Brian Porter et d’autres membres de la haute direction de la Banque Scotia étaient à Santiago cette semaine pour la Journée des investisseurs. Voici le mot d’ouverture qu’a prononcé Brian Porter à cette occasion.

Bonjour à tous.

Je tiens à remercier chacun de vous, que vous soyez ici présents ou sur le Web.

Je suis heureux d’être ici, à Santiago. La ville a belle allure, une preuve manifeste de la résilience de ce pays.

Je remercie particulièrement M. Ignacio Briones, ministre des Finances du Chili, qui sera avec nous demain à la Journée des investisseurs.

Aujourd’hui et demain, vous entendrez bon nombre de nos leaders qui sont les maîtres d’œuvre de notre stratégie de développement.

À chaque séance, vous serez mis au courant d’éléments importants concernant nos progrès accomplis jusqu’ici et nos possibilités de croissance.

Cela dit, dans toutes les présentations, le message sera fondamentalement le même : nous sommes dans une position avantageuse, et d’importantes possibilités de croissance se profilent à l’horizon.

Au sein du Réseau canadien, nous améliorons la composition de nos activités.

Nous bonifions également nos produits, notre plateforme de services bancaires numériques et notre réseau de succursales.

Gestion de patrimoine mondiale est en bonne posture pour assurer sa croissance au Canada et ailleurs dans les Amériques.

Les Services bancaires et marchés mondiaux, que nous avons repositionnés, ont connu un essor important en Amérique latine et entrevoient des possibilités de croissance un peu partout aux États-Unis.

Quant aux Opérations internationales, elles continuent d’afficher un rendement exceptionnel grâce au renforcement des facteurs économiques fondamentaux dans la région de l’Alliance du Pacifique. Notons d’ailleurs qu’en 2016, lorsque nous avons tenu notre Journée des investisseurs des Opérations internationales à Mexico, ce secteur enregistrait un revenu net de 2,1 milliards de dollars. Aujourd’hui, il a grimpé à 3,2 milliards de dollars, une augmentation de 52 %.

Notre expansion et les avantages concurrentiels dont nous jouissons sur nos six marchés principaux – le Canada, les États-Unis et les pays de l’Alliance du Pacifique, soit le Mexique, le Pérou, le Chili et la Colombie – sont l’aboutissement d’un travail acharné et rigoureux qui s’est étendu sur des années.

Tous ces aspects mis ensemble nous donnent confiance en notre avenir en tant que chef de file du secteur bancaire dans les Amériques.

Trois grands éléments animent notre équipe de direction et orientent nos efforts.

D’abord : notre priorité. Nous mettons nettement l’accent sur nos six principaux marchés dans les Amériques.

Ensuite : notre clientèle. Nous nous sommes engagés à comprendre les attentes de nos clients et à leur offrir une expérience toujours plus personnalisée.

Et enfin : notre équipe. Nous avons mis sur pied une équipe gagnante, et vous pourrez témoigner à l’issue de ces deux jours du talent et de l’expertise de nos leaders.

J’aimerais d’abord vous parler de la priorité accordée aux Amériques, car nous n’avons pas ménagé nos efforts pour simplifier notre présence mondiale et nos activités.

Il y a six ans, la Banque exerçait ses activités dans plus de 55 pays. Aujourd’hui, nous canalisons beaucoup mieux nos énergies.

Plus de 85 % de notre bénéfice provient de nos six marchés principaux. Si l’on tient compte de nos activités dans les Antilles et en Amérique centrale, qui ont été réalignées pour une meilleure efficacité, on atteint 95 % du bénéfice.

Notre empreinte affinée nous confère un atout stratégique distinctif et nous positionne favorablement en tant que Banque active à l’échelle d’un hémisphère.

Nous sommes la seule Banque à jouir d’une présence importante au Canada, aux États-Unis, au Mexique, au Pérou, au Chili et en Colombie.

Il s’agit de démocraties saines et stables, avec des institutions solides, une économie ouverte et – surtout – des accords de libre-échange essentiels à leur croissance et à leur prospérité à long terme.

Soulignons qu’aux États-Unis, contrairement à de nombreux concurrents, nous évitons le marché saturé des services bancaires aux particuliers et aux entreprises.

Notre implantation dans les Amériques nous donne la possibilité de déployer des capitaux et de diversifier nos marchés tout en profitant d’un meilleur rendement des capitaux propres, ou RCP.

Ce rendement est beaucoup plus élevé dans les pays de l’Alliance du Pacifique et au Canada, pour le secteur bancaire, comparativement à ce qu’on voit aux États-Unis, en Asie et en Europe.

Ces chiffres montrent que nous avons bien choisi nos marchés.

Dans les pays de l’Alliance du Pacifique, la classe moyenne est en plein essor, et le niveau de vie connaît une progression rapide. Cette tendance entraîne une forte augmentation de la consommation, ce qui alimente la croissance économique.

Dans ces pays, la consommation est un facteur de croissance beaucoup plus important comparativement au Canada et aux autres grandes puissances économiques.

Et qui dit hausse de la consommation dit hausse de la demande pour les services bancaires.

