• En novembre 2021, les ventes mondiales d’automobiles ont inscrit un autre gain de +2,8 % sur un mois (en données désaisonnalisées). Elles ont enchaîné un deuxième gain consécutif après avoir accusé chaque mois des baisses pendant près de six mois. Le déficit sur un an s’est réduit à 11,5 %; or, de plus en plus, les effets de base feront baisser le choc perçu de la pénurie de semi-conducteurs qui s’est fait jour il y a presque un an.
  • Les ventes mondiales d’automobiles accusent une forte baisse de 67 millions d’exemplaires en données annualisées et désaisonnalisées (depuis le début de l’année) — ce qui est nettement inférieur au niveau d’étiage des ventes de 75 millions d’exemplaires en 2019 — puisqu’aucune région n’a été épargnée par les chocs des pénuries de stocks, qui ont par ailleurs contingenté ce qui aurait pourtant été une année vigoureuse dans les ventes mondiales d’automobiles (graphique 1).
  • La conjoncture régionale a été contrastée : les ventes ont essentiellement été en berne (de plus ou moins un point de pourcentage) dans la plupart des marchés majeurs comme les États-Unis (‑0,7 % sur un mois), l’Allemagne (+0.8 % sur un mois) et la Chine (+1,1 % sur un mois); toutefois, certaines grandes valeurs aberrantes ont rehaussé le chiffre de synthèse (dont le Japon, à +15 % sur un mois; le Royaume-Uni, à +12 % sur un mois; la France, à +9 % sur un mois; et le Brésil, à +5 % sur un mois).
  • La reprise balbutiante de la production mondiale d’automobiles sous-tend ces gains des ventes; or, la production est toujours nettement inférieure à ce qu’elle était avant la pandémie (graphique 2), et les récentes améliorations ne se traduisent pas encore par une hausse significative des stocks des concessionnaires).
  • C’est pourquoi le moral vient probablement endiguer certaines activités de ventes, puisque les consommateurs reportent leurs achats sur fond de flambée soutenue des prix et de sélection limitée. Nous croyons en fait que cette conjoncture nourrit la demande refoulée dans les achats de véhicules sur cette trajectoire, compte tenu de la vigueur des bilans des ménages et de l’amélioration des marchés du travail dans des pays comme le Canada et les États-Unis.
  • Alors que nous supposions que la production automobile s’accélérerait dans le premier semestre de 2022, nous croyons aujourd’hui que ce pronostic est très risqué, puisque cette accélération ne devrait se produire qu’au milieu de l’année en raison des éclosions du variant Omicron partout dans le monde et de la possibilité de nouveaux blocages de la chaîne logistique (sans parler des répercussions sanitaires).
  • Cette menace viendrait plomber les perspectives des ventes mondiales d’automobiles, puisque l’on s’attend à ce que l’offre limitée et la conjoncture des prix élevés perdurent en 2022 et au début de 2023. La capacité de production automobile serait le facteur qui viendrait freiner la rapidité avec laquelle le secteur pourrait miser sur la poussée de la demande refoulée lorsque les blocages de la chaîne logistique se dénoueront.
  • Nous nous attendons à ce que les ventes mondiales d’automobiles finissent l’année sur un léger gain de 3 % par rapport à l’an dernier, et nous avons comptabilisé, pour 2022 et 2023 respectivement, des gains de 9 % sur un an et de 6 % sur un an. Bien que nos prévisions ne s’étendent pas à 2024, il est raisonnable de s’attendre à ce que ce cycle automobile puisse étendre ses progrès sur cet horizon, même si la politique monétaire est appelée à se durcir bientôt dans de nombreux marchés majeurs.
  • Ces prévisions comportent un risque considérable, notamment à cause de l’incertitude qui pèse sur les politiques. À court terme, on peut se demander comment les gouvernements réagiront partout dans le monde à la dernière éclosion. Il se peut aussi que des faux pas dans la mise au point de la politique puissent mener à des sorties plus difficiles qu’attendu, ainsi qu’à une certaine érosion de la demande refoulée à laquelle on pourrait normalement s’attendre.

