• Il est improbable que le variant Delta de la COVID-19 ait pour effet de rétablir les restrictions généralisées dans la mobilité.
  • Les statistiques économiques continuent de plaider en faveur des bonnes nouvelles attendues mondialement; c’est pourquoi nous révisons nos prévisions à la hausse.
  • Si, dans les marchés émergents, certaines banques centrales ont commencé à hausser les taux d’intérêt, dans les économies développées, les décideurs sont loin d’être prêts à le faire. La Banque du Canada devrait être la première à bouger, mais seulement en juillet 2022.

Le variant Delta nous rappelle brutalement que nous ne sommes pas encore au bout de nos peines dans la crise sanitaire. Les marchés financiers sont effarouchés par les répercussions économiques et financières potentielles de la recrudescence des cas constatée mondialement, ce qui suscite des mouvements de dérisquage, ce qui s’est répercuté sur les monnaies, le crédit et les marchés de change depuis la dernière mise à jour apportée à nos prévisions. Or, nous considérons que le variant Delta est beaucoup moins inquiétant, du point de vue économique, que les précédentes vagues; en fait, c’est la raison pour laquelle nous rehaussons en juillet nos prévisions sur la croissance mondiale. Nous nous attendons désormais à ce que l’économie mondiale gagne 6,3 % cette année, plutôt que les 6,2 % que nous avions prédits auparavant, en enchaînant avec 4,5 % l’an prochain, ce qui n’a pas bougé par rapport à nos précédentes prévisions.

Jusqu’à maintenant, les résultats du variant Delta font clairement ressortir les bienfaits des ambitieuses campagnes de vaccination. Même si le virus semble décimer les populations non vaccinées dans différents pays, les conséquences médicales des vaccinés infectés du virus sont considérablement atténuées, de sorte que les taux d’hospitalisation n’augmentent que très graduellement parmi ces personnes. En outre, par rapport aux deux dernières vagues, le taux mondial de mortalité reste faible et stable dans bien des pays. En raison de ces résultats, nous considérons que les probabilités d’un retour à des mesures de confinement rigoureuses sont très lointaines. Aux États-Unis par exemple, les taux d’infection augmentent à très vive allure dans les États qui ont généralement hésité à restreindre les déplacements et l’activité économique. Dans d’autres pays comme le Canada, les taux très élevés de vaccination nous prémunissent probablement contre le rétablissement de restrictions généralisées dans la mobilité. Et dans les nombreux autres pays dans lesquels les taux de vaccination accusent du retard par rapport à ceux du Canada et d’autres pays très vaccinés, les statistiques économiques restent vigoureuses, et ces pays sont mieux en mesure d’affronter les restrictions imposées dans la mobilité qu’auparavant dans la pandémie.

Nos prévisions du mois représentent donc essentiellement des mises au point de nos pronostics antérieurs, en tenant largement compte des nouvelles statistiques économiques publiées, qui plaident généralement, mais non uniformément, pour les bonnes nouvelles attendues. Au Canada, par exemple, nous maintenons nos prévisions à 6,1 % en 2021, en les relevant légèrement à 4,1 % en 2022, ce qui capte une croissance un peu moins vigoureuse à la fin du T3 et au début du T4, puisque nous tenons compte de la très faible incidence du variant Delta à l’automne, ce qui est toutefois effacé par la croissance plus vigoureuse avant et après cette incidence. Même la conjoncture des marchés du crédit est généralement favorable : la baisse des taux d’intérêt à plus long terme constatée dans de nombreux pays représente un assouplissement des conditions de financement, ce qui augmentera probablement un peu la croissance même si certains considèrent que les facteurs de cette évolution font état des craintes à propos des perspectives. Hors des États-Unis, l’appréciation du dérisquage du dollar américain porte les monnaies en deçà de leurs valeurs fondamentales, ce qui rehausse l’élan de la croissance induit par la baisse des taux d’intérêt.

Dans les pays de l’Alliance du Pacifique, les répercussions du virus et les actualités politiques et sociales sont essentiellement masquées par la vigueur de l’économie intérieure, qui profite du déconfinement, des cours des produits de base nettement supérieurs aux prévisions et de la vigueur de la reprise mondiale liée. Dans certains pays comme le Chili et le Mexique, le rebond et les conséquences inflationnistes de la hausse des cours des produits de base et l’évolution des taux de change ont amené les banques centrales à durcir leur politique longtemps avant d’autres pays.

Nous restons essentiellement du même avis sur les taux aux États-Unis et au Canada. Nous continuons de nous attendre à ce que la Réserve fédérale hausse son taux directeur au premier semestre de 2023 et nous sommes rassurés de constater que la Fed a fait basculer dans ce sens son discours en pointillé depuis que nous avons publié nos dernières prévisions. Au Canada, nous nous attendons toujours à ce que le gouverneur Tiff Macklem hausse les taux d’intérêt en juillet 2022, et sa récente décision de déboucler les rachats d’actifs augmente la confiance à ce point de vue. Dans les deux pays, comme dans tant d’autres pays, la principale difficulté pour les décideurs, au-delà des répercussions immédiates de la COVID-19, est toujours l’incertitude qui pèse sur le parcours projeté de l’inflation. Même si l’inflation reste nettement supérieure à la cible au Canada et aux États-Unis — en raison à la fois des effets de base et du nombre considérable de problèmes de la chaîne logistique —, il paraît toujours plus probable que le regain actuel de l’inflation s’explique par des facteurs temporaires, plutôt que par des facteurs plus chroniques. Les récentes baisses des cours des principaux produits de base sont un point statistique important dans cette évaluation; or, il ne fait aucun doute que l’incertitude qui plane sur les perspectives inflationnistes est statistiquement élevée.

 



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