Bien avant que la plupart des gens ne choisissent une carrière, Tricia De La Rosa savait déjà, à 14 ans, ce qu’elle voulait faire plus tard. « La comptabilité était la matière qui me passionnait le plus au secondaire », affirme-t-elle. « Même adolescente, mon rêve était de devenir la directrice financière d’une grande entreprise. »
Pendant plus de 15 ans, elle a consacré ses efforts à cet objectif, en occupant des postes en audit et en comptabilité, en analyse et communication des informations financières et en gestion de la chaîne d’approvisionnement. En mars 2014, elle est entrée au service de la Banque à titre de directrice générale adjointe, Rapport de gestion, au sein des Affaires financières. Deux ans plus tard, en mai 2016, elle a été nommée cheffe, Affaires financières pour le district Caraïbes Sud.
Accéder au poste de cheffe des Affaires financières était à la fois une étape personnelle importante et un accomplissement professionnel remarquable. Il s’agissait de l’aboutissement d’une aspiration de longue date, façonnée par des années de discipline, d’apprentissage et de résilience, et qui lui a procuré un sentiment de gratitude et de fierté discrète. Ce rôle venait avec d’importantes responsabilités – non seulement la performance financière, la gouvernance et la stratégie, mais aussi la capacité de gagner la confiance de la haute direction à titre de partenaire de réflexion.
« Dès le premier jour, je me suis sentie chez moi à la Banque Scotia. Le respect, l’intégrité, la passion et la responsabilité, qui représentaient à l’époque les valeurs fondamentales de la Banque, étaient en phase avec la personne que je souhaitais devenir. J’ai également eu la chance d’être entourée de leaders solides qui ont cru en mon potentiel et soutenu mon évolution en m’encourageant à explorer des occasions dans des domaines hors de ma zone de confort. »
La Banque Scotia a créé un environnement propice à une mutation latérale lui ayant permis d’occuper le poste d’auditrice en chef de la Banque Scotia pour la région des Caraïbes Sud et Est. Le passage du rôle de cheffe, Affaires financières, à celui d’auditrice en chef, constituait une transition latérale réfléchie, visant à élargir ses capacités en leadership et à approfondir sa perspective à l’échelle de l’organisation. Ce changement lui a permis d’améliorer sa compréhension de la gouvernance, des risques, des contrôles et de la résilience organisationnelle, sous un angle indépendant.
Cette étape stratégique de perfectionnement s’est révélée déterminante, car elle lui a apporté l’envergure et la crédibilité nécessaires pour évoluer vers un poste régional supérieur. Dans son rôle actuel de vice-présidente, Lutte contre le blanchiment d’argent (LCBA), lutte contre le financement du terrorisme (LCFT) et sanctions pour la Banque Scotia dans les Caraïbes, elle met à profit son sens des finances, sa rigueur en audit et son expertise en matière de réglementation pour orienter et influencer les résultats dans plusieurs territoires.
Aujourd’hui, Tricia dirige une équipe de 120 personnes, gère les risques liés à la conformité, à la LCBA/LCFT et aux sanctions pour plus de 20 filiales, et soutient les interactions de la Banque avec plus de 16 organismes de réglementation dans les Caraïbes. « Gérer des équipes à distance dans différents territoires, dans un environnement aussi complexe, peut représenter un véritable défi. » Cela exige beaucoup de coordination, de collaboration et de rigueur dans la définition des priorités et les domaines qui méritent une attention.
« J’essaie de toujours favoriser le progrès, en étant disponible pour mes équipes lorsqu’elles en ont besoin, en les autonomisant et évitant la microgestion », affirme-t-elle. « J’encourage les discussions ouvertes et respectueuses, en les incitant à faire des liens et à comprendre la situation dans son ensemble. »
Dans chacun des postes qu’elle a occupés, son succès reposait sur le soutien indéfectible de ses équipes. Elle reconnaît ouvertement que ses réalisations ne sont pas des accomplissements individuels, mais le fruit d’un effort collectif et d’une responsabilité partagée. Chaque équipe a apporté des perspectives uniques et enrichi sa réflexion et approfondi son apprentissage, ce qui a laissé une empreinte durable tant sur les résultats que sur son approche du leadership. Ces expériences ont renforcé sa conviction que des équipes fortes et responsables sont les véritables moteurs d’un succès et d’une croissance durables.
Aujourd’hui, lorsqu’elle voit d’autres femmes qui sont là où elle se trouvait autrefois et qui hésitent à passer à l’action, elle fait de son mieux pour leur offrir des conseils avisés. « Soyez prêtes et disposées à vous investir, ayez un état d’esprit positif et n’hésitez pas à saisir de nouvelles occasions. » Elle les encourage à changer leur rapport à la peur et à se concentrer sur ce qu’elles peuvent contrôler. « Voyez les défis comme des occasions d’apprentissage précieuses plutôt que comme des obstacles. »
Elle souligne également l’importance de s’entourer des bonnes personnes. Son « cercle de soutien », composé de sa famille, de ses proches et des personnes qui l’ont mentorée, a cru en elle, même quand elle ne se sentait pas prête. « Leur appui m’a donné la confiance nécessaire pour persévérer malgré les défis, saisir de nouvelles occasions et garder les pieds sur terre tout au long du parcours. » Les conseils des personnes qui lui ont offert du mentorat ont élargi sa perspective et affiné son jugement, tandis que la confiance de ses proches l’a stimulée lorsque le chemin lui semblait incertain. Grâce à ce cercle de soutien, elle a pu développer sa résilience, sa valeur et sa détermination, ce qui montre qu’aucun parcours ne se fait seul.
Jusqu’à présent, le parcours professionnel de Tricia ne se résume pas à la réalisation d’un seul rêve. Il consiste à réaliser ce rêve, puis se demander ce qui est encore possible. Elle se concentre désormais sur l’avancement du programme de blanchiment d’argent dans les Caraïbes en cohérence avec l’objectif de la Banque Scotia de bâtir un programme mondial de référence dans ce domaine.
Et le fil conducteur de tout ça? Cette conviction profonde que Tricia a depuis l’adolescence à Trinité-et-Tobago et qui lui a permis de savoir qu’elle deviendrait un jour directrice financière. J’ai toujours ressenti fortement que je peux accomplir tout ce que j’entreprends, à condition d’y mettre la volonté et l’engagement personnels nécessaires.
Et par son parcours, elle montre qu’elle y est parvenue, et que d’autres le peuvent aussi.
Cet article a été publié pour la première fois dans Women of Influence et est republié avec permission.