Les gens achètent souvent des objets d’art ou de collection pour les admirer, ou parce qu’ils prennent plaisir à trouver une pièce rare ou à encourager un artiste émergent.
Ces objets offrent un avantage souvent négligé. En effet, qu’il s’agisse d’une œuvre d’un peintre de renom ou d’une collection de voitures anciennes, ces actifs financiers peuvent avoir une grande valeur et jouer un rôle clé dans la planification du patrimoine et les stratégies philanthropique et successorale.
«On les appelle “actifs de passion”, explique Robyn McCallum, première directrice, Œuvres d’art et objets de collection, Gestion de patrimoine Scotia. La valeur de ces objets n’est pas que financière; ils ont une valeur culturelle et émotionnelle, souvent liée à l’identité, à des souvenirs et au patrimoine.»
Le nouveau service Œuvres d’art et objets de collection de la Banque Scotia a fait l’objet d’un prélancement en mars avant d’être lancé officiellement au mois d’octobre. Le programme vise à aider les clientes et clients à gérer ces actifs, en leur offrant notamment des services d’évaluation, d’acquisition, de vente, de planification et de stratégie fiscale, patrimoniale et philanthropique.
«C’était une évolution naturelle d’offrir ce service spécialisé à des clientes et clients qui possèdent des collections de grande valeur afin de les aider à gérer ces biens et à les intégrer dans leur planification financière et successorale, explique Erin Griffiths, vice-présidente à la direction, Solutions pour la clientèle, Gestion de patrimoine mondiale. Dans le cadre d’une discussion plus large sur la gestion du patrimoine, le fait d’aborder cet aspect est un grand avantage pour notre clientèle.»
D’un point de vue financier, les œuvres d’art et les objets de collection peuvent constituer un actif dont la valeur se maintient ou augmente et qui peut même être utilisé pour garantir un emprunt.
Les prêts garantis par des œuvres d’art permettent aux clientes et clients d’accéder à du capital en donnant leur collection en garantie.
«Certains de nos clients ont été en mesure de financer la croissance de leur entreprise en tirant parti de leur collection, et ce, sans avoir à s’en départir, explique Mme Griffiths. Cette solution d’emprunt leur donne une souplesse financière tout en leur permettant de conserver les actifs qui leur sont chers.»
La valeur de ces objets n’est pas que financière; ils ont une valeur culturelle et émotionnelle, souvent liée à l’identité, à des souvenirs et au patrimoine.
Ces actifs doivent également être pris en compte dans la planification successorale afin qu’ils soient préservés, transférés ou légués conformément aux souhaits du collectionneur. Ces personnes consacrent beaucoup de temps à constituer une collection qui les représente. C’est pourquoi il est important que les œuvres et les objets qui la composent soient pris en compte de manière responsable.
L'approche et l'évaluation varient selon le type d'objet de collection, mais ces objets ont tendance à conserver leur valeur avec le temps. Parmi les exemples récents figurent des résultats notables d'enchères : El sueño (La cama) de Frida Kahlo, vendu pour 54,7 millions de dollars US chez Sotheby's à Londres, et une rare carte à collectionner Star Wars de Topps de 1977 mettant en vedette Luke Skywalker, vendue pour un record de 268 400 $ US.
Même les collectionneurs avertis éprouvent parfois des difficultés à naviguer dans ce marché. Le rôle de Gestion de patrimoine Scotia est d’aider ses clientes et clients à comprendre, à gérer et à intégrer ces actifs à leur planification financière globale.
Voici un bon exemple de la complexité de la gestion de ce type d’actif : un couple avait hérité d’une toile d’un artiste canadien de renom et l’avait prêtée, à long terme, à une grande institution culturelle de l’Ontario. Au décès de son époux, Madame souhaitait faire don de l’œuvre à l’institution, qui l’a refusé sous prétexte que sa collection comprenait déjà un bon nombre d’œuvres du même artiste. La cliente insistait toutefois pour que la galerie profite de l’œuvre, ne serait-ce que d’un point de vue financier. Or, les règles de l’institution lui interdisaient de vendre les œuvres qui lui étaient données.
Une solution a donc été mise de l’avant par l’équipe de Gestion de patrimoine Scotia, par l’intermédiaire de la Fondation Aqueduct (administrée par Trust Scotia), l’une des fondations caritatives canadiennes les plus importantes, dont la mission est de favoriser la philanthropie personnelle.
«Par l’intermédiaire de la fondation, l’œuvre sera vendue aux enchères plus tard au cours du mois, et le produit de la vente sera versé à la galerie,» explique Malcolm Burrows, fondateur et directeur de la Fondation Aqueduct et chef des Services-conseils en philanthropie, Gestion de patrimoine mondiale.
«Nous avons trouvé un moyen de respecter les volontés de la donatrice, soit de soutenir une institution qui lui tenait à cœur.»
D’autres cas sont plus simples, comme celui d’un prêt garanti par une collection de voitures anciennes ou d’une aide au transport international.
Mme McCallum estime que chaque collection raconte une histoire. «Nous nous efforçons de comprendre ce qui importe le plus à chaque client ou cliente et nous élaborons un plan qui respecte ses priorités sur les plans financier, culturel et personnel.»