• En janvier, les ventes mondiales d’automobiles ont légèrement progressé par rapport au même mois l’an dernier (1,4 % sur un an, en chiffres non désaisonnalisés*); elles se sont toutefois ralenties depuis décembre (-8 % sur un mois, en données désaisonnalisées).

  • Les chiffres de synthèse marquent une énorme hétérogénéité dans l’ensemble des régions et des pays. Certains marchés sont en bonne voie dans leur reprise (Chine et États-Unis), tandis que sur d’autres marchés, les ventes se sont considérablement repliées pendant la deuxième et la troisième vagues de COVID (surtout en Europe). On s’attend toujours à des rebonds dans ce dernier cas, d’autant plus que l’on a commencé à lever les restrictions en Europe; or, ces rebonds mettent en lumière la forte volatilité mensuelle à laquelle on peut s’attendre pour une grande partie de l’année à venir, jusqu’à ce que les progrès accomplis dans la vaccination mondiale soient significatifs.

  • Les effets de base d’il y a un an créeront aussi de plus en plus de distorsion dans les chiffres de synthèse. Il faut se rappeler que les ventes d’automobiles en Chine ont plongé de -20 % sur un an en janvier 2020 lorsque la COVID-19 a tout de suite frappé cette partie du monde. En janvier 2021, les achats de véhicules en Chine ont inscrit un bond de 27 % sur un an; or — pour replacer ce bond en perspective —, le taux de vente a été de l’ordre de 5 % de plus que les ventes prépandémiques en 2019. Il s’agit d’un rythme vigoureux de croissance des ventes, même si les achats ont fléchi de 3 % sur un mois (en données désaisonnalisées) en janvier 2021.

  • Les achats d’automobiles aux États-Unis ont également étayé la reprise des ventes mondiales en janvier. Dans ce pays, les ventes ont légèrement augmenté de 2,5 % sur un an (-4 % sur un mois) en janvier, probablement grâce à la deuxième série de chèques d’aide distribués vers la fin du mois lorsque les restrictions ont été levées. L’activité des ventes devrait continuer de se fortifier, grâce à la reprise économique plus vigoureuse que prévu, qui sera probablement étayée par encore d’autres mesures de relance cette année.

  • En janvier, les ventes d’automobiles au Canada se sont modérées, puisque la rigueur des confinements a restreint l’activité dans les provinces les plus importantes. Les ventes nationales ont perdu -6 % sur un mois (-12 % sur un an); toutefois, elles ont été portées presque exclusivement par l’Ontario et le Québec, provinces dans lesquelles les achats d’automobiles ont baissé de -20 % sur un an et de -39 % sur un an respectivement, selon DesRosiers Automotive Consultants. Par ailleurs, sur les deux littoraux du pays, les ventes se sont inscrites en territoire positif. Malgré la léthargie des ventes de janvier, le rythme des ventes annualisées de ce mois est quand même de l’ordre de 200 % de plus que ce qu’il était au pic des confinements de la première vague, ce qui laisse entendre qu’il s’est en quelque sorte adapté aux restrictions pandémiques. Comme nous l’expliquons sur le site accessible grâce à ce lien, nous nous attendons à certains effets du rebond à terme et à un renforcement tendanciel de l’activité des ventes à terme (malgré sa volatilité).

  • En Europe, les grands marchés ont subi des baisses plus fortes des ventes d’automobiles lorsqu’on a imposé des confinements rigoureux pour freiner les nouvelles éclosions de la COVID-19. Des baisses importantes ont été comptabilisées en Espagne (-54 % sur un mois; -51 % sur un an), en Allemagne (-46 % sur un mois; -31 % sur un an) et au Royaume-Uni (-33 % sur un mois; -40 % sur un an); dans l’ensemble de l’Europe de l’Ouest, les ventes se sont repliées de -35 % sur un mois lorsque les variants plus contagieux du virus se sont propagés. Sur un an, les ventes de la région ont reculé de -26 % en janvier. Bien qu’il soit toujours difficile d’entrevoir des signes positifs dans les statistiques sur les ventes de janvier, le rythme des ventes du mois est resté de l’ordre de 40 % de plus que le pic des confinements de la première vague, ce qui laisse entendre qu’il y a une certaine résilience et que l’on s’adapte à la pandémie chronique.

