Canada

Femmes + Opportunité = succès

5 décembre 2018

Gillian Riley, la force derrière L’initiative femmes de Banque Scotia, explique comment elle envisage de faire avancer les femmes entrepreneures.

Gillian Riley

Gillian Riley se souvient toujours de la première femme entrepreneure qu’elle a aidé à obtenir le capital dont elle a besoin pour poursuivre ses rêves.

 

“Je m’en souviens toujours; l'un de mes premiers prêts a été accordé à une femme qui démarrait une entreprise dans la création et la fabrication de hors-d’œuvre congelés», a dit Riley, Présidente et chef de la direction, Tangerine. "Son père lui avait donné le capital pour le démarrage et j’avais pensé " Waouh, cette femme va réussir! " Et elle a réussi. Elle a fait un travail remarquable pour bâtir son entreprise. Elle était évidemment très motivée.

 

Riley et ses équipes aident plusieurs hommes et femmes à démarrer leurs entreprises depuis 25 ans. La majorité de ces entrepreneurs sont des hommes.

 

Lancée récemment, Riley mène la campagne L’initiative femmes de la Banque Scotia, un ensemble du financement, du mentorat et de l’apprentissage, destinée aux femmes chefs d’entreprise afin de rééquilibrer les taux hommes-femmes dans l'entrepreneuriat.

 

Selon Riley, la formation est un élément crucial. La Banque Scotia a pour l’objectif d’investir dans la formation des femmes entrepreneures pour les rendre opérationnelles plus rapidement et leur fournir l'éducation voulue pour qu’elles puissent demander ce dont elles ont besoin en toute confiance - la capitale, l’élément clé des entreprises en croissance.

 

L’entrepreneuriat a toujours été considéré comme un domaine masculin. Selon un rapport récent de Statistique Canada, seulement 15,7% des petites et moyennes entreprises appartiennent à des femmes et 64,6% à des hommes. (Les autres avaient des copropriétaires masculins et féminins.)

 

Par ailleurs, sur le plan du rendement, les entreprises appartenant à des femmes affichaient un retard par rapport à celles appartenant à des hommes, notamment sur le plan des ventes, des bénéfices et de l’emploi.1 Par contre, ceci est en train de changer. Selon de nombreuses études, les entreprises détenues par des femmes se portent mieux financièrement que celles détenues par des hommes. En outre, les entreprises comptant plus de femmes dans leurs conseils d'administration affichent de meilleurs résultats à longue terme.2

 

Selon un rapport publié par Groupe de travail canadien pour la croissance des entreprises appartenant à des femmes en 2011, les entreprises appartenant à des femmes contribuent annuellement pour plus de 117 milliards de dollars à l’activité économique du Canada et emploient plus de 1,5 million de Canadiens. Cependant, il y a une divergence entre le nombre de femmes chefs d’entreprise par rapport au nombre total de leurs homologues canadiens. Cette constatation est le moteur de L’Initiative femmes de la Banque Scotia
– ce que vous ne savez pas peut nuire à votre entreprise et à votre capacité de la développer.3


Riley a découvert cela lorsqu'elle a participé à un panel de discussion avec d'autres femmes entrepreneures l'automne dernier.

 

«J'étais la seule personne d'affaires dans la chambre et la contrainte majeur dont ces femmes parlaient c’était la difficulté d'accéder au financement bancaire » dit Riley. «C’est tout ce dont elles ont parlé, et non pas d’une manière positive. Moi, une banquière, j’étais là et elles craignaient de demander de l’argent». Riley a également constaté le manque de connaissances pour établir un plan d’affaire. «En réalité, c’était un groupe de discussion sur le commerce, le développement de votre commerce et l’importance du commerce pour développer votre entreprise. »

 

Ce fut un moment révélateur pour Riley. Elle voit qu’il y a beaucoup de femmes qui veulent créer des entreprises et apprendre comment devenir des gérantes. Par contre, elles sont souvent trop timides pour demander de l'aide ; que ce soit pour rédiger un plan d'affaire ou pour acquérir des connaissances nécessaires pour faire affaire avec des clients à l’extérieur du Canada.

 

Elle s’est rendu compte de l’importance de combler cet écart de connaissances. Ce serait enfaite une opportunité pour la Banque non seulement pour mettre son capital à profit, mais aussi pour aider les femmes à demander de l'argent et à acquérir la confiance nécessaire pour élaborer un plan et le défendre lorsqu'elles en parlent à la banque.

 

 « Cela m'a fait penser: ‘Waouh, nous pourrions faire beaucoup plus que de donner de l'argent.’ Ce que nous devons faire, c’est de fournir les moyens afin d’aider les femmes pour qu’elles aient davantage la confiance en elles-mêmes pour accomplir leurs objectifs.»

 

L’initiative Femmes de la Banque Scotia est un programme qui combine le financement, le mentorat et l’apprentissage pour ses participantes. Sa différence des autres programmes similaires, ce sont les éléments de l’éducation et du mentorat dit Riley.

 

Selon la Banque Scotia, l'avantage stratégique de son programme est le système à quatre piliers permettant aux entrepreneurs la flexibilité et l’autonomie maximale, toutefois mettant à leur disposition l’aide experte qualifiée lorsqu'ils en ont besoin.

 

  • Le premier pilier vise à fournir aux femmes l’accès au capital ; la clé d’une entreprise en croissance. 
  • Le deuxième est la création d’un conseil consultatif  composé des membres d’équipe experts de la banque. Ils serviront de mentor à la cohorte pendant une heure chaque mois mettant l’accent sur des sujets d’actualités et des défis d’affaires complexes. Ils vont également surveiller programme. 
  • Le troisième pilier est celui qui enthousiasme particulièrement Riley - les ateliers Un-MentorshipMC. «Nous organisons des tables rondes dans tout le pays avec des personnes disposées à fournir des conseils et des renseignements.» Les femmes auront la possibilité de faire des rencontres,  travailler avec des experts réussis dans leurs domaines, atteindre leurs objectifs et naviguer dans la croissance de leurs entreprises.

 

La question «Comment puis-je joindre les clients qui passent devant mon magasin?» C’est la question que plusieurs entrepreneurs se posent très souvent. C’est une question que les banques commerciales se posent aussi, à propos des femmes entrepreneures. Par expérience, Riley sait qu’il y a pleines de femmes avec beaucoup d’enthousiasme et de détermination; elles ont juste besoin d'un peu d'aide.

 

Avec le soutien d’une équipe d’experts, Riley s'attend à ce que le pourcentage d’entreprises appartenant à des femmes augmente et qu’elle voit de plus en plus des femmes entrepreneures demander le financement, comme le succès de la femme dans l’histoire d’hors-d’œuvre.

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1Statistique Canada, Centre des projets spéciaux sur les entreprises Julio M. Rosa and Daouda Sylla Novembre 2016.

 

2 Catalyst Workplaces that work for Women: The Bottom Line: Corporate Performance and Women's Representation on Boards, 2007.

 

3Stratégies visant à appuyer le développement des entreprises appartenant à des femmes. Rapport publié par Stratégies d’action pour appuyer les femmes entrepreneures canadiennes. Août 2017

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