Natalie Spooner, une médaillée d’or olympique qui inspire la prochaine génération de joueuses de hockey 

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La joueuse étoile de la Ligue canadienne de hockey féminin, Natalie Spooner, arrive à Iqaluit durant la tournée de Project North (photo : MIV PHOTOGRAPHY). 

Dans sa jeunesse, Natalie Spooner n’avait pas de grands rêves en ce qui concerne le hockey. Mais aujourd’hui, médaillée d’or olympique et joueuse étoile de la Ligue canadienne de hockey féminin, elle est une source d’inspiration pour la prochaine génération de joueuses de hockey, grâce à des initiatives comme Project North et la Fête du hockey féminin de la Banque Scotia.

Par Shelley White

Cet article a d’abord été publié dans womenofinfluence.com

Dans le village de Gjoa Haven, au Nunavut, à quelque 3000 kilomètres au nord de chez elle, la médaillée d’or olympique Natalie Spooner a eu l’occasion de rencontrer deux jeunes filles qui lui ont fait revivre des souvenirs de jeunesse, où toute sa vie était centrée sur le hockey.

En collaboration avec la Banque Scotia, la Fondation Bon départ de Canadian Tire, la Ligue nationale de hockey (LNH), First Air et Project North, un organisme à but non lucratif, Mme Spooner a vécu une expérience inoubliable dans les villages nordiques du Canada où elle apportait de l’équipement de hockey et a pu servir de modèle pour les jeunes.

« L’enseignant des jeunes filles a pris la parole et expliqué comme elles sont passionnées de hockey. J’ai pris des photos avec elles et j’ai pu leur parler. J’ai constaté qu’elles étaient vraiment enchantées de notre présence et du fait que nous leur apportions de l’équipement de hockey » explique Mme Spooner, à titre de représentante de la Ligue canadienne de hockey féminin et des champions de la Coupe Clarkson 2014, les Furies de Toronto.
Elles me faisaient penser à moi, durant ma jeunesse… Moi aussi j’adorais le hockey, c’était ma passion, alors je peux vraiment comprendre ce que ces jeunes ressentent. »

C’est un des nombreux beaux moments qu’ont vécus Mme Spooner et ses compagnons de Project North durant leur tournée de six villages du Nunavut en avril. Non seulement ont-ils remis 150 sacs d’équipement de hockey neuf, mais dans le cadre de l’initiative Rumie, un programme à but non lucratif pour accroître l’accès gratuit à la technologie à des fins éducatives dans des communautés mal servies, ils ont fait don de 150 tablettes sur lesquelles du contenu éducatif avait été téléchargé en l’honneur du 150e anniversaire du Canada. La population des villages visités avait aussi l’occasion de voir et de toucher le symbole suprême de notre sport national, la Coupe StanleyMC, et de rencontrer un champion de la Coupe StanleyMC, Lanny McDonald.

Au cours de cette tournée, Mme Spooner raconte qu’il était évident que le hockey est aussi populaire dans le Nord du Canada que dans les villes plus au sud.

« J’ai pu rencontrer les gens et les enfants qui vivent ici et même s’ils n’ont pas les mêmes ressources que nous, ils adorent le hockey. Ils ont réellement la passion du jeu », souligne Mme Spooner.

Elle a grandi à Scarborough, en Ontario, et toute sa vie était centrée sur le sport. Elle raconte que de jouer au soccer, au hockey et au hockey sur gazon lui a apporté beaucoup de choses, physiquement, mentalement et émotivement. Faire partie d’une équipe l’a aidée à développer sa persévérance et son sens des responsabilités, et le hockey était particulièrement une grande source de joie.

