- Dans l’ensemble, l’IPC a moins augmenté que le consensus, ce qui concorde avec l’estimation de la Scotia.
- Les marchés ont jugé que c’était assez bon…
- ... mais n’ont pas prolongé leur regard au-delà de l’IPC de synthèse.
- Les baromètres fondamentaux traditionnels de la BdC se sont accélérés en augmentant en fréquence...
- ... toutefois, l’IPC sous-jacent traditionnel n’en a pas fait autant, uniquement à cause d’une seule catégorie.
- L’ampleur des pressions qui s’exercent sur les prix est toujours aussi considérable.
- Le logement, les véhicules et plusieurs autres catégories ont pris de la vitesse.
- La BdC ne bronchera pas, puisque l’attention est mobilisée par le parcours plus vaste à suivre…
- ... or, il s’agit d’une mise en garde, puisque le Canada pourrait émerger d’un passage à vide temporaire…
- ... avant même que les effets de répercussion des produits de base sur l’IPS sous-jacent puissent commencer à se manifester.
- IPC canadien, évolution en % sur un mois//sur un an, en données non désaisonnalisées, mars 2026 :
- Données réelles : 0,9/2,4
- Banque Scotia : 0,9/2,4
- Consensus : 1,1/2,6
- Auparavant : données non révisées 0,5/1,8
- IPC en moyenne tronquée, évolution sur un mois en %, en données désaisonnalisées et en rythme annualisé : 2,2 (contre 0,6 % auparavant, sans révision)
- IPC en médiane pondérée, évolution sur un mois en %, en données désaisonnalisées et en rythme annualisé : 2,7 (contre 1,6 % auparavant, sans révision)
- IPC sous-jacent traditionnel (hors aliments et énergie), évolution en %, en données désaisonnalisées et en rythme annualisé : 0,0 (contre 1,5 auparavant, révisé par rapport à 2,3 %)
Je crois que les marchés ont mal décrypté cet épisode en s’en remettant uniquement à l’IPC de synthèse et en faisant peu de cas des statistiques probantes sur l’inflation sous-jacente, sur une importante distorsion et sur l’ampleur des mouvements. Des statistiques probantes provisoires favorisent le point de vue voulant que le Canada émerge d’un passage à vide temporaire de l’inflation sous-jacente. Or, il n’y a rien qui pèse dans la balance sur ce seul rapport, qui demande à être éclairé par le parcours à suivre.
Les marchés ont réagi en abaissant initialement de 1 point de base ou 2, dans la foulée de la publication des données, les rendements obligataires à 2 ans, après s’en être remis à ce rapport; ils n’ont toutefois pas réagi aux grands titres de l’actualisé sur l’Iran. Les rendements obligataires à 2 ans du Canada surpassent très légèrement les rendements obligataires à 2 ans des États-Unis dans cette séance. Le dollar CA en a essentiellement fait peu de cas. Pendant la réunion de la BdC, les cours des swaps indiciels à un jour (OIS) ont à peine bougé.
Les baromètres privilégiés de la BdC ont pris de la vitesse
Dans l’ensemble, l’IPC a été au rendez-vous de mes attentes, en deçà du consensus, à 0,9 % sur un mois en données non désaisonnalisées, à 0,5 % sur un mois en données désaisonnalisées et à 2,4 % sur un an.
Toutefois, les baromètres fondamentaux de l’inflation de plus grande fréquence de la BdC se sont accélérés en mars. Essentiellement, l’IPC en moyenne tronquée s’est hissé à 2,2 % sur un mois en données désaisonnalisées et annualisées pour inscrire les résultats les plus élevés depuis octobre, alors que l’IPC en médiane pondérée s’est élevé à 2,7 % sur un mois en données désaisonnalisées et annualisées, pour inscrire les chiffres les plus élevés depuis septembre. Les graphiques 1 et 2 font état des résultats.
