculer sur l’issue d’événements futurs dans le monde réel. Les participantes et participants achètent et vendent des contrats liés à une question simple : Tel événement se produira-t-il? Les prix des contrats varient en fonction des prévisions quant au résultat.
À l’heure actuelle, les marchés de prédiction au Canada se limitent à certains types d’événements : les prévisions économiques, les prévisions environnementales et les indicateurs financiers, auxquels nous nous attarderons plus loin dans l’article. Si votre prédiction est exacte, le contrat vous permet de réaliser un gain. Si vous vous trompez, il risque d’expirer et de ne plus rien valoir.
En d’autres termes, vous n’effectuez pas un placement dans un actif ayant une valeur sous-jacente, comme un CPG ou un fonds commun de placement. Vous tentez plutôt de prédire si quelque chose va se produire; or les prédictions ne sont pas toujours justes.
La plupart des contrats sur les marchés de prédiction reposent sur une question dont la réponse est simple : oui ou non. Par exemple, l’inflation dépassera-t-elle 3 % d’ici la fin de l’année? Ou encore, l’indice composé S&P/TSX clôturera-t-il au-dessus d’un certain niveau à une date donnée?
À partir de là, le processus se déroule généralement comme suit :
1. Un contrat événementiel est établi
Un contrat événementiel est établi autour d’une question précise dont l’issue est clairement définie.
Dans la plupart des cas, les participantes et participants choisissent ensuite une position « Oui » ou « Non » selon ce qu’elles ou ils croient qu’il se produira.
2. Le contrat est coté sur une plateforme de marché de prédiction
Le contrat événementiel est coté sur une plateforme de marché de prédiction, où les personnes peuvent effectuer des opérations (d’achat ou de vente) entre elles. La plateforme fait office de place de marché : elle facilite les opérations sans prendre position sur l’issue de l’événement.
3. Les opérations peuvent commencer
Les participantes et participants peuvent acheter et vendre des contrats par l’intermédiaire de la plateforme. À mesure que l’opinion du marché évolue et que de nouveaux renseignements sont connus, les prix fluctuent selon l’offre et la demande.
Par exemple, si davantage de participantes et participants croient que l’inflation dépassera un certain seuil d’ici la fin de l’année, la demande pour les contrats « Oui » augmente, ce qui fait monter leur prix, tandis que les contrats « Non » deviennent moins chers (voir la figure 1).
Les participantes et participants peuvent également vendre leurs contrats avant que l’événement ne soit tranché afin d’encaisser un profit ou de limiter leurs pertes sans attendre le règlement final.
4. Les prix des contrats reflètent les opinions des participantes et participants
À mesure que des personnes achètent et vendent des contrats, les prix fluctuent. Par exemple, si un contrat « Oui » se négocie à 0,70 $, cela est souvent interprété comme une probabilité d’environ 70 % que l’événement se produise.
Toutefois, les prix des contrats reposent sur les convictions collectives des participantes et participants. Ils ne garantissent pas ce qui va réellement se produire.
5. L’événement a lieu
Une fois le résultat connu, les opérations cessent et les contrats sont réglés.
6. Les participantes et participants réalisent un gain ou subissent une perte
Si vous détenez un contrat gagnant, vous recevez un paiement fixe. Souvent, cela représente 1 $ par contrat.
En revanche, si vous détenez un contrat perdant jusqu’au règlement, il expire sans valeur, ce qui signifie que vous perdez la totalité du montant payé pour l’acquérir.
Les frais d’opérations applicables peuvent également réduire votre rendement net.
Figure 1 : Exemple de marché de prédiction
Oui, mais ils sont assujettis à d’importantes mesures d’encadrement visant à préserver l’intégrité du marché.
Contrairement à certains autres pays, le Canada limite les types d’événements pouvant faire l’objet de contrats événementiels. Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) et l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) ont établi des règles et des exigences réglementaires strictes visant à limiter les types de contrats événementiels pouvant être offerts et les entités autorisées à les offrir, dans le but de protéger les Canadiennes et les Canadiens.
Si vous espériez négocier des contrats portant sur les prochaines élections fédérales ou sur le gagnant de la Coupe Stanley, ce ne sera pas possible. Au Canada, les marchés de prédiction se limitent actuellement aux trois grandes catégories d’événements suivantes1 :
Les prévisions économiques : Il s’agit de contrats liés à une donnée ou à des indicateurs économiques. Par exemple, on tentera de prédire si l’inflation, les taux d’intérêt, le marché de l’habitation ou le marché du travail augmenteront, diminueront ou atteindront un niveau précis à une date donnée.
