• L’économie du Canada avait essentiellement repris du mieux avant que l’Omicron s’abatte sur elle.
  • Elle est aujourd’hui plombée par de nouvelles incertitudes et par la comptabilité plus complète des conséquences des inondations en Colombie-Britannique.

PIB du Canada : évolution en % sur un mois, octobre 2021
Données réelles : 0,8
Banque Scotia : 1,0
Consensus : 0,8
Auparavant : 0,2 (révisées à partir de 0,1)
Prévision éclair de novembre : 0,3

L’économie du Canada tirait plutôt bien son épingle du jeu, du moins avant l’Omicron. Le dollar canadien et les marchés obligataires ont essentiellement fait fi des chiffres publiés ce matin pour le PIB mensuel parce qu’ils sont sans doute un pâle reflet de la conjoncture actuelle et compte tenu du peu de transactions pendant les Fêtes.

Pour ces raisons, je vais me contenter de quelques observations générales.

1. La croissance se chiffre à 5,8 % sur un trimestre, en données désaisonnalisées et annualisées au T4, d’après le point de départ du T3, les deux premiers mois du T4 y compris l’estimation « éclair » de novembre et en supposant que le résultat de décembre sera anémique, simplement pour axer le calcul sur les effets de ce qu’on sait jusqu’à maintenant sans imposer de jugement artificiel. Veuillez consulter le graphique 1.


2. Ce résultat s’explique non seulement par la vigueur des données d’octobre, lorsque l’économie a crû de 0,8 % sur un mois, mais aussi par une légère révision à la hausse de septembre et par les prévisions « éclairs » préliminaires pour novembre, qui font état d’une nouvelle croissance de 0,3 %.

3. Il faut traiter avec circonspection les prévisions « éclairs » de novembre. Je n’ai pu rien trouver, dans le bref communiqué de Statistique Canada, qui rappelle les inondations en Colombie-Britannique. C’est comme si ces inondations ne s’étaient jamais produites! Même pas un commentaire sur les effets? Il faudra donc attendre ce qui ressortira des chiffres définitifs (et des révisions subséquentes). L’estimation « éclair » du PIB se fonde sur la partie des réactions qui viennent éclairer d’autres chiffres éclairs pour des composants comme les ventes au détail et les livraisons manufacturières, entre autres. Lorsqu’on publiera d’autres données pour ce mois, je soupçonne que le pronostic du PIB pour novembre pourrait être révisé à la baisse.

4. Pour l’heure, on se contente de nous dire que la croissance de novembre a été menée par les secteurs qui sont probablement embrouillés au moment d’écrire ces lignes. Statistique Canada a déclaré que la croissance du PIB en novembre a été menée par des secteurs comme l’hôtellerie et la restauration, ainsi que les arts et les spectacles.

5. Le variant Omicron a fait surgir des incertitudes nouvelles. Les chiffres sur la mobilité se tirent toujours assez bien d’affaire, et la plupart des restrictions visent essentiellement les bars et les restaurants, de concert avec les moindres limites imposées à la taille des foules, notamment dans les manifestations sportives. On suppose que la barre sera très haute quand il s’agira d’étendre encore les restrictions dans la nouvelle année; or, on ne peut surveiller ce risque que de concert avec les cas de contamination, les hospitalisations et les résultats dans la nouvelle année.

L’estimation du PIB pour le T4 se fonde sur les concepts mensuels du PIB, selon lesquels les prévisions de croissance de 4 % de la Banque du Canada au T4 sont établies d’après le PIB en faisant appel à des concepts inspirés des dépenses. Il se peut que le risque de hausse des prévisions de la Banque du Canada soit modeste; or, tout dépendra des répercussions du variant Omicron sur les résultats de décembre et sur les révisions de novembre.

Le graphique 2 fait état des contributions sectorielles pondérées du gain de 0,8 % du PIB en octobre. Le graphique 3 indique qu’en novembre, le Canada n’accusait plus qu’un écart de -0,066 % (soit moins d’un dixième de 1 %) avant de reprendre tout le terrain perdu pendant la pandémie dans la croissance de l’économie avant que le variant Omicron s’abatte sur nous. Le graphique 4 fait état de la croissance sectorielle non pondérée d’octobre, et le graphique 5 actualise le pistage de la reprise cumulative du PIB par secteur durant la pandémie.


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