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Le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est un programme d’épargne qui a été lancé il y a plus de 60 ans pour aider les Canadiens à préparer leur retraite. Cotisez-vous au vôtre? Si oui, vous pouvez être fier, car le montant des droits inutilisés au Canada s’élève à plus de 1 000 milliards de dollars.1

Qu’est-ce qu’un REER? Il s’agit d’un compte de placement qui vous permet d’accroître votre épargne-retraite. Il est enregistré auprès du gouvernement fédéral et offre d’excellents avantages fiscaux. Le fait que vos cotisations (à concurrence de votre plafond annuel) peuvent être déduites de votre revenu gagné constitue l’un des meilleurs avantages, puisque cela réduit votre impôt à payer pour l’année.

Assurez-vous de tirer le maximum de votre REER en évitant ces cinq erreurs courantes :

1. Retirer trop tôt

L’une des pires erreurs que font les Canadiens est de puiser dans leur REER avant leur retraite.2 En retirant des fonds trop tôt, vous perdez non seulement des droits de cotisation, mais aussi la croissance en franchise d'impôt des fonds retirés. Et même si tous les retraits sont assujettis à une retenue d’impôt (le montant retenu par votre employeur et versé directement au gouvernement) allant de 10 % à 30 %3, votre taux marginal d’imposition (pourcentage de l’impôt établi pour votre revenu en fonction de votre fourchette d’imposition) sera sans doute plus élevé puisque les sommes retirées s’ajouteront à votre revenu annuel.

2. Cotiser trop

Il est bon de planifier son avenir, mais le fait de verser des cotisations trop élevées à un REER peut présenter un problème. En effet, vous devrez payer une pénalité de 1 % par mois sur vos cotisations excédentaires si celles-ci dépassent de plus de 2 000 $ votre droit de cotisation REER. En 2020, vous pouvez cotiser au maximum 18 % de votre revenu de l’année précédente, jusqu’à concurrence de 27 230 $, plus vos droits inutilisés des années antérieures.

Si vous avez encore de l’argent à placer, pensez aux comptes d’épargne libre d’impôt, dont les droits de cotisation cumulatifs sont de 69 500 $ en 2020.

Comment pouvez-vous connaître votre maximum déductible au titre des REER? Vous trouverez cette information dans votre dernier avis de cotisation de l’Agence du revenu du Canada (ou en ligne en vous connectant à MonARC).

Les droits de cotisation inutilisés peuvent être reportés indéfiniment; vous pouvez cotiser à votre REER et à celui de votre conjoint jusqu’à ce que vous atteigniez tous deux l’âge de 71 ans.

3. Remettre au lendemain

En matière de REER, le temps est votre meilleur allié : si vous vous y mettez tôt et que vous vous montrez constant, vous accumulerez de l’épargne facilement et automatiquement. Et la bonne nouvelle, pour ceux qui commencent, c’est qu’il ne faut pas beaucoup d’argent pour faire beaucoup d’argent. Grâce aux rendements composés, des cotisations mensuelles peuvent fructifier considérablement au fil du temps.

Vous souhaitez tout savoir sur la planification des placements et de l’épargne?

4. Être allergique au risque

Selon votre âge, plusieurs décennies vous séparent peut-être de votre retraite. Si l’on s’attarde aux grands titres, la volatilité des marchés peut être stressante, mais lorsqu’on observe les tendances à long terme, on s’aperçoit que l’écart entre les hauts et les bas s’atténue, et que notre épargne s’en sort bien la plupart du temps. Maintenir une perspective à long terme et diversifier son approche d’investissement selon sa tolérance au risque et son horizon temporel s’avère souvent la meilleure stratégie.

5. Ne jamais réévaluer le régime

Ouvrir un REER et y verser une cotisation ponctuelle ne suffit pas. Chaque année, vous devriez évaluer votre objectif de retraite – l’âge auquel vous pensez arrêter de travailler et le revenu annuel qu’il vous faudra pour vivre confortablement – et apporter des ajustements au besoin. 

Rencontrez un conseiller de la Banque Scotia pour établir un plan sur mesure qui répond à vos besoins particuliers.