Pegah Babaie vous dira que sa carrière n’a jamais fait l’objet d’un plan précis; elle s’est plutôt façonnée grâce à une ouverture constante et délibérée aux possibilités qui se présentaient.

À sa sortie de l’université, elle a accepté un stage qui devait durer un été. Elle s’est ouverte à l’idée d’ajouter une deuxième spécialisation à son programme d’études. Elle a également entrepris un MBA, puis a accepté des postes plus exigeants qu’elle pensait alors ne pas être capable d’occuper.

Au cours de plus de vingt années à la Banque Scotia, le fil conducteur de sa carrière a toujours été sa capacité d’adaptation.

« Votre carrière est le reflet de la personne que vous êtes, affirme-t-elle. Pour la plupart des occasions qui se présentent à vous, la bonne réponse est OUI, même si vous ne vous en sentez pas encore capable. »

Pegah est née en Italie avant de retourner avec sa famille dans leur pays d’origine, l’Iran. Puis, à l’âge de 18 ans, sa famille a immigré au Canada, juste à temps pour qu’elle puisse s’inscrire à l’université. « Cette immigration a changé ma vie », raconte-t-elle.

Elle a choisi d’étudier l’informatique parce que c’était un domaine dans lequel elle excellait et qu’elle voyait que les organisations recherchaient des personnes compétentes dans ce domaine. Lorsqu’un stage s’est présenté au sein du service Technologie à la Banque Scotia, elle l’a accepté avec l’intention de partir à la fin de l’été.

« J’ai tellement aimé ça, dit-elle, et j’ai appris tant de choses que je suis restée, même si cela signifiait travailler à temps plein le jour et étudier le soir.  Quand on est une immigrante de première génération, on voit la vie différemment. Lorsqu’une occasion se présente, on dit rarement non. »

Par la suite, elle a ajouté une deuxième spécialisation en marketing lorsqu’elle a réalisé qu’elle voulait « mieux comprendre la clientèle, les entreprises et la façon de concevoir une organisation en tant que marque ». Elle a continué à développer ses connaissances dans ces deux disciplines en s’inscrivant au programme de MBA de la Rotman School of Management de l’Université de Toronto, encore une fois sans quitter son poste à la Banque.

« J’adore apprendre et évoluer, dit-elle. J’ai toujours été attirée par les nouvelles possibilités. »

Cette approche est demeurée constante tout au long de sa carrière à la Banque Scotia. Elle a dit oui à des occasions dans des domaines très variés, notamment le Crédit garanti par un bien immobilier, la Gestion du risque global et Tangerine, où elle a dirigé les Centres de contact et l’Exploitation, tout en contribuant à la mise en place de certaines des premières pratiques agiles de Tangerine. Elle était également à l’avant-plan des mesures d’allègement destinées à la clientèle pendant la crise de la COVID-19, en soutenant les secteurs des paiements, des cartes, du crédit non garanti et des prêts hypothécaires de la Banque.

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Pour la plupart des occasions qui se présentent à vous, la bonne réponse est OUI, même si vous ne vous en sentez pas encore capable.

Pegah Babaie, vice-présidente, Stratégie et Planification, Réseau canadien, à la Banque Scotia

Aujourd’hui, le rôle de Pegah la place au cœur des plus importantes décisions de placement de la Banque : elle contribue à l’affectation du capital, à l’établissement de l’ordre des priorités et à la concrétisation de la stratégie pour produire des résultats significatifs pour la clientèle. « C’est extrêmement gratifiant de contribuer à des décisions qui améliorent la vie de notre clientèle, affirme-t-elle.  Qu’il s’agisse de financer les études de leurs enfants ou de planifier leur retraite, ce sont des moments qui comptent véritablement. »

En fait, tout au long de sa carrière, Pegah a dirigé des équipes et favorisé l’arrimage entre différentes fonctions. Cette expérience a façonné sa conception du leadership.

« Mon style est très démocratique, très collaboratif et fortement axé sur l’esprit d’équipe », explique-t-elle. Elle bâtit des équipes solides, de manière stratégique, en recrutant de nouveaux membres selon les besoins de l’ensemble de l’équipe. Elle mise également sur des personnes qui sont presque prêtes, en reconnaissant leur potentiel avant même qu’il soit pleinement démontré, puis en créant les conditions propices à leur perfectionnement.

« La façon dont je me présente au travail ressemble beaucoup à celle que j’adopte à la maison auprès de ma famille », explique-t-elle. Les équipes qu’elle bâtit reflètent d’ailleurs cette même cohérence. Elle soutient cette approche par une rétroaction franche, ce qu’elle appelle de « l’amour exigeant », puis elle veille délibérément à ce que la confiance passe toujours en premier.

« Je consacre une grande partie de mon temps à bâtir des relations et à instaurer la confiance. La rétroaction et l’honnêteté doivent aller dans les deux sens. » Selon elle, les gens baissent la garde lorsque les intentions sont claires. Avec chaque membre de chacune des équipes qu’elle a dirigées, son objectif a toujours été le même : lui donner l’information dont elle ou il a besoin pour réaliser tout son potentiel.

« Si je peux aider les gens à atteindre leurs objectifs professionnels et à réaliser leurs aspirations de carrière, alors j’aurai fait mon travail », dit-elle. Elle estime également que cette responsabilité s’étend au-delà de sa propre équipe. « Tout comme les dirigeantes et dirigeants ont choisi de me faire confiance, je crois que davantage de ces figures d’autorité devraient donner leur chance à des personnes issues de la diversité, et les encourager à évoluer dans des domaines où elles ne seront peut-être pas immédiatement les plus performantes, mais qui leur offriront une formidable occasion d’apprentissage. »

Son conseil aux personnes qui amorcent leur carrière ou qui se trouvent à un moment charnière est simple : maintenir ses compétences techniques à jour, développer ses habiletés relationnelles et demeurer ouvertes aux possibilités. La curiosité, la résilience et la volonté d’avancer avant même d’avoir toutes les certitudes détermineront jusqu’où elles pourront aller.

« L’apprentissage ne se limite pas aux compétences techniques. C’est également comportemental. Soyez toujours ouverts à la rétroaction, tenez compte du point de vue des autres, prenez le temps de travailler sur vous-mêmes et engagez-vous dans une démarche d’amélioration continue, ajoute-t-elle. Si vous êtes disposés à prendre des risques et à accueillir la rétroaction, de belles choses finiront inévitablement par se produire. »


Cet article a été publié pour la première fois dans Women of Influence et est republié avec permission.