LES VENTES MONDIALES D’AUTOMOBILES EN BREF

En novembre 2021, les ventes mondiales d’automobiles ont inscrit un autre gain positif pour enchaîner une deuxième amélioration mensuelle consécutive dans la foulée du récent recul dans les difficultés de la chaîne logistique. Le mois dernier, les achats se sont encore accélérés de 2,8 % sur un mois (en données désaisonnalisées) après avoir accompli en octobre un progrès comparable, ce qui permettait d’espérer (brièvement) que les blocages liés à la crise mondiale des semi‑conducteurs (et, dans certains cas, aux contraintes imposées pour d’autres matériaux, sur le marché du travail et dans les livraisons) commencent à se dénouer durablement. Les ventes annualisées se sont maintenues au modeste chiffre de 61 millions d’exemplaires, en données annualisées et désaisonnalisées, en novembre, ce qui ne relève que légèrement à 67 millions d’exemplaires en données annualisées et désaisonnalisées les ventes depuis le début de l’année. Ce chiffre est nettement inférieur aux 75 millions de véhicules vendus en 2019.

On a relevé, dans l’ensemble des marchés, une certaine différenciation régionale, surtout en raison de la volatilité mensuelle des facteurs pandémiques et des stocks. En Amérique du Nord, les ventes d’automobiles ont reculé de ‑0,8 % sur un mois (en données désaisonnalisées), en raison de la contraction des ventes aux États-Unis (‑0,7 % sur un mois, en données désaisonnalisées). Les données de Wards Automotive ont laissé apparaître un gain de 2 % sur un mois (en données désaisonnalisées) pour le Canada (par rapport à une contraction auparavant déclarée de presque 8 % sur un mois en données désaisonnalisées selon Desrosiers Automotive Consultants Inc.). En Europe de l’Ouest, les ventes d’automobiles ont inscrit un progrès (de 7 % sur un mois, en données désaisonnalisées), grâce aux améliorations comptabilisées au Royaume-Uni et en France (soit respectivement 12 % sur un mois et 9 % sur un mois), alors qu’en Allemagne, les ventes essentiellement anémiques (0,8 % sur un mois, en données désaisonnalisées) ont porté l’orientation de la tendance régionale. L’Asie‑Pacifique a inscrit un gain de 4 % sur un mois (en données désaisonnalisées) puisque les ventes ont bondi de 15 % sur un mois (en données désaisonnalisées) au Japon et — dans une moindre mesure — en Chine (soit 1 % sur un mois). En Amérique du Sud, les achats d’automobiles ont monté de presque 4 % sur un mois (en données désaisonnalisées), surtout grâce à un gain de 5 % sur un mois (en données désaisonnalisées) au Brésil.

Veuillez consulter l’encadré 1 de l’annexe pour une analyse plus circonstanciée des ventes mondiales d’automobiles en novembre.

LA PRODUCTION APPELÉE À CONNAÎTRE UN AUTRE RECUL?

Les statistiques avancées laissent entendre que la production mondiale d’automobiles a continué de s’accélérer en novembre, mais qu’un autre recul est probable selon les prévisions. En Amérique du Nord, la production d’automobiles a gagné +7 % sur un mois (en données désaisonnalisées) en novembre, dans la foulée de la forte progression d’octobre, soit +10 % sur un mois (en données désaisonnalisées), lorsque le secteur a entamé sa lente reprise dans la foulée des blocages de l’offre durant l’été en raison des éclosions du variant Delta en Asie du Sud (graphique 3). Bien que les données de novembre ne soient toujours pas publiées pour les autres grandes régions productrices d’automobiles, la Chine et le Japon ont probablement inscrit eux aussi des gains.

La reprise balbutiante pourrait être de courte durée. Puisqu’à la mi-décembre, les éclosions du variant Omicron se multipliaient partout dans le monde, il est raisonnable de s’attendre à d’autres blocages de l’offre sur un parcours qui a été cahoteux pour la production automobile dans les 18 derniers mois. Il faut se rappeler qu’en raison des chocs du variant Delta dans les chaînes logistiques, la production nord-américaine d’automobiles s’est repliée de presque ‑10 % sur un trimestre (en données désaisonnalisées) au troisième trimestre de 2021. La plus grande contagiosité du variant Omicron pourrait éventuellement donner lieu à des répercussions plus importantes sur les chaînes logistiques dans les premiers mois de l’hiver 2022.

