Cela fait quatre mois que l’ouragan Melissa a ravagé la Jamaïque, détruisant des maisons et causant des dégâts considérables aux infrastructures essentielles. Cet ouragan de catégorie 5, le plus violent à avoir jamais frappé l’île, a fait 45 morts et causé des dégâts estimés à 12 milliards de dollars canadiens, selon la Banque mondiale.
La reconstruction a commencé immédiatement après le passage de l’ouragan, en octobre 2025, et la Banque Scotia participe à cet effort depuis le début. Nous avons localisé chaque employé, soit près de 1 800 personnes partout dans l’île, afin de nous assurer que tout le monde était sain et sauf. De la nourriture et un abri ont été fournis à tous ceux qui en avaient besoin, et les succursales ont rapidement rouvert leurs portes afin que les clients puissent retirer leur argent pour acheter des produits de première nécessité.
« La première chose à faire, sur le plan humain, était de nous assurer que nous savions où se trouvaient nos employés et de déterminer s’ils avaient besoin d’une aide supplémentaire », affirme Audrey Tugwell Henry, présidente et chef de la direction, Scotia Group Jamaica.
Mme Tugwell Henry vit et travaille à Kingston, la capitale de la Jamaïque. Elle assuré la coordination des interventions sur le terrain par l’intermédiaire de l’équipe locale de gestion des incidents en planifiant chaque détail, de la mobilisation au retour du personnel, en passant par la réouverture des 28 succursales de la Banque.
Avant l’arrivée de la tempête, l’équipe des Services d’approvisionnement de la Banque Scotia a rassemblé des fournitures, comme des génératrices électriques pour les succursales, et a acheté de la nourriture en conserve et des articles d’hygiène personnelle pour les membres du personnel qui en auraient besoin.
Dans les jours qui ont suivi le passage de l’ouragan, explique Mme Tugwell Henry, la Banque Scotia a tout mis en œuvre pour s’assurer que les membres de son personnel étaient en lieu sûr, et a fourni des articles de première nécessité à ceux qui en avaient besoin.
« L’ouragan Melissa a durement touché bon nombre de nos employés, en particulier dans les régions du sud et de l’ouest. Notre priorité était de leur apporter un soutien concret et pertinent en leur fournissant de la nourriture et des produits essentiels, une aide financière sous forme de subvention sans obligation de remboursement, un hébergement temporaire ainsi qu’un soutien psychologique à leurs familles pendant qu’elles tentaient de se relever », ajoute-t-elle.
L’équipe des Services d’approvisionnement de la Banque est également intervenue pour fournir des chambres d’hôtel aux BanquièresScotia et BanquiersScotia qui ont dû être relocalisés.
La Banque Scotia a également versé 400 000 dollars canadiens pour soutenir les opérations de secours et la reconstruction dans toute la Jamaïque ainsi que 900 000 dollars canadiens supplémentaires pour aider l’île à se relever, notamment sur le plan économique par l’intermédiaire de la Scotiabank Jamaica Foundation, qui soutient les projets de développement du pays par des dons et des interventions visant à améliorer les services d’éducation et de santé.
Un nouveau centre opérationnel a utilisé le géomarquage pour localiser les employés
La Banque Scotia a pu localiser ses employés grâce à la technologie de géomarquage gérée depuis un nouveau centre opérationnel situé à Toronto.
En prévision de l’arrivée de l’ouragan, l’équipe canadienne dirigée par Andrew Shin, premier vice-président, Sécurité interne d’entreprise, et Adriano Di Carlo, vice-président, Sécurité physique, Sécurité interne, suivait la tempête en consultant les bulletins météorologiques et les images de vidéosurveillance.
L’équipe essayait d’anticiper les effets de l’ouragan et discutait avec Mme Tugwell Henry et son équipe sur le terrain des mesures de prévention mises en place, comme l’installation de génératrices et le stockage de carburant.
Des listes de contacts détaillées ont été créées, et les employés jamaïcains ont été invités à indiquer les lieux où ils prévoyaient de se réfugier pendant cette tempête exceptionnelle.
Le 28 octobre dernier, l’ouragan Melissa a frappé l’île, provoquant des pluies torrentielles, des glissements de terrain et des vents atteignant 320 km/h. Sa traversée du pays a duré plusieurs heures après quoi une grande partie de la population est restée sans électricité. Pendant ce temps, l’équipe de Toronto continuait de travailler sans relâche pour localiser chaque employé.
Des agents de sécurité dépêchés pour retrouver les employés portés disparus
En plus d’examiner les balises géographiques, l’équipe du centre opérationnel n’a pas ménagé ses efforts pour s’assurer que les employés de la Banque Scotia étaient en sécurité, notamment en communiquant avec eux par courriel, téléphone ou texto et même en vérifiant s’ils s’étaient connectés aux systèmes et plateformes bancaires.
« Sur le plan des communications, le problème ne venait pas de la Banque Scotia, mais de la situation sur l’île, a déclaré M. Di Carlo. Les lignes étaient coupées, ce qui rendait la tâche très difficile. »
L’équipe Sécurité physique a commencé par repérer les secteurs de l’île où l’accès au réseau était encore fonctionnel. Par exemple, à Mandeville, 50 % des employés ont répondu au message envoyé par la Banque via son système de communication de masse pour savoir s’ils étaient en sécurité, ce qui prouvait qu’une partie des infrastructures de télécommunication de cette région fonctionnait. L’équipe a ainsi pu déduire que les réseaux de télécommunications de certaines autres villes n’étaient pas opérationnels, ou ne l’étaient que très peu, car elle n’a obtenu aucune réponse aux messages qu’elle y envoyait presque toutes les heures.
La première chose à faire, sur le plan humain, était de nous assurer que nous savions où se trouvaient nos employés et de déterminer s’ils avaient besoin d’une aide supplémentaire.
Une fois que les secteurs où les communications étaient possibles ont été cartographiés, MM. Di Carlo et Shin ont envoyé des agents de sécurité, tant privés que ceux travaillant pour la Banque, dans les zones qui avaient encore de l’électricité et un réseau cellulaire opérationnel afin de retrouver les employés qui n’avaient pas encore été localisés. Une fois cette mission accomplie, ils se sont tournés vers les zones les plus touchées.
« Nous avons retrouvé tous nos employés en six jours, ce qui est vraiment impressionnant, se réjouit M. Shin. C’est la première fois que ce type d’opération était coordonné depuis le centre opérationnel de Toronto, et le fait qu’elle se soit si bien déroulée témoigne de la planification minutieuse et du travail acharné de nos équipes sur le terrain. »
La Banque Scotia : un service essentiel en Jamaïque
Une fois qu’on a eu la confirmation que les quelque 1 800 employés jamaïcains de la Banque Scotia étaient en sécurité, l’étape suivante a consisté à reprendre nos activités.
Plus de la moitié des succursales du réseau ont rouvert leurs portes au public presque immédiatement et, en une semaine, elles étaient prêtes à déployer un programme de soutien à la clientèle. Ce programme offre une aide financière aux clients touchés, ce qui leur permet de reporter le remboursement de leurs prêts. Un programme semblable est offert aux employés. De plus, la Banque Scotia fournit à ses employés des services de consultation psychologique et de soutien en santé mentale, alors que les habitants de l’île se remettent progressivement de la tempête.
« Il était essentiel que nous reprenions nos activités rapidement et en toute sécurité, car nous sommes considérés comme un service essentiel dans le pays », souligne Mme Tugwell Henry.