« J’étais un peu timide quand j’étais jeune, et les sports m’ont aidée à acquérir de l’assurance pour foncer et jouer. Et j’avais le sentiment du devoir accompli, sachant que j’avais aidé mon équipe, explique-t-elle. Et encore à ce jour, chaque fois que je saute sur la glace, je me sens à ma place. »

Mme Spooner a commencé à participer à des sports organisés dès l’âge de quatre ans : elle a joué dans une équipe de garçons pendant un an avant de joindre l’équipe de filles Durham West Lightning où elle a joué pendant 12 saisons. Jouer au hockey représentait un défi pour une fille, dit-elle, car nous savions que nous ne pouvions pas avoir les mêmes aspirations que les garçons, puisqu’une carrière dans la ligue nationale n’était tout simplement pas envisageable.

« J’ai eu beaucoup de chance car j’ai joué dans une équipe de filles dans ma jeunesse, alors j’étais entourée de jeunes filles qui avaient les mêmes objectifs que moi, raconte Mme Spooner. Mais j’avais aussi trois frères et je voulais faire comme eux, mais j’ai compris que je ne pourrais pas suivre leurs traces. »

Le sommet de sa carrière? Sa médaille d’or aux Jeux olympiques de Sotchi, en Russie. Et il est gratifiant pour elle de voir que les jeunes filles peuvent aujourd’hui aspirer à jouer dans la Ligue nationale de hockey féminin. Elle est fière de penser qu’elle peut constituer un exemple et nourrir le rêve des jeunes femmes.

Mme Spooner a récemment participé à la Fête du hockey féminin de la Banque Scotia, une activité gratuite avec les Maple Leafs de Toronto visant à créer une expérience positive du hockey pour les jeunes filles de la région de Toronto. Les jeunes amateures de hockey avaient l’occasion de rencontrer Mme Spooner, d’apprendre de nouvelles techniques et de repartir chez elles avec un chandail de hockey.

Mme Spooner a récemment participé à la Fête du hockey féminin de la Banque Scotia, une activité gratuite avec les Maple Leafs de Toronto visant à créer une expérience positive du hockey pour les jeunes filles de la région de Toronto. Les jeunes amateures de hockey avaient l’occasion de rencontrer Mme Spooner, d’apprendre de nouvelles techniques et de repartir chez elles avec un chandail de hockey.

« De voir toutes ces jeunes filles venir apprendre de nouvelles techniques, c’était génial. Elles sont vraiment motivées et elles veulent vraiment apprendre, souligne Mme Spooner. C’est inspirant pour moi aussi, de voir que je fais la différence dans leur vie. Elles représentent l’avenir du hockey féminin. »

Malgré les belles avancées des dernières années, il peut être encore difficile pour les femmes de choisir entre vivre leur passion ou exercer une profession plus lucrative, explique Mme Spooner.

« À ma sortie de l’université, j’ai dû prendre l’une des décisions les plus difficiles de ma vie. Continuer de jouer au hockey ou aller étudier en médecine? Je n’étais même pas certaine de faire partie de l’équipe olympique, se souvient-elle. Mais je pense que les choses s’améliorent, et ça va continuer de s’améliorer si les jeunes filles continuent de jouer au hockey et que nous continuons d’exercer de la pression pour recevoir ce que nous méritons. »

Mme Spooner, comme ses coéquipières de la Ligue canadienne de hockey féminin, espère que le sport prendra de l’expansion au point où les femmes pourront gagner leur vie en jouant au hockey à temps plein. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles elles participent toutes volontiers aux activités de bienfaisance et de promotion qui aideront leur sport à se faire connaître du grand public.

« Nous aimons le hockey, c’est une passion pour nous, souligne Mme Spooner. Nous savons qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire, mais nous espérons que lorsque ces petites filles auront grandi, elles pourront gagner leur vie en jouant au hockey. Si nous faisons notre part aujourd’hui, ça arrivera un jour ou l’autre. »

LNH, l’emblème LNH, la marque sous forme de mots « Coupe Stanley » sont des marques de commerce de la Ligue nationale de hockey, et le dessin de la Coupe Stanley est une marque de commerce déposée.