- L’IPC sous-jacent s’est à nouveau établi à 0,2; les détails sont contrastés.
- Il n’empêche que les pressions qui pèsent sur les prix continuent de prendre de l’ampleur.
- Le sentiment de l’Université du Michigan a plongé; les attentes inflationnistes ont évolué à la hausse…
- … mais les attentes vis-à-vis du chômage ont explosé…
- … et cette université a un talent incroyable de prévisionniste.
- IPC américain/IPC de base, évolution en % sur un mois en données désaisonnalisées, mars 2026 :
- Données réelles : 0,9 / 0,2
- Banque Scotia : 1,0 / 0,3
- Consensus : 0,9 / 0,3
- Auparavant : 0,3 / 0,2
Aux États-Unis, l’IPC sous-jacent a gagné 0,2 % sur un mois en données désaisonnalisées, sans arrondissement, et donc un cran en deçà de la plupart des attentes, en revenant à ce qu’il était dans le mois précédent. L’IPC de synthèse des États-Unis a gagné 0,9 %, en plein dans le mille. Il est trop tôt pour constater l’effet de transmission sur l’IPC sous-jacent. Personnellement, je ferais donc peu de cas de ce chiffre du point de vue de la politique.
L’inflation selon l’IPC sous-jacent annualisée sur un mois frôle les 2 % (graphique 1).
L’ampleur de la hausse inquiétera les faucons qui siègent au FOMC (graphique 2).
L’inflation sous-jacente des biens a augmenté un peu dans les deux derniers mois, alors que l’inflation sous-jacente des services a reflué (graphiques 3 et 4).
Le facteur de désaisonnalisation de l’IPC sous-jacent a été exceptionnellement élevé : il s’agit en fait d’un sommet dans les annales par rapport aux mois comparables de mars (graphique 5). Puisque ce facteur est porté par un parti pris de récence faussé par la reprise postpandémique, ce chiffre surcomptabilise probablement l’inflation sous-jacente.
En somme, le BLS continue d’utiliser dans une très forte proportion des méthodes de substitution pour réunir les prix en s’inspirant des produits et des marchés substituts dans les cas où ses ressources et méthodologies d’échantillonnage ne permettent pas de recueillir les données (graphique 6). À 39 %, une forte proportion du panier de l’IPC pâtit de la piètre qualité des données.
Les pages suivantes comportent une multitude de graphiques à analyser. Nous allons toutefois nous contenter de ce bref commentaire. L’IPC de mars n’aura aucune influence sur la FED et suscitera à peine une réaction sur les marchés. Il s’agit d’une première lecture symptomale des effets de la guerre. Il est encore trop tôt pour que l’IPC sous-jacent se répercute sur l’économie, et il y a toujours de l’incertitude quant à la durée et à l’envergure du choc et de ses impacts sur l’inflation et sur l’emploi.
L’humeur des consommateurs en chute libre
L’humeur des consommateurs selon l’Université du Michigan a brusquement plongé à 47,6 en mars, contre 53,5, en raison d’une combinaison de conditions actuelles et attendues. Ce chiffre est pire que ce à quoi s’attendait le consensus.
Les attentes des consommateurs vis-à-vis de l’inflation ont évolué à la hausse (graphique 7).
Ce à quoi s’attendent les consommateurs pour ce qui est du chômage reste inquiétant (graphique 8). Il s’agit de données subjectives; or, ces données ne se sont jamais démenties. Les consommateurs sont plus au fait des plans de leurs employeurs grâce aux discussions devant la machine à café et aux échanges dans Teams, entre autres, que le sont les marchés et les prévisionnistes. J’espère que cette fois, ils ont tort. Par ailleurs, leur opinion télégraphie l’un des rares signaux de récession qui laisse entrevoir des pertes d’emplois massives, ce qui écarterait l’inflation et amènerait la Fed à faire volte-face plus ambitieusement que notre prévision de –50 points de base répartie sur le quatrième trimestre de l’an dernier et sur le premier trimestre de 2026. Il se pourrait que les consommateurs soient en partie anxieux en raison de la conjoncture du cycle, de la composition des risques de la politique et des marchés et des effets prochains de l’intelligence artificielle.
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