L’initiative Femmes de la Banque Scotia

Regarder la vidéo 

Pour les femmes entrepreneures, les ressources humaines et les finances représentent deux aspects dont elles peuvent tirer parti et sur lesquels elles peuvent s’appuyer pour améliorer leur résilience durant la COVID-19. Mary Morassutti, fondatrice de H.U.B Inc., s’est jointe à Naomi Shaw et Sloane Muldoon, du comité consultatif de L’initiative Femmes de la Banque Scotia, pour discuter de l’importance du capital humain et du capital financier. Voici un extrait de la discussion.
 

L’une des façons d’être résilients en affaires est de faire preuve de débrouillardise et de savoir demander de l’aide. À quel genre de programmes ou de mesures d’aide les femmes entrepreneures peuvent-elles avoir accès et où peuvent-elles les trouver?

Les mesures d’aide ont été un important sujet de discussion pendant la COVID. Donc, outre les programmes gouvernementaux qui sont offerts, il existe un certain nombre de programmes à la Banque Scotia, tant pour les petites entreprises que pour les grandes entreprises, et aussi pour les particuliers. Si vous n’avez pas encore parlé à votre conseiller ou si vous n’avez pas encore eu une conversation ou une réunion virtuelle, c’est peut-être la prochaine chose à mettre à votre agenda. Avoir une bonne discussion au sujet de votre situation par rapport à votre entreprise et à vos finances personnelles serait le meilleur moyen d’obtenir de bons conseils sur les mesures d’aide auxquelles vous avez droit et sur celles qui pourraient vous intéresser.
 

Qu’avons-nous constaté à propos des femmes entrepreneures, qui nous ont dit souhaiter obtenir plus d’informations sur les mesures d’aide et savoir comment elles pourraient avoir accès à ces informations?

Sloane Muldoon, première vice-présidente de la région des Prairies du Réseau canadien de succursales, raconte que le 16 mars dernier, une cliente de la Banque Scotia l’a appelée pour lui dire qu’elle était très inquiète quant à sa capacité de gérer son entreprise. Sloane avoue qu’elle pouvait entendre l’émotion dans sa voix. La cliente a alors été mise en contact avec un conseiller capable de lui expliquer les différentes mesures offertes. En discutant avec une autre femme, la cliente a pu aborder avec moins d’émotions les décisions financières qu’elle essayait de prendre, pour adopter une démarche plus éclairée. Plus loin dans la vidéo, Sloane parle des moyens d’accroître ses revenus et d’accéder à des capitaux supplémentaires. Pendant la pandémie, les PME auront besoin de plus de capitaux, mais avant de passer à l’étape suivante, elles devront trouver comment les faire fructifier.

Selon une enquête menée récemment auprès d’un millier de petits entrepreneurs canadiens, on a constaté que les femmes entrepreneures sont moins enclines à demander du crédit que les hommes. On a également découvert que les femmes entrepreneures sont plus susceptibles d’être approuvées pour du crédit que les hommes… ce qui s’explique peut-être par le fait qu’une femme entrepreneure ne veut pas prendre de risques en s’endettant davantage et en demandant plus de financement. Une femme entrepreneure veut répondre à tous les critères; elle veut s’assurer que ses connaissances financières sont solides, que son sens des affaires est aiguisé et qu’elle a pensé à tous les aspects de son plan d’affaires pour veiller à être une bonne candidate, non seulement pour obtenir du financement, mais aussi pour avoir une plus grande confiance en ses capacités de remboursement. C’est donc primordial de reconnaître les connaissances financières que l’on doit encore acquérir, et ce que l’on doit améliorer. C’est là que réside la possibilité d’accroître la confiance qu’une femme entrepreneure a de pouvoir démarrer son entreprise, la développer et la faire croître, lorsque du financement est nécessaire.


Comment peut-on apprendre à bien calculer et établir un budget pour réussir?

  1. Tout le monde a besoin d’un plan, que ce soit avant, pendant ou après la pandémie. On s’assure ainsi d’avoir un plan en place au fur et à mesure que les conditions du marché changent et qu’on traverse des périodes de ralentissement économique. On doit se poser certaines questions. Si mon commerce ayant pignon sur rue devait fermer, comment pourrais-je générer des sources de revenus supplémentaires? Quelles sont les autres formes de commerce que je peux utiliser? Comment puis-je m’assurer que mes créances et les paiements qui me sont dus pourront être recouvrés en temps voulu? Et comment puis-je payer mes dettes rapidement?
  2. Réfléchissez à toutes les solutions numériques disponibles et envisagez le commerce électronique. Durant la pandémie, on voit les consommateurs acheter de plus en plus de biens et de services en ligne. Il semble donc important que les entrepreneures réfléchissent à la façon dont elles peuvent innover en commerce électronique, pendant cette période et après. Elles pourront en tirer des leçons et générer des sources de revenus supplémentaires auxquels elles n’avaient peut-être pas pensé avant la pandémie.