Les prévisions environnementales : Il s’agit de contrats liés à des indicateurs environnementaux ou concernant le climat. Par exemple, on tentera de prédire si la température moyenne mondiale ou une autre mesure climatique définie atteindra un seuil précis à une date donnée, le dépassera ou lui restera inférieur.
Les indicateurs financiers : Il s’agit de contrats liés à des indices de référence ou à des résultats financiers. Par exemple, on tentera de prédire si un indice – comme le S&P 500 – atteindra un seuil précis à une date donnée, le dépassera ou lui restera inférieur.
Une autre règle importante s’applique : Au moment de leur création, les contrats doivent avoir une échéance d’au moins 30 jours.
Qu’est-ce qui n’est pas autorisé?
Au Canada, les marchés de prédiction ne peuvent pas porter sur1 :
- × les résultats des élections, qu’ils soient fédéraux, provinciaux ou municipaux;
- × les événements politiques, comme les courses à la direction des partis, les enjeux géopolitiques ou les référendums;
- × les activités illégales au regard du droit canadien.
Il est également interdit de négocier des contrats événementiels au moyen de fonds empruntés, une pratique souvent appelée « négociation sur marge ». Chaque opération doit être effectuée avec ses propres fonds.
Tout comme les jeux de hasard, les opérations sur les marchés de prédiction consistent à miser de l’argent sur un résultat incertain. Si votre prédiction est exacte, vous pouvez gagner de l’argent. Si vous vous trompez, vous risquez de perdre une partie, voire la totalité, de votre argent.
Que vous considériez cela comme un jeu de hasard, de la spéculation ou un mélange des deux, une chose demeure : vous misez de l’argent réel sur un résultat incertain, avec un risque de perdre l’intégralité de votre mise.
« Si vous faites une prédiction exacte, vous réalisez un gain ponctuel. Pour continuer à gagner, il faut recommencer encore et encore. Même un pari qui a 90 % de chances de réussir comporte toujours un risque de 10 % de tout perdre.
Un portefeuille, quant à lui, génère des intérêts composés au fil du temps. Dans ce cas, la seule chose que vous devez vraiment connaître, c’est votre situation personnelle, soit votre horizon de placement et vos objectifs. Vous établissez cela avec un conseiller; il ne s’agit pas de quelque chose que vous devez prédire. »
- Mark Fairbairn, vice-président et gestionnaire de portefeuille, équipe Gestion multi-actifs
Pour découvrir l’ensemble de ces réflexions, écoutez notre balado sur les marchés de prédiction.
Dans les deux cas, il s’agit d’engager des fonds dans l’espoir d’obtenir un rendement. Toutefois, les ressemblances s’arrêtent essentiellement là. Les marchés de prédiction sont conçus pour répondre à un besoin à court terme; les placements, pour aider à constituer un patrimoine à long terme.
La principale différence tient à ce que vous achetez. Lorsque vous effectuez un placement, vous acquérez un actif susceptible de créer de la valeur au fil du temps. En revanche, un contrat sur un marché de prédiction est lié à l’issue d’un seul événement. Une fois cet événement survenu, le contrat se solde soit par un gain, soit par une perte, et l’histoire s’arrête là.
Étant donné que les marchés de prédiction pourraient devenir accessibles sur des plateformes de technologie financière ou par l’entremise d’institutions financières, certaines personnes pourraient les considérer comme un simple produit de placement parmi d’autres. Comprendre cette distinction importante peut vous aider à déterminer comment, ou même si, ces produits ont leur place dans votre plan de placement à long terme. En fin de compte, les sommes mises de côté pour la retraite, les études d’une ou un enfant ou d’autres objectifs à long terme méritent d’être gérées avec soin et placées en fonction de l’horizon de placement, des objectifs et de la tolérance au risque de chaque investisseuse ou investisseur.
Environ 70 %
des participantes et participants aux marchés de prédiction perdent de l’argent; l’essentiel des gains est réalisé par les systèmes de négociation automatisés plutôt que par les investisseuses et investisseurs ordinaires2.
1 %
des participantes et participants aux marchés de prédiction encaissent 77 % de tous les profits3.
2017
est l’année où les autorités canadiennes de réglementation des valeurs mobilières ont interdit ce type de contrat binaire à court terme, invoquant des préoccupations concernant les risques de fraude et de préjudices potentiels pour les investisseuses et investisseurs4. Depuis, seuls certains contrats sont autorisés, sous réserve de conditions rigoureuses5.
Sources :
2 Bloomberg News, analyse des données de négociation de Polymarket, avril 2026; CNBC citant les données de la plateforme Kalshi, mai 2026.