D’autres facteurs idiosyncrasiques pourraient aussi percuter, dans les semaines à venir, la production régionale d’automobiles. Il s’agit entre autres des confinements potentiellement plus rigoureux en prévision des Jeux olympiques en Chine, ainsi que des incidences décalées des inondations de la fin de novembre en Colombie-Britannique, compte tenu de la part disproportionnée des véhicules automobiles et des pièces détachées qui transitent par le Port de Vancouver.

LA PERCEPTION CORRESPOND À LA RÉALITÉ

Malgré l’évolution positive de la production automobile en novembre, la transmission de cette conjoncture sur les ventes n’est pas encore tout à fait bien découpée. Même si les baromètres des stocks de vente au détail se sont légèrement améliorés (aux États-Unis par exemple, le ratio des stocks par rapport aux ventes a repassé la barre du un en novembre), la léthargie des ventes est venue apporter une certaine aide. Si les stocks se sont relevés de presque 3 % sur un mois (en données non désaisonnalisées), les ventes d’automobiles aux États-Unis ont dérapé de ‑4 % sur un mois en données non désaisonnalisées. (Les données non désaisonnalisées sont utilisées uniquement, dans ce cas, pour les besoins de la comparabilité.)

Ces améliorations ne sont probablement pas encore discernables pour le consommateur. Aux États-Unis, les stocks annualisés s’établissaient toujours au chiffre dérisoire de 12,1 millions d’exemplaires en données annualisées et désaisonnalisées en novembre. Or, les prix n’ont connu aucun répit : la valorisation des prix des véhicules neufs a bondi dans les deux chiffres aux États-Unis (soit de 11,1 % sur un an et de 1,1 % sur un mois), alors que les prix des véhicules d’occasion ont eux aussi continué de grimper (soit de 31,4 % sur un an et de 2,5 % sur un mois) en novembre. La conjoncture des prix élevés et les stocks limités ont probablement pesé sur la confiance des consommateurs en novembre, puisque les intentions d’achat de voitures ont brusquement plongé, selon le Conference Board des États-Unis (graphique 4). La plus récente enquête statistique de CarGurus nous apprend que 31 % des consommateurs américains ont retardé l’achat de leur voiture en raison de la conjoncture des prix et que les opinions sur les prix et la sélection se sont brutalement détériorées depuis la fin de 2020. La situation n’a fait qu’empirer depuis l’enquête statistique de juillet; or, l’opinion n’est pas éloignée de la réalité (graphique 5).

Si elle fléchit à l’heure actuelle, la demande automobile devrait rebondir lorsque les stocks reprendront du mieux (et que les prix se stabiliseront). À un niveau fondamental, la demande d’automobiles devrait être solide dans les marchés comme les États-Unis et le Canada, dans lesquels l’aide substantielle de l’État compense (largement dans certains cas) les chocs pandémiques sur les bilans des ménages. Par exemple, selon la modélisation des Études économiques de la Banque Scotia, la richesse des ménages porte vigoureusement les ventes d’automobiles aux États-Unis. La flambée des valeurs des actifs immobiliers a propulsé la richesse nette des ménages à un autre sommet absolu au troisième trimestre de 2021 — et ce qui n’est pas accessoire —, les achats de logements neufs motivent les intentions d’achat d’automobiles (graphique 6). Le taux d’épargne des ménages américains (en fonction des courants de fonds) a replongé, à la fin d’octobre, aux niveaux qu’il atteignait avant la pandémie, alors que les effets de la richesse (soit les stocks) et les améliorations tendancielles des marchés du travail devraient sous-tendre la confiance (financière) à l’heure où les stocks et les prix se normalisent (graphiques 7 et 8).