  • L’Amérique latine n’a pas été à l’abri des confinements de janvier, puisque les ventes d’automobiles se sont repliées dans la plupart des pays. Les ventes régionales ont perdu -6 % sur un mois (-12 % sur un an), menées par le Brésil, dont les ventes ont cédé -10 % sur un mois (-12 % sur un an), quand un variant plus contagieux de la COVID-19 s’est propagé. Le Chili et la Colombie ont eux aussi accusé des baisses, en flanchant respectivement de -14 % sur un mois (-22 % sur un an) et de -6 % sur un mois (-22 % sur un an).

  • Les pénuries de semi-conducteurs continuent de paralyser la reprise de l’offre dans le secteur de l’automobile. À la fin de 2020, l’offre n’avait toujours pas regagné le point du plein équilibre avec la demande, dans la foulée de l’arrêt complet de la production au deuxième trimestre par rapport à un rebond plus vigoureux qu’escompté de la demande. Au début de janvier, une pénurie critique de semi-conducteurs s’est fait jour quand la hausse de la demande exprimée pour l’électronique (comme les téléphones, les tablettes et les ordinateurs portables) est venue distraire, du secteur de l’automobile, une offre déjà comprimée. En Amérique du Nord, la production automobile a baissé de -14 % sur un an en janvier, selon Wards Automotive, qui a révisé à la baisse, de plus de 300 000 exemplaires (à 3,7 millions d’exemplaires) ses prévisions de production pour le premier trimestre. Dans le Sud des États-Unis, la météo a aussi aggravé temporairement la pénurie en raison de la fermeture des usines. Cette pénurie devrait se répercuter sur le deuxième trimestre, en raison des fortes contraintes de capacité dans la fabrication des semi-conducteurs, même si le président Joe Biden s’est engagé à se pencher sur la question.

  • Par ailleurs, nous avons publié le mois dernier une analyse plus fouillée (accessible sur ce lien) des tendances à moyen terme dans l’évolution des perspectives des ventes mondiales d’automobiles. Ces premières observations continuent de se vérifier, et on pourrait faire valoir qu’elles sont encore plus convaincantes pour une reprise économique potentiellement plus vigoureuse, portée en particulier par les bonnes nouvelles aux États-Unis. D’autres mesures de relance pourraient favoriser la hausse des achats discrétionnaires comme les automobiles; or, elles pourraient aussi avoir pour effet de durcir, dans une certaine mesure, les taux d’intérêt du marché plus tôt que prévu, ce dont font état les récentes révisions apportées par les Études économiques de la Banque Scotia à leurs prévisions de taux pour les États-Unis et le Canada.

*Tous les chiffres publiés ne sont pas désaisonnalisés, sauf indication contraire (auquel cas, ils sont désaisonnalisés).

 

AVIS

Le présent rapport a été préparé par Études économiques Scotia à l’intention des clients de la Banque Scotia. Les opinions, estimations et prévisions qui y sont reproduites sont les nôtres en date des présentes et peuvent être modifiées sans préavis. Les renseignements et opinions que renferme ce rapport sont compilés ou établis à partir de sources jugées fiables; toutefois, nous ne déclarons ni ne garantissons pas, explicitement ou implicitement, qu’ils sont exacts ou complets. La Banque Scotia ainsi que ses dirigeants, administrateurs, partenaires, employés ou sociétés affiliées n’assument aucune responsabilité, de quelque nature que ce soit, en cas de perte directe ou consécutive découlant de la consultation de ce rapport ou de son contenu.

Ces rapports vous sont adressés à titre d’information exclusivement. Le présent rapport ne constitue pas et ne se veut pas une offre de vente ni une invitation à offrir d’acheter des instruments financiers; il ne doit pas non plus être réputé constituer une opinion quant à savoir si vous devriez effectuer un swap ou participer à une stratégie de négociation comportant un swap ou toute autre transaction. L’information reproduite dans ce rapport n’est pas destinée à constituer et ne constitue pas une recommandation de swap ou de stratégie de négociation comportant un swap au sens du Règlement 23.434 de la Commodity Futures Trading Commission des États-Unis et de l’Appendice A de ce règlement. Ce document n’est pas destiné à être adapté à vos besoins individuels ou à votre profil personnel et ne doit pas être considéré comme un « appel à agir » ou une suggestion vous incitant à conclure un swap ou une stratégie de négociation comportant un swap ou toute autre transaction. La Banque Scotia peut participer à des transactions selon des modalités qui ne concordent pas avec les avis exprimés dans ce rapport et peut détenir ou être en train de prendre ou de céder des positions visées dans ce rapport.