3 Université de Toronto, HEC Montréal et ESSEC Business School, étude sur les données de négociation de Polymarket, mars 2026.
4 Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), Règlement 91-102 sur l’interdiction visant les options binaires.
5 Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI), autorisation de négociation de contrats événementiels et de prédiction, mars 2026.
Les marchés de prédiction sont fondés sur des événements à court terme. Il y a toujours une nouvelle manchette de journal, une nouvelle prévision ou une nouvelle occasion de négocier.
Il peut alors être tentant de se laisser absorber par l’actualité du moment plutôt que de garder le cap sur ses objectifs à long terme.
Voici quelques risques à garder à l’esprit :
- Une mauvaise prédiction peut entraîner une perte totale. Si votre prédiction est erronée et que vous conservez le contrat jusqu’au règlement, celui-ci peut expirer sans valeur.
- Il peut être plus difficile de vendre un contrat que vous le croyez. S’il n’y a pas suffisamment d’acheteurs, vous pourriez ne pas être en mesure de liquider votre position au prix souhaité.
- Les prix des contrats peuvent être trompeurs. Même s’ils peuvent donner une indication des attentes du marché, les prix reflètent davantage le sentiment des participantes et participants que les probabilités réelles. Même les prévisions les plus consensuelles peuvent s’avérer erronées.
- Les émotions peuvent prendre le dessus. Il est facile de se laisser influencer par les manchettes, de suivre le troupeau ou de courir après la prochaine occasion exceptionnelle.
Le plus grand risque n’est pas nécessairement de perdre quelques dollars ici et là. C’est plutôt que la recherche constante de gains à court terme peut vous empêcher de bien analyser la situation dans son ensemble.
Plus vous consacrez de temps et d’énergie à tenter de prédire le prochain événement, moins vous en consacrez aux habitudes qui favorisent la réussite financière à long terme, à savoir conserver vos placements, diversifier votre portefeuille et respecter votre plan.
Avant de passer un ordre, il est utile de se poser quelques questions.
Pourquoi est-ce que j’effectue cette opération?
Cette décision s’inscrit-elle dans mon plan financier ou est-ce simplement une réaction à une manchette de journal ou à l’engouement du moment sur les marchés? Si votre objectif est de constituer un patrimoine à long terme, demandez-vous si un contrat fondé sur un événement à court terme vous aidera réellement à y parvenir.
Ai-je les moyens de perdre l’argent que je mets en jeu?
Si vous conservez un contrat jusqu’à son règlement, il peut expirer sans valeur dans l’éventualité où votre prédiction serait erronée. N’engagez que les montants que vous pouvez vous permettre de perdre.
Est-ce que je comprends bien comment fonctionne le contrat?
Avant d’acheter un contrat, assurez-vous de bien comprendre l’événement auquel il est lié, la façon dont le résultat sera déterminé et la date à laquelle le contrat sera réglé. Un simple détail dans le libellé peut avoir une incidence importante.
L’horizon de placement me convient-il?
Votre argent pourrait demeurer immobilisé jusqu’à la date d’échéance du contrat, à moins que vous choisissiez de le vendre plus tôt et que vous soyez en mesure de le faire.
Cette opération contribue-t-elle réellement à l’atteinte de mes objectifs financiers?
Les opérations sur les marchés de prédiction peuvent constituer une façon intéressante d’exprimer une opinion sur ce qui pourrait se produire. Elles ne remplacent toutefois pas une stratégie de placement diversifiée et adaptée à votre tolérance au risque, conçue pour vous aider à atteindre des objectifs financiers à long terme, comme la planification de la retraite ou l’achat d’une propriété.
Alors que les marchés de prédiction misent sur la capacité à prédire l’avenir, une stratégie de placement fructueuse consiste à se préparer à toute éventualité.
En réalité, la création d’un patrimoine à long terme ne devrait pas dépendre d’une succession de prédictions exactes. Elle repose plutôt sur un plan solide et une stratégie de placement conçue pour favoriser la croissance à long terme.
Plutôt que de dépendre du résultat d’un événement ponctuel, les portefeuilles diversifiés répartissent les placements entre différentes catégories d’actifs, différents marchés et différents styles de gestion. Des solutions diversifiées, comme les Portefeuilles Essentiels Scotia, aident les investisseuses et investisseurs canadiens à conserver leurs placements malgré les fluctuations du marché, tout en gardant le cap sur leurs objectifs à long terme.
Les marchés de prédiction font peut-être leur apparition au Canada, mais les principes fondamentaux des placements à long terme n’ont pas changé : les investisseuses et investisseurs ont toujours besoin d’un plan clair, d’un portefeuille diversifié adapté à leurs objectifs et de la discipline nécessaire pour rester concentrés malgré l’incertitude.
