Un nouveau sondage indique que la question des finances personnelles génère beaucoup de stress et d’anxiété chez près des deux tiers des futurs médecins.

En effet, malgré les revenus enviables qu’ils peuvent s’attendre à recevoir, 72 % des étudiants en médecine affirment être plutôt, voire extrêmement stressés à l’idée de prendre des décisions de nature financière, particulièrement en ce qui a trait au remboursement de leurs dettes d’études, au paiement de leurs droits de scolarité et au coût de leur logement. Par ailleurs, 38 % d’entre eux ne savent pas s’ils pourront boucler leurs fins de mois.

Ces données sont tirées d’une étude menée par Environics Research à la demande de Gestion financière MD, une entreprise de Gestion de patrimoine axée sur les médecins. Elles mettent en lumière les soucis financiers de ces futurs médecins, qui n’ont d’autres choix que de délier les cordons de leur bourse en attendant d’obtenir leur diplôme.

« Beaucoup de médecins sortent de l’université criblés de dettes, des emprunts pouvant atteindre jusqu’à 200 000 $ », souligne Stephen Hunt, responsable national des services-conseils en planification financière et de la stratégie chez MD à Stittsville (Ontario).

« La plupart d’entre eux n’ont pas le temps de travailler à temps partiel; ils passent quatre ans sans revenu, mais ils continuent de dépenser », ajoute-t-il, lui qui a épaulé un grand nombre de médecins en début de carrière à titre de planificateur financier agréé.

Le sondage en ligne a été commandité par Gestion financière MD, une entreprise de Gestion de patrimoine au service des médecins, des étudiants en médecine et des membres de leur famille. Il a été mené auprès de 93 étudiants en médecine et de 72 médecins résidents du 8 septembre au 3 novembre.

L’étude révèle que l’argent continue d’inquiéter sérieusement les médecins même une fois qu’ils entrent sur le marché du travail ou terminent leur formation spécialisée.

Même avec un revenu, 69 % des répondants affirment être plutôt, voire extrêmement stressés à l’idée de prendre des décisions de nature financière, et 47 % disent que le remboursement des dettes d’études trône au sommet de leurs préoccupations.

En outre, la gestion du cabinet génère du stress chez les nouveaux diplômés. En effet, 21 % des répondants trouvent que les taux établis par le gouvernement pour la facturation de leurs services ne leur permettent pas de rentrer dans leur argent, et 18 % indiquent qu’ils s’attendent à avoir des problèmes de fonds de roulement à court terme.

Les répondants voient aussi les choses à long terme. En effet, la planification fiscale figure parmi les principales préoccupations de 33 % d’entre eux, et 22 % affirment que leur priorité est d’arriver à profiter du moment présent tout en épargnant pour l’avenir.

« Bien des résidents se demandent comment ils feront pour gérer leur cabinet, qu’on peut comparer à une petite entreprise, explique M. Hunt. Ils devront rembourser leurs dettes tout en rattrapant les autres jeunes de leur âge : voyages, mariage, achat d’une maison. Ils ont parfois l’impression d’être passés à côté de ces événements charnières durant leurs études et leur résidence. »

Or, certaines des difficultés de ces professionnels découlent des lacunes dans leur propre planification financière. Quatre étudiants en médecine sur dix disent avoir entamé leurs études sans budget ou plan quelconque, et seul un sur dix fait le suivi de son budget sur une base régulière. Parmi ceux qui avaient fait un budget, 59 % ont admis avoir sous-estimé leurs dépenses.

Bien que la majorité des étudiants en médecine financent leurs études à l’aide d’un prêt étudiant (74 %), de leurs parents (60 %), d’une marge de crédit (57 %) ou d’une carte de crédit (54 %), seuls 12 % d’entre eux saisissent bien l’ensemble des coûts associés à leurs études et au lancement de leur carrière, et l’ampleur des dettes qu’ils risquent d’accumuler.

Ces étudiants ont beau être des premiers de classe, plus de la moitié (61 %) ont échoué ou réussi de justesse un test de 13 questions qui, dans le cadre de l’étude, visait à évaluer leur niveau de littératie financière. La moyenne des notes obtenues par les répondants est de 46 %.

Les résidents font preuve de plus d’assurance que les étudiants en ce qui a trait aux décisions financières; 71 % d’entre eux se disent sûrs d’eux, voire très sûrs d’eux. Toutefois, 47 % s’inquiètent car ils ont l’impression d’en savoir trop peu sur le sujet pour pouvoir accorder leur confiance à un conseiller, et 43 % indiquent qu’ils n’ont pas le temps d’acquérir des connaissances financières par eux-mêmes. La majorité des résidents ont obtenu une mauvaise note (moins de 60 %) au test de littératie financière; la moyenne de leurs résultats est de 53 %.

Ces résultats sont préoccupants quand on sait que 11 % des résidents prennent seuls l’ensemble de leurs décisions en matière de placements et que 50 % d’entre eux préfèrent décider seuls, mais sollicitent parfois un deuxième avis ou les conseils d’un spécialiste.

« Certains médecins aux horaires chargés ont également le réflexe de se tourner vers un de leurs collègues qui semble particulièrement calé en gestion financière. » Mais attention! « Certaines notions peuvent échapper à ces personnes, met en garde M. Hunt. Elles ne comprennent peut-être pas la situation exacte de leur interlocuteur. La stratégie gagnante d’un médecin n’est pas forcément la panacée pour tous ses collègues. »

M. Hunt recommande aux étudiants et aux médecins en début de carrière d’aller chercher l’aide d’un professionnel indépendant pour réduire leur anxiété et acquérir un savoir-faire financier.

Dans les 50 dernières années, MD a aidé des milliers d’étudiants en médecine à prendre en mains leurs finances personnelles. La société a conçu un éventail de services complets spécialement conçus pour répondre aux besoins des médecins en début de carrière. Elle exerce ses activités sous la bannière de la Banque Scotia depuis octobre 2018.

L’un des premiers conseils que M. Hunt donne aux étudiants et aux résidents qui veulent soigner leurs finances : ciblez ce que vous aimeriez apprendre en premier lieu.

« Certains médecins veulent tout de suite se lancer dans la haute voltige et parler de marchés boursiers et de placements audacieux. Or, au début, il vaut beaucoup mieux s’en tenir à la base : établir un budget, rembourser ses dettes et apprivoiser la fiscalité. Faites confiance aux professionnels pour vos placements et prenez le temps de reprendre le contrôle de vos dépenses et de vos dettes. »

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