LA NORMALISATION EST PROBABLEMENT DÉCALÉE

Nous avons fait valoir que la capacité de production d’automobiles est un facteur limitatif de la rapidité selon laquelle les ventes d’automobiles peuvent miser sur la demande refoulée. Wards Automotive comptabilise toujours, dans la production d’automobiles en Amérique du Nord, un rebond de 5 % sur un trimestre (en chiffres désaisonnalisés) pour le premier trimestre de 2022, puis des gains dans les deux chiffres dans le deuxième et le troisième trimestres, ce qui donnerait une production annuelle de 15,1 millions de véhicules avant de tenir compte des chocs potentiels du variant Omicron (graphique 9). Ce chiffre serait substantiellement supérieur à l’estimation de 12,9 millions de véhicules qui seront probablement produits d’ici la fin de l’année, en restant nettement inférieurs aux 16,2 millions de véhicules montés en 2019. Ce chiffre de production porterait aux alentours de 70 % en 2022 l’utilisation de la capacité de l’industrie (aux États-Unis), ce qui n’est guère inférieur à la moyenne de 72 % sur 20 ans. Les prévisions de Wards pour la production automobile en 2023 sont ramenées aux niveaux atteints avant la pandémie, soit 16,2 millions de véhicules, alors que l’utilisation de la capacité de production aux États-Unis s’établit solidement à 75 %.

Même en faisant abstraction du risque pandémique à venir, l’industrie aurait du mal à rattraper la demande en 2022. La demande refoulée depuis 2021 se rapproche probablement de 2,5 millions d’exemplaires (par rapport à notre estimation de 2 millions d’exemplaires auparavant), alors que le déficit de production (par rapport à la demande) en 2022 pourrait augmenter ce chiffre de 1 million d’exemplaires. Nous établissons le calcul d’après les chiffres de la production automobile en Amérique du Nord, qui ne correspondent pas parfaitement aux ventes; or, la part des achats d’automobiles produites sur le marché intérieur est relativement stable (aux alentours de 78 % des achats de véhicules neufs) dans les cinq dernières années, alors que dans d’autres régions, la production automobile est aux prises avec des contraintes comparables, ce qui laisse entendre que le potentiel de déplacements est limité (graphique 10). Pour ces motifs, nous continuons de croire que les prix resteront élevés sur cet horizon pour les véhicules neufs comme pour les véhicules d’occasion (puisque les véhicules neufs portent les véhicules d’occasion avec un décalage).

Il est encore trop tôt pour changer les référentiels en raison du variant Omicron; or, les risques de baisse se sont multipliés dans les dernières semaines. Pour les besoins de l’illustration seulement, en repoussant d’un autre trimestre la reprise de la production automobile en Amérique du Nord, de concert avec une contraction de ‑10 % sur un trimestre dans le premier trimestre de 2022, la production automobile regagnerait la barre des 13 millions d’exemplaires pour 2022, ce qui donnerait un autre déficit de 2 millions de véhicules dans la production régionale par rapport à la demande en 2022. Cette conjoncture porterait le déficit entre la demande et l’offre à plus de 5 millions de véhicules cumulés dans la période comprise entre 2021 et 2023. Plus cette demande restera insatisfaite pendant longtemps, plus la tâche pourrait devenir ardue à mesure que le cycle économique évolue. Il s’agit d’un risque non seulement pour les producteurs et les détaillants, mais aussi pour les pays dont le secteur automobile représente une plus large part de l’économie. Il s’agit entre autres de l’Allemagne, du Mexique et du Japon, qui misent probablement sur les rebonds à venir, puisque les incidences estimatives sur 2021 sont considérables (graphique 11).

 

ENCADRÉ 1 : LES TENDANCES DE L’ÉVOLUTION DES VENTES RÉGIONALES D’AUTOMOBILES

Les ventes mondiales d’automobiles ont enchaîné sur un mois un deuxième gain mensuel consécutif en novembre, soit 2,8 % (en données désaisonnalisées), alors que la plupart des régions ont donné des signes de stabilisation. En chiffres annualisés, les ventes ont frôlé la barre des 61 millions d’exemplaires en novembre, après s’être rapprochées tendanciellement de 72 millions de véhicules dans le premier semestre de l’année, et s’établissent toujours à 16,9 % (sur un an, en données non désaisonnalisées) de moins que le même mois l’an dernier. Il est évident que la lente reprise de la production mondiale de semi‑conducteurs continue de peser sur le rythme de la remontée des ventes mondiales d’automobiles.

