- L’IPC sous-jacent a enchaîné un deuxième grand gain consécutif.
- L’ampleur de l’inflation reste élevée.
- Les prix des services essentiels continuent de s’embraser.
- Les prix des biens essentiels ont fait du surplace, mais non en raison des effets amoindris des sanctions tarifaires.
- Les données sur l’inflation aux États-Unis sont toujours en désordre et sont décalées sur le prochain mois.
- Les fervents du durcissement du FOMC creuseront l’emballement de l’IPC sous-jacent et les détails.
- IPC des États-Unis/IPC sous-jacent, évolution sur un mois en %, en données désaisonnalisées, janvier 2026 :
- Données réelles : 0,17/0,30
- Banque Scotia : 0,3/0,3
- Consensus : 0,3/0,3
- Auparavant : 0,30/0,23
Aux États-Unis, l’inflation sous-jacente s’est retrouvée dans les clous, à 0,28 % sur un mois en données désaisonnalisées, ce qui continue de faire peser une lourde pression sur l’inflation sous-jacente (graphique 1). Les détails ressortiront dans les débats habituels; essentiellement toutefois, la pression et l’ampleur sous-jacentes (graphique 2) s’emballent trop pour apaiser les tenants du durcissement du FOMC. Pour connaître les détails, veuillez cliquer sur ce lien. Vous trouverez ci-après les interprétations.
Les marchés ont d’abord réagi au chiffre de synthèse : l’inflation totale selon l’IPC a été légèrement inférieure aux attentes, à 0,2 % sur un mois en données désaisonnalisées; or, le rendement sur les bons du Trésor américain à deux ans a vite renversé la tendance. Depuis, les marchés sont volatils : la pression à la baisse sur les rendements des bons du Trésor est modeste.
Ce rapport ne change en rien le dilemme de la Fed. Le marché de l’emploi est faible, et il n’est pas nécessaire d’attendre la conversion des DCM de base des éventuels IPC sous-jacent et IPP fondamental en suspens pour constater l’inflation sous-jacente. Sans tenir compte de la santé et des services sociaux dans l’emploi non agricole, le marché de l’emploi n’a pas bougé en janvier et est resté fidèle à une tendance plutôt anémique. Or, l’IPC sous-jacent et surtout l’IPC des services essentiels exercent une pression qui n’amènera pas les tenants du durcissement du Comité à modérer leur point de vue.
Le graphique 3 indique que les prix des biens essentiels, sauf les aliments et l’énergie, n’ont pas bougé à 0 % sur un mois en données désaisonnalisées.
Le graphique 4 fait état des prix des services essentiels en excluant le logement et l’énergie. La hausse sur un mois en données désaisonnalisées et non annualisées à 0,6 % a été la plus explosive depuis janvier dernier, et le graphique fait état de ce chiffre converti en rythme annualisé. Ce graphique enflammera les partisans du durcissement.
Qu’est-ce qui explique que l’inflation tendancielle des biens a été stable? On ne peut pas dire que c’est la preuve que les droits de douane ont été sans conséquence. Les catégories touchées par les droits de douane comme les vêtements, les biens ménagers, les articles récréatifs et autres ont été assez fermes (graphique 5).
Les véhicules ont plutôt fait partie de la baisse de l’inflation des biens essentiels en raison du fléchissement de la demande. Les véhicules d’occasion expliquent la plus grande partie de cette baisse, puisque les prix ont cédé -1,8 % sur un mois en données désaisonnalisées; or, malgré les nouveaux prix, l’inflation n’a guère changé (+0.1 %). Les ventes de véhicules neufs ont évolué tendanciellement à la baisse. Les prix des pièces détachées des véhicules ont eux aussi reculé. Il va de soi que les automobiles sont soumises à des droits de douane à moins d’être conformes à l’ACEUM, ce qui est le cas de la plupart d’entre elles; c’est pourquoi la léthargie s’explique probablement par le ralentissement de la demande d’automobiles. Les ventes de véhicules neufs ont culminé en mars avant le « Jour de la Libération » en raison de l’anticipation des sanctions tarifaires et parce que l’industrie compose avec les contrecoups, ainsi qu’avec l’expiration, à la fin de septembre, des subventions consenties pour les véhicules électriques.
Les prix des médicaments, qui ont à peine bougé ou baissé, ont eu une incidence partielle.
Les prix non désaisonnalisés ont été plus vigoureux qu’à l’habitude pour un mois de janvier moyen (graphique 6); or, le facteur de redressement saisonnier n’a guère été spectaculaire (graphique 7).
La conversion des coefficients de pondération de l’IPC sous-jacent en coefficients de pondération des DCM sous-jacentes laisse entendre que les DCM sous-jacentes évoluent à la hausse à environ 0,24 % sur un mois en données désaisonnalisées pour janvier. Toutefois, il faudra attendre le 13 mars avant que soient publiées les données sur les DCM de janvier. Les DCM à publier vendredi prochain porteront sur le mois de décembre, et il faudra encore attendre une semaine par la suite avant de connaître les prix des producteurs pour janvier. Le calendrier de la publication des données sur l’inflation aux États-Unis est toujours aussi chamboulé par la paralysie budgétaire.
Les graphiques 8 à 22 font état des constituantes. Le logement a gagné 0,2 %, en tenant compte des loyers équivalents des propriétaires et des loyers des résidences principales.
Les prix des véhicules d’occasion ont perdu 1,8 % sur un mois en données désaisonnalisées; les prix des véhicules neufs n’ont guère évolué (+0,1 %).
Les prix de l’essence ont cédé 3,2 % sur un mois en données désaisonnalisées ce qui, de concert avec la stabilité de l’inflation des prix des aliments à 0,2 %, dont les produits d’épicerie (0,2 %) et les produits alimentaires « hors domicile » (0,1 %), a permis d’expliquer pourquoi l’IPC de synthèse a été inférieur à l’inflation de base, qui exclut ces catégories.
Les différentes catégories de prix des services ont pris beaucoup d’ampleur pour inscrire un bond de 0,6 % sur un mois, en données désaisonnalisées, pour les prix des services essentiels (sauf le logement et l’énergie).
Les graphiques 23 et 24 font état des apports non pondérés et des apports pondérés dans l’évolution du total de l’IPC sur un mois.
Les graphiques 25 et 26 font de même pour les variations sur un an.
Nous invitons aussi le lecteur à consulter le tableau complémentaire pour en savoir plus et les micrographiques, ainsi que les mesures de dispersion.
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