La Banque Scotia et ses sociétés affiliées ainsi que tous leurs dirigeants, administrateurs et employés peuvent périodiquement prendre des positions sur des monnaies, intervenir à titre de chefs de file, de cochefs de file ou de preneurs fermes d’un appel public à l’épargne ou agir à titre de mandants ou de placeurs pour des valeurs mobilières ou des produits dérivés, négocier ces valeurs et produits dérivés, en faire l’acquisition, ou agir à titre de teneurs de marché ou de conseillers, de courtiers, de banques d’affaires et/ou de maisons de courtage pour ces valeurs et produits dérivés. La Banque Scotia peut toucher une rémunération dans le cadre de ces interventions. Tous les produits et services de la Banque Scotia sont soumis aux conditions des ententes applicables et des règlements locaux. Les dirigeants, administrateurs et employés de la Banque Scotia et de ses sociétés affiliées peuvent siéger au conseil d’administration de sociétés.

Il se peut que les valeurs mobilières visées dans ce rapport ne conviennent pas à tous les investisseurs. La Banque Scotia recommande aux investisseurs d’évaluer indépendamment les émetteurs et les valeurs mobilières visés dans ce rapport et de faire appel à tous les conseillers qu’ils jugent nécessaire de consulter avant de faire des placements.

Le présent rapport et l’ensemble des renseignements, des opinions et des conclusions qu’il renferme sont protégés par des droits d’auteur. Il est interdit de les reproduire sans que la Banque Scotia donne d’abord expressément son accord par écrit.

MD Marque déposée de La Banque de Nouvelle-Écosse.

La Banque Scotia, de pair avec l’appellation « Services bancaires et marchés mondiaux », est une dénomination commerciale désignant les activités mondiales exercées dans le secteur des services bancaires aux sociétés, des services bancaires de placement et des marchés financiers par La Banque de Nouvelle-Écosse et certaines de ses sociétés affiliées dans les pays où elles sont présentes, dont

Scotiabank Europe plc; Scotiabank (Ireland) Designated Activity Company; Scotiabank Inverlat S.A., Institución de Banca Múltiple, Grupo Financiero Scotiabank Inverlat, Scotia Inverlat Casa de Bolsa, S.A. de C.V., Grupo Financiero Scotiabank Inverlat, Scotia Inverlat Derivados S.A. de C.V., lesquelles sont toutes des membres du groupe de la Banque Scotia et des usagers autorisés de la marque Banque Scotia. La Banque de Nouvelle-Écosse est constituée au Canada sous le régime de la responsabilité limitée et ses activités sont autorisées et réglementées par le Bureau du surintendant des institutions financières du Canada. Au Royaume-Uni, les activités de La Banque de Nouvelle-Écosse sont autorisées par la Prudential Regulation Authority et assujetties à la réglementation de la Financial Conduct Authority et à la réglementation limitée de la Prudential Regulation Authority. Nous pouvons fournir sur demande les détails du périmètre de l’application, à La Banque de Nouvelle-Écosse, de la réglementation de la Prudential Regulation Authority du Royaume-Uni. Les activités de Scotiabank Europe plc sont autorisées par la Prudential Regulation Authority et réglementées par la Financial Conduct Authority et la Prudential Regulation Authority du Royaume-Uni.

Les activités de Scotiabank Inverlat, S.A., de Scotia Inverlat Casa de Bolsa, S.A. de C.V., de Grupo Financiero Scotiabank Inverlat et de Scotia Derivados, S.A. de C.V. sont toutes autorisées et réglementées par les autorités financières du Mexique.

Les produits et les services ne sont pas tous offerts dans toutes les administrations. Les services décrits sont offerts dans les administrations dont les lois le permettent.