En Asie-Pacifique, les ventes d’automobiles ont mené la reprise et ont continué de regagner une partie du terrain perdu dans la foulée du brusque plongeon qui s’est produit en août et en septembre. Au Japon, les ventes d’automobiles tournent à plein régime et ont enregistré un prodigieux bond de 15,3 % sur un mois (en données désaisonnalisées) en novembre, même si elles sont encore loin d’atteindre les niveaux établis avant les blocages de la production (‑14,4 % sur un an, en données non désaisonnalisées). Les ventes d’automobiles en Chine — qui représentent plus de 60 % du marché des véhicules légers en Asie‑Pacifique, ont repris 1,1 % sur un mois en données désaisonnalisées en novembre, mais s’établissent toujours à 4,6 % (sur un an, en données non désaisonnalisées) de moins que le même mois l’an dernier. En Inde, les ventes d’automobiles ont comptabilisé une croissance de 5,6 % sur un mois (en données désaisonnalisées), après une croissance remarquable de 19,1 % en octobre.

Les statistiques tendancielles de synthèse ont aussi été portées par les ventes en Europe de l’Ouest, qui a finalement donné les signes d’un rebond généralisé en novembre, après d’importantes baisses mensuelles depuis juillet. La France et l’Italie ont inscrit des rebonds comparables (soit 8,7 % sur un mois et 4,6 % sur un mois respectivement), alors que l’Allemagne n’a inscrit quasiment aucun signe de reprise après le ralentissement d’octobre (0,8 % sur un mois en données désaisonnalisées en novembre et ‑11 % en octobre). Au Royaume-Uni, les ventes d’automobiles ont comptabilisé un autre fort gain de 11,9 % sur un mois (en données désaisonnalisées), ce qui a conforté l’amélioration de 6,5 % sur un mois (en données désaisonnalisées) en octobre.

En Amérique du Nord, la croissance des ventes d’automobiles a stagné en novembre, après avoir connu en octobre une amélioration encourageante. Toujours pénalisées par des stocks limités, les ventes aux États-Unis ont perdu ‑0,7 % sur un mois (en données désaisonnalisées) pour s’établir à un rythme annualisé très léthargique de 12,9 millions de véhicules. Les stocks très faibles endiguent les facteurs par ailleurs relativement vigoureux de la demande, conformément à l’analyse que nous en faisons sur ce site. Dans les chiffres mensuels de ventes pour le Canada, les messages sont contrastés : Wards Automotive fait état d’une légère amélioration sur un mois de 2,1 % (en données désaisonnalisées) en novembre, après une contraction de ‑3,2 % sur un mois (en données désaisonnalisées) pour octobre, alors que DesRosiers Automotive Consultants Inc. a comptabilisé un repli de ‑7,6 sur un mois (en données désaisonnalisées), dans la foulée d’un modeste gain en octobre (1,3 % sur un mois en données désaisonnalisées).

En Amérique latine, les ventes ont mis fit fin à une séquence de quatre baisses mensuelles et ont pris un peu de mieux en progressant de 1,4 % sur un mois (en données désaisonnalisées). Les gains des ventes sont surtout attribuables au marché brésilien, qui a inscrit en novembre un gain de 5 % sur un mois (en données désaisonnalisées). En Argentine et au Pérou, les ventes ont aussi remonté, respectivement de 15,1 % sur un mois (en données désaisonnalisées) et de 6,4 % sur un mois (en données désaisonnalisées). Par contre, les ventes d’automobiles du Mexique ont doublé leur baisse tendancielle depuis mai et ont continué de peser sur la croissance des chiffres de synthèse, en raison d’une autre baisse de ‑6 % sur un mois (en données désaisonnalisées) en novembre. Dans l’ensemble, les ventes d’automobile en Amérique latine se sont établies à ‑14,4 % de moins que le même mois l’an dernier, et les ventes comptabilisées depuis le début de l’année accusent toujours une baisse de ‑19,1 % par rapport à 2019.

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