Aujourd’hui, seulement la moitié des 225 millions d’habitants des pays de l’Alliance du Pacifique ont un compte bancaire, une situation qui présente un potentiel de croissance énorme.

La transformation qui s’opère dans la région est l’une des plus grandes réussites de l’histoire moderne, des dizaines de millions de personnes ayant été sorties de la pauvreté.

Ici, au Chili, le taux de pauvreté était, à la fin du régime militaire en 1990, de 40 %. Depuis, il a chuté à 8 %.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu d’obstacles en cours de route. Mais comme en discutera Nacho Deschamps demain, l’Alliance du Pacifique a prouvé qu’elle était fondamentalement résiliente.

Les événements ponctuels et les mauvaises nouvelles ne compromettent en rien la croissance et l’attrait à long terme de la région

Nous avons prouvé, au fil du temps, que nous savons tirer notre épingle du jeu lorsqu’il y a des perturbations à court terme de façon à générer de solides résultats à long terme.

La Banque a pris une envergure considérable dans chacun de ses marchés principaux et le chemin de la croissance est loin de s’arrêter ici.

Aujourd’hui, dans le secteur des services bancaires, l’envergure est essentielle pour bonifier la rentabilité, alimenter la croissance et générer des gains d’efficacité.

Une banque qui a de l’envergure peut investir de manière soutenue et diversifier adéquatement ses marchés, mais aussi croître.

Demain, Francisco Sardón, directeur national ici, au Chili, et Miguel Uccelli, directeur national au Pérou, démontreront par des exemples comment nous avons tiré profit de notre envergure pour améliorer les rendements.

Le Chili est l’exemple parfait d’un marché où nous avons pris de l’expansion et rehaussé notre RCP tout en nous diversifiant.

Il y a six ans, nous négligions certains segments de marché, et notre offre était incomplète. C’est pourquoi notre RCP stagnait bien en deçà de 10 %.

En 2015, nous avons acquis la division des cartes de crédit de Cencosud, l’un des plus grands détaillants en Amérique latine. Cette transaction nous a permis de faire une offre beaucoup plus concurrentielle lorsque, quelques années plus tard, BBVA Chili a été mise en vente.

Grâce à une gestion prudente et à une présence accrue, nous avons diminué notre ratio de productivité et triplé notre rendement des capitaux propres.

Voilà notre modèle, et il y a d’autres occasions de croître et d’engendrer de meilleurs rendements dans tous nos marchés principaux.

Le fait de nous concentrer sur les Amériques comporte d’autres avantages, d’une importance cruciale, comme un bénéfice de meilleure qualité et un risque d’exploitation et un risque de crédit plus faibles.

D’ailleurs, demain, Daniel Moore, notre chef de la gestion du risque, présentera en détail la culture du risque et le profil de risque de la Banque, ainsi que notre approche réussie combinant surveillance mondiale et exploitation des atouts locaux.

Tout bien considéré, notre décision de nous retirer de certains pays et champs d’activité n’était pas seulement nécessaire : c’était la bonne chose à faire.

Dans certains cas, nous manquions d’envergure, le marché était trop petit, ou l’environnement opérationnel n’était pas favorable.

Dans les endroits et les secteurs où nous avons retiré nos billes, le ratio moyen de pertes sur créances était considérablement plus élevé et en proie à une plus grande volatilité que le ratio à l’échelle de la Banque.

Prenons par exemple Porto Rico et El Salvador. En délaissant ces marchés, qui représentaient 0,3 % de nos actifs, nous avons réduit le montant brut des prêts douteux de 10 %.

Nous avons aussi amélioré notre profil de risque en quittant certains pays à haut risque, comme l’Égypte, Haïti, la Turquie et la Russie.

Et pendant ce temps, nous avons judicieusement redéployé neuf milliards de dollars sur nos marchés principaux.

Dans le secteur des services aux particuliers et aux entreprises, nous avons retiré des capitaux de marchés anémiques ou en baisse, dont les rendements étaient faibles, pour privilégier les marchés à forte croissance et à haut rendement ainsi que les activités de gestion de patrimoine, tout aussi avantageuses.

Nous avons confiance que ces désinvestissements et ces acquisitions sont porteurs d’un avenir prometteur pour la Banque.

En ce qui concerne l’amélioration de la composition des activités de la Banque, nous travaillons à faire croître Gestion de patrimoine mondiale, un secteur d’une importance capitale.

Comme Glen Gowland en discutera demain,  la valeur des actifs sous gestion a doublé depuis 2014. Nous avons maintenant l’envergure et les produits nécessaires pour développer plus avant les activités de Gestion de patrimoine dans les marchés de l’Alliance du Pacifique.

Notre décision récente de faire de Gestion de patrimoine un secteur d’activité indépendant est d’ailleurs un gage de sa grande envergure et de notre confiance dans notre capacité à accélérer sa croissance.

En fait, notre objectif est que Gestion de patrimoine génère dans un avenir proche environ 15 % du bénéfice total de la Banque.