C’est là que les conseils financiers prennent tout leur sens. Une conseillère ou un conseiller peut aider les investisseuses et investisseurs à voir au-delà des tendances à court terme et des manchettes du jour, à éviter les distractions et à demeurer concentrés sur l’essentiel : leurs objectifs, leur horizon de placement et leur avenir financier à long terme.
La spéculation à court terme ne devrait pas faire obstacle à la réalisation d’objectifs financiers de longue haleine. Vos objectifs à long terme méritent une probabilité de réussite plus élevée qu’une simple opération binaire.
Les marchés de prédiction liés aux événements sportifs sont-ils autorisés au Canada?
Non. En vertu de la réglementation canadienne actuelle, les marchés de prédiction se limitent à certains indicateurs économiques, à certaines prévisions environnementales et à certains événements financiers. Les contrats liés à des événements sportifs, à des élections ou à d’autres événements politiques ne sont pas autorisés.
Cela ne signifie pas pour autant que les paris sportifs sont illégaux. Les Canadiennes et Canadiens peuvent légalement effectuer des paris sportifs auprès de plateformes de paris autorisées et d’exploitants réglementés par les provinces. Cependant, les paris sportifs sont encadrés différemment des marchés de prédiction.
Que nous révèlent réellement les prix sur les marchés de prédiction?
Les marchés de prédiction peuvent offrir un aperçu de ce que les participantes et participants considèrent collectivement comme probable. Mais ils ne sont pas infaillibles. Les prix peuvent être influencés par de nouvelles informations, un faible volume de négociation, des renseignements incomplets ou le comportement des participantes et participants, et les prévisions du marché peuvent s’avérer erronées.
Y a-t-il des frais associés aux opérations sur les marchés de prédiction?
Oui. Les opérations sur les marchés de prédiction peuvent entraîner divers frais et coûts, notamment des frais de règlement. Même si ces frais peuvent paraître modestes lorsqu’on les examine individuellement, ils peuvent s’accumuler au fil du temps lorsque les achats et les ventes sont fréquents et ainsi réduire le rendement global.
Est-ce que je risque de perdre tout mon argent sur un marché de prédiction?
Oui. Si vous conservez un contrat événementiel jusqu’au règlement, il expirera sans valeur si votre prédiction s’avère erronée. Autrement dit, vous pourriez perdre la totalité du montant payé pour acquérir ce contrat.
Cet article est publié à titre informatif seulement. Les renseignements qu’il contient ne doivent pas être interprétés comme des conseils financiers, fiscaux ou en placement, des garanties pour l’avenir ou des recommandations d’achat ou de vente. Les renseignements présentés, notamment ceux ayant trait aux taux d’intérêt, à la conjoncture des marchés, aux règles fiscales et à d’autres facteurs liés aux placements, peuvent changer sans préavis, et La Banque de Nouvelle-Écosse n’est pas tenue de les mettre à jour. Les références aux produits, services, opinions ou déclarations de tiers, de même que l’utilisation d’un nom commercial, d’entreprise ou de société, ne constituent pas une recommandation ou une approbation par La Banque de Nouvelle-Écosse de ces produits, services ou opinions de tiers. Même si les renseignements de tiers contenus dans le présent article proviennent de sources jugées fiables à la date de publication, La Banque de Nouvelle-Écosse n’en garantit ni la fiabilité ni l’exactitude. Les lectrices et les lecteurs sont invités à consulter leur propre conseillère professionnelle ou conseiller professionnel pour obtenir des conseils financiers, des conseils de placement ou des conseils fiscaux adaptés à leurs besoins. Ainsi, il sera tenu compte de leur situation, et les décisions seront fondées sur l’information la plus récente.
Un placement dans des fonds communs de placement peut donner lieu à des commissions, des commissions de suivi, des frais de gestion et d’autres frais. Prenez connaissance du prospectus avant d’investir. Les parts de fonds communs de placement ne sont pas garanties ni assurées par la Société d’assurance-dépôts du Canada (SADC) ni aucun organisme public d’assurance-dépôts. Leur valeur fluctue fréquemment, et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement futur. Investir dans des FNB comporte certains risques. Veuillez prendre connaissance du prospectus pour une description complète des risques associés. Des frais de courtage standards s’appliquent aux achats et aux ventes de parts de FNB. Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice.
1 Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI). (Mars 2026.) Application des exigences de l’OCRI aux contrats liés à des événements. (Consulté en juillet 2026.)