Vaibhav Banthia

Transcription

Je m’appelle Vaibhav Banthia. Je suis ingénieur en structures et je travaille pour Wardrop Engineering. J’habite à Winnipeg, au Manitoba, avec ma femme Shweta et nous sommes ici depuis presque cinq ans.

J’ai émigré de l’Inde en septembre 1999 et j’ai étudié au MIT, le Maharashtra Institute of Technology à Putnam. C’est là que j’ai obtenu mon diplôme de premier cycle en génie. J’ai voulu venir au Canada comme immigrant mais cette procédure semblait exiger trop de temps. J’ai alors modifié mes plans et je suis arrivé ici comme étudiant. J’ai commencé ma maîtrise à l’Université Dalhousie de Halifax. Puis, un an plus tard, mon superviseur est parti à Winnipeg et j’ai dû le suivre là-bas. J’ai donc terminé ma maîtrise à l’Université du Manitoba et j’ai ensuite trouvé un emploi chez Wardrop Engineering.

Lorsque j’ai commencé chez Wardrop, je n’étais même pas ingénieur en formation et j’étais seulement inscrit auprès de l’Association des ingénieurs et des géoscientifiques du Manitoba (APEGM). Or, tout en travaillant, j’ai finalement obtenu mon permis de pratique deux ans plus tard. Le programme de permis de pratique est très structuré ici. Il s’agit d’un processus par étapes. L’APEGM vérifie d’abord les attestations d’études du pays d’origine pour vérifier si elles correspondent ou non avec celles du système canadien. Pour faire reconnaître mes attestations d’études, j’ai dû rassembler tous les plans de cours du MIT de Putnam. Puis, on m’a demandé de passer trois examens pour confirmer que j’étais intégré au système canadien. J’ai contesté cette exigence et j’ai dit que j’avais déjà complété ma maîtrise, que j’avais une moyenne pondérée cumulative de 4 et que j’avais suivi tous les cours de génie civil qui étaient exigés dans ces trois examens. On a accepté mes arguments et je n’ai eu qu’un seul examen à passer.

J’au passé cet examen et j’ai été inscrit comme ingénieur en formation. Le processus exige une expérience minimum de quatre ans de travail en génie, ce qui inclut le travail effectué comme étudiant de premier cycle. Je devais aussi préparer un rapport semestriel de progrès réalisés, qui couvre l’expérience de travail en génie, le travail volontaire et les heures de développement professionnels. J’ai complété tous les rapports en mentionnant les quelques années d’expérience de travail en Inde, les deux années de maîtrise et le temps que j’ai passé chez Wardrop. Tout cela mis ensemble montrait que j’avais quatre ans d’expérience de travail.

Nous voici au Pedestrian Bridge, à Winnipeg, au Manitoba. On l’appelle l’Esplanade Riel et j’ai inspecté la fabrication de la structure du pylône et l’installation des senseurs. La majeure partie du béton a été coulée dans la partie inférieure du pylône durant les mois d’hiver, de janvier à mars. C’était la période la plus froide, presque cinquante degrés sous zéro et, durant une injection de deux à trois cents mètres cubes de béton, le mercure avait chuté à cinquante-deux sous zéro. J’étais à l’extérieur durant cette journée et après j’ai été incapable de marcher durant trois jour. Toutefois, la construction de ce pont a été une expérience merveilleuse.

Je suis associé à une organisation appelée International Center. Je crois que cette organisation est à charte fédérale et elle aide les nouveaux immigrants à passer par le processus de permis de pratique, non seulement pour le génie mais aussi pour d’autres professions. J’ai déjà été mentor pour une personne très qualifiée. Je suis actuellement mentor pour une autre personne.

Voici Daoud Nouri. Il a eu son diplôme de premier cycle en Afghanistan et il vient du Pakistan. Je crois qu’il est arrivé au Canada en 2002 et depuis qu’il est au Manitoba, je crois qu’il tente de faire reconnaître sa formation pour pouvoir pratiquer comme ingénieur. Ce programme de mentorat par l’International Centre est fantastique. Quand j’ai commencé mes démarches avec l’APEGM, je ne connaissais pas l’existence du Centre. Si j’avais su, je me serais inscrit à ce Centre, car on y obtient de l’information sur la culture de travail au Canada, le fonctionnement des programmes de permis et la façon de s’intégrer à la communauté d’ingénieurs. Je recommande donc aux ingénieurs qui veulent obtenir leur permis de pratique de venir à l’International Centre pour bénéficier de ses ressources.

Je crois que le réseautage est très important, ainsi que la participation à des ateliers et à des séminaires, dont les frais sont assez abordables. Vous avez là l’occasion de rencontrer des ingénieurs. Suivre des cours ou quelques cours au Winnipeg Technical College ou à l’université peut aussi aider. Soyez patients et sachez que rien de remplace l’effort.