Nous sommes ravis des résultats obtenus par nos trois grandes acquisitions : Jarislowsky Fraser, Gestion financière MD et BBVA Chili.

Ces entreprises ont répondu à nos attentes, générant un bénéfice et créant des synergies en matière de coûts et de revenus, tout en augmentant leur part de marché de manière rentable.

Plus tard aujourd’hui, Raj Viswanathan vous en dira plus sur notre objectif de composition des activités et sur les conséquences financières de nos désinvestissements et acquisitions.

Comme je l’ai mentionné au début de mon allocution, le deuxième élément qui guide nos efforts pour améliorer la Banque et simplifier ses activités, c’est notre engagement indéfectible envers la clientèle.

Grâce à de substantiels investissements technologiques, nous pouvons maintenant mieux gérer les données et mieux comprendre les attentes et les objectifs financiers des clients.

Notre réseau d’usines numériques est un bon exemple. On en compte actuellement cinq dans nos principaux marchés, dont une ici, à Santiago. Les équipes talentueuses qu’on y trouve, que ce soit ici ou à Toronto, Lima, Bogota ou Mexico, travaillent en étroite collaboration et mettent en commun leurs pratiques exemplaires et innovantes.

Elles développent des logiciels que les clients ont envie d’utiliser et créent pour eux une expérience adaptée à leur contexte. C’est d’ailleurs ce que vous verrez demain, dans le cadre des démonstrations technologiques.

Partout où nous exerçons nos activités, les services bancaires numériques et mobiles connaissent un essor rapide. Nous aspirons à devenir le leader numérique et à offrir une expérience client inégalée.

L’an dernier, au Canada, l’application bancaire de la Banque a figuré en tête du palmarès des applications mobiles de J.D. Power. Nous sommes fiers de cette reconnaissance.

Toutefois, pour qu’un investissement technologique soit réellement fructueux, il doit rapporter des bénéfices financiers.

Comme Shawn Rose et Michael Zerbs l’expliqueront demain, notre stratégie technologique vise avant tout des objectifs d’affaires.

Autrement dit, elle doit permettre de réduire les coûts unitaires, d’améliorer l’expérience client et d’accélérer le service.

C’est pourquoi une clientèle satisfaite et une baisse du ratio de productivité sont les meilleurs indicateurs d’un « bénéfice numérique ».

Vous verrez plusieurs exemples de ce type de bénéfices durant votre séjour ici, au Chili.

Le troisième élément qui guide nos efforts est le plus important : mettre sur pied une équipe gagnante.

Je crois qu’on mesure la qualité d’une stratégie à l’équipe qui la met en œuvre.

Ces dernières années, nous avons fait de grands efforts pour développer et perfectionner nos effectifs tout en attirant plusieurs leaders de l’industrie à la Banque.

À mon avis, notre équipe est plus forte que jamais.

En harmonie, dynamique et confiante, elle s’investit dans sa mission, qui est de générer des bénéfices de grande qualité, constants et prévisibles, pour nos actionnaires.

Au cours de votre séjour au Chili, nous vous présenterons de nombreux leaders de l’organisation, certains que vous connaissez bien, d’autres moins.

Ici, dans l’Alliance du Pacifique, nous disposons d’une solide équipe bien au fait des marchés.

Francisco Sardón dirige nos activités au Chili. Son équipe et lui ont fait un travail incroyable pour l’intégration de BBVA Chili et de la Banque Scotia. Nous sommes maintenant la troisième banque en importance au pays.

Miguel Uccelli a supervisé notre croissance au Pérou, et nous sommes maintenant un chef de file sur ce marché.

Adrián Otero, qui nous vient de BBVA, a géré d’importants travaux de modernisation de notre système bancaire de base au Mexique, et généré une croissance importante du côté des services liés aux marchés de capitaux.

Et enfin, il y a Jaime Upegui, qui dirige nos activités en Colombie, un pays de presque 50 millions de personnes qui présente un énorme potentiel de croissance à moyen et long terme.

Merci d’avoir pris le temps de venir ici, et de m’avoir accordé votre attention. J’aimerais conclure avec ce qui suit :

Lors de notre Journée des investisseurs des Opérations internationales à Mexico, il y a quatre ans, nous nous étions fixé plusieurs objectifs audacieux, que nous avons presque tous atteints ou largement dépassés.

Bien qu’il reste du travail à faire, nous sommes heureux des progrès que nous avons réalisés.

Nous avons grandement simplifié les activités de la Banque, éliminé les distractions et misé sur les Amériques.

Nous sommes maintenant en excellente position face à la concurrence dans chacun de nos principaux marchés, et nous avons devant nous de nombreuses occasions de croissance.

Pour y arriver, nous avons dû nous coordonner et faire preuve de discipline, et je suis très fier des leaders qui ont concrétisé nos grandes priorités.

Aujourd’hui et demain, notre équipe vous fera part de nos objectifs à moyen terme.

Nous sommes convaincus qu’à la Journée des investisseurs, dans quatre ans, nous présenterons encore une fois de grandes réussites.

Merci encore de votre présence. Nous vous souhaitons un agréable séjour au Chili.