Trouvez différentes façons d’interagir avec les clients et les conseillers autour de vous – en ce moment, ce ne sera peut-être pas en personne, mais plutôt en ligne. L’important, c’est de se montrer flexibles.


À quoi ressemble la nouvelle réalité en matière d’accès à du capital?

Le meilleur moment pour obtenir du financement est évidemment celui où votre entreprise n’en a pas besoin. Et le meilleur moment pour vous constituer une réserve d’urgence, c’est lorsque votre entreprise est florissante. On a tiré de véritables enseignements de la pandémie, à savoir que c’est comme ça qu’on peut planifier les ralentissements auxquels on pourrait être confrontées. Assurez-vous d’avoir un plan d’affaires solide, d’analyser les projections de trésorerie et d’intégrer à votre plan des volets relatifs au numérique, à la technologie et à la résilience.


Du côté des ressources humaines, pourquoi les femmes entrepreneures craignent-elles de prendre des risques?

Naomi Shaw, première vice-présidente des Ressources humaines de la Banque Scotia, raconte qu’elle a observé des comportements similaires du côté des ressources humaines. Ce sont des comportements qu’elle a pu remarquer lorsque des femmes sont candidates à un emploi. Pour une promotion, par exemple, les femmes ont tendance à vouloir répondre à plus de critères qu’un candidat masculin. Les chances de réussite d’une femme qui se présente à un poste sont ainsi beaucoup plus élevées. Le plus intéressant dans tout ça, c’est que lorsque les femmes postulent pour un emploi, elles veulent – disons qu’il y a huit ou dix exigences pour le poste – répondre à au moins huit ou neuf d’entre elles, alors que les hommes peuvent répondre à deux ou trois et se sentir quand même à l’aise de postuler.

La pandémie a été un véritable test de leadership. Naomi se sent privilégiée parce que dans son rôle, non seulement elle est une leader, mais elle côtoie des dirigeants qui ont très bien géré la situation (et d’autres, parfois moins bien). Elle a en effet vu des chefs d’entreprise qui ont continué à générer des ventes et à croître dans cet environnement.


Voici quelques idées pour diriger son équipe à distance :

 

  1. L’important, qu’il s’agisse des employés ou des clients, c’est qu’ils sachent que vous êtes là pour eux, que vous êtes disponible. Qu’ils sachent que vous êtes là pour les soutenir et les aider quand ils ont besoin de vous.
  2. Communiquez, communiquez, communiquez!
  3. Soyez aussi transparente que possible.
  4. Faites régulièrement des mises au point, qu’elles soient quotidiennes ou hebdomadaires, pour vous assurer que tout le monde reçoit l’information. Si vous communiquez avec eux régulièrement, les gens sauront qu’ils peuvent compter sur ces mises au point, et ils sauront quand sera la prochaine fois qu’ils auront de vos nouvelles.
  5. Prenez régulièrement des nouvelles de vos employés et de vos clients.
  6. Automatisez les processus. Réfléchissez à la façon dont vous faites des affaires pour surmonter les bouleversements causés par la distanciation sociale. Tirez parti des forces de tous les membres de l’équipe, encouragez-les et témoignez-leur de la reconnaissance.
  7. Demandez de la rétroaction et donnez-en souvent vous aussi.


On doit accepter et reconnaître que l’environnement est très différent, qu’il est très difficile de prévoir ce qui va se passer et d’en connaître l’issue. Alors, ne soyez pas trop dure envers vous-même. Soyez capable de passer au travers des hauts et des bas. Heureusement, à la Banque Scotia, il y a des outils et un soutien supplémentaires offerts aux employés, pour les aider en ce qui concerne leur santé mentale et les guider vers les ressources à leur disposition. Il y a eu des gains et des enseignements qu’on ne doit vraiment pas perdre de vue quand on sortira de cette pandémie. Nous en sortirons tous gagnants!


Visionner toute la conversation.