Le taux à un jour est désormais fixé à 2,5 % après que la Banque du Canada eut procédé aujourd’hui à une hausse des taux d’intérêt d’un point de pourcentage. Cette hausse est plus importance que ce que la Banque Scotia et d’autres observateurs financiers anticipaient.

Ce matin, lors d’une conférence de presse, le gouverneur de la banque centrale, Tiff Macklem, a déclaré qu’il s’agissait « d’une hausse d’une ampleur inédite » en réaction à la conjoncture économique du Canada.

L’inflation frôle les 8 %, une mesure supérieure aux prévisions de la BdC en avril et un sommet en près de 40 ans. Même si les pressions mondiales découlant par exemple du conflit en Ukraine et des perturbations d’approvisionnement ont influé sur l’inflation, l’incidence de la vigueur de la demande en biens au Canada commence à prendre de l’ampleur. Les prix de bon nombre de biens de première nécessité, comme ceux des aliments et du pétrole, ont augmenté d’au moins 5 %.

« Il faut trouver un moyen de freiner la demande, afin que l’offre puisse se stabiliser et que les pressions exercées sur les prix diminuent », a fait savoir M. Macklem.

La hausse des taux annoncée aujourd’hui est la plus importante du genre en plus de 20 ans. M. Macklem a déclaré que le nouveau taux de financement à un jour de 2,5 % se situe dans une fourchette neutre qui ne stimule ni ne freine la croissance.

« La hausse inattendue de 100 points de base de la Banque du Canada souligne la complexité de la conjoncture en matière d’inflation », a commenté Jean-François Perrault, Premier vice-président et économiste en chef de la Banque Scotia. « Et de nouvelles hausses des taux d’intérêt sont à prévoir. »

Quelles sont les conséquences d’une hausse potentielle des taux d’intérêt sur votre prêt hypothécaire? 

Dans un rapport de l’équipe Études économiques de la Banque Scotia, M. Perrault avait déclaré que la Banque du Canada ne pouvait agir seule pour freiner l’inflation, et qu’une baisse des dépenses gouvernementales en biens et service pourrait aussi contribuer à ralentir l’activité économique.

Il s’agit de la quatrième hausse des taux d’intérêt par la Banque du Canada cette année. M. Macklem espère que la hausse importante de 1 % en juillet se traduira par des hausses futures moins élevées et par un relâchement des tensions inflationnistes.

« Si l’inflation élevée s’enracine, des mesures encore plus drastiques, se répercutant sur l’économie et les Canadiens, pourraient être envisagées », a ajouté M. Macklem.

Questionné sur les répercussions de cette hausse sur les prêts hypothécaires à taux variable, M. Macklem a répondu que la plupart des ménages seraient en mesure de composer avec une hausse des coûts d’emprunt et que cette hausse visait à freiner la demande, à atténuer l’inflation et à favoriser un relâchement futur en douceur des conditions économiques.

La Banque du Canada anticipe une baisse de l’inflation à 3 % l’année prochaine et aux alentours de 2 % en 2024. 

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