Il est utile de rappeler qu’il faut ignorer les baromètres en moyenne tronquée et en médiane pondérée sur un an. Ils ne rendent pas compte des calculs sur un an, en suivant plutôt les baromètres composés pondérés sur 12 mois, qui évoluent lentement, et les baromètres totalisés sur un mois, qui décrochent dans le premier mois et qui viennent chaque mois s’ajouter au lot le plus récent des chiffres publiés. Les glaciers bougent plus rapidement que les chiffres sur un an, ce qui explique pourquoi il faut être attentif à ces indicateurs en chiffres désaisonnalisés et annualisés sur un mois pour constater les pressions qui s’exercent sur les prix à la marge.
L’IPC sous-jacent traditionnel s’est ralenti pour cette seule raison
L’IPC sous-jacent traditionnel, hors aliments et énergie, s’est ralenti pour s’établir à 0 % sur un mois en données désaisonnalisées et annualisées, et le chiffre du mois précédent a été le seul à être révisé, pour plonger à 1,5 % sur un mois en données désaisonnalisées et annualisées, contre 2,3 % (graphique 3). Le calcul sur un an de ce chiffre est ponctuel et s’inscrit à 1,9 %.
Il faut rester sur ses gardes pour ce qui est de l’IPC sous-jacent traditionnel hors aliments et énergie, qui a été considérablement faussé à la baisse par une seule catégorie : les vêtements et les chaussures. Cette catégorie a perdu -8,6 % sur un mois, en données désaisonnalisées et annualisées, en mars, ce qui pèse 4,4 % dans l’ensemble du panier et ce qui a eu pour effet de rogner 0,4 point de pourcentage sur un mois, en données désaisonnalisées et annualisées, de l’IPC total et -0,5 % sur un mois, en données désaisonnalisées et annualisées et en chiffres pondérés, de l’IPC sous-jacent traditionnel.
Puisque la politique monétaire ne permet pas de cibler les prix relatifs, tout milite en faveur de retrancher la catégorie des vêtements et des chaussures.
Les baromètres de l’IPC en moyenne tronquée et de l’IPC en médiane pondérée viennent éradiquer les valeurs aberrantes, ce qui consistait, dans ce cas, à éradiquer l’énorme baisse distorsionnante dans la catégorie des vêtements et des chaussures. Le baromètre de l’IPC sous-jacent traditionnel n’éradique pas, par définition, les valeurs aberrantes distorsionnantes et donne donc une idée fausse de l’ensemble des pressions qui pèsent sur les prix.
Autres détails
La BdC continuera de s’inquiéter de l’ampleur des hausses de prix (graphique 4).
Le graphique 5 fait état de l’inflation modérée des biens de base sur un mois, en données désaisonnalisées et en rythme annualisé; le graphique 6 fait état de l’inflation modérée des services sur un mois. C’est la raison pour laquelle l’IPC sous-jacent traditionnel a été atone. Les baromètres privilégiés de la BdC éradiquent les postes les plus volatils dans les valeurs de queue, responsables de la baisse continue de l’IPC des biens et des services de base. Les vêtements et les chaussures ont pesé sur l’IPC des biens de base; n’eût été cette catégorie, l’IPC des biens de base aurait augmenté de 1 %. L’assurance automobile et l’assurance locataire (pour faire changement…), les communications, les transports en commun et les services de voyage ont fait baisser l’IPC des services de base.
Les graphiques 7 à 16 donnent la répartition des constituantes du panier. Les Loisirs, la formation et la lecture pèsent 10,1 % dans le panier, dont la hausse non annualisée sur un mois, en données désaisonnalisées, soit 0,2 %, a été portée par quelque catégorie et a été ralentie par deux autres : les voyages organisés et les livres. Les voyages hors du Canada sont moins nombreux, et de moins en moins de gens lisent quoi que ce soit de plus long qu’une publication de mauvais goût sur les réseaux sociaux par les temps qui courent.
Le logement s’est accéléré en raison des prix des constructeurs et des loyers. L’inflation des prix des véhicules a pris de la vitesse.
Les graphiques 17 et 18 donnent la ventilation du panier du point de vue des chiffres sur un mois et des apports pondérés sur un mois.
Les graphiques 19 et 20 font de même en chiffres sur un an.
Veuillez également consulter le tableau complémentaire, qui donne plus de détails et qui comprend les micrographiques.
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