Kirchner & Gross

Transcription

Je m’appelle Robert Kirchner et j’habite à Edmonton, en Alberta.

Je terminais mon doctorat à l’UCLA à Los Angeles et, peu après la fin de mes études, j’ai été engagé ici pour combler un poste d’enseignant à temps partiel d’une durée de deux ans, qui est devenu ensuite un poste menant à la permanence.

Les procédures d’immigration ont été relativement aisées. L’université m’avait envoyé une lettre d’offre d’emploi, que j’ai présenté aux responsables de l’immigration lorsque je suis arrivé au Canada. Ma femme et ma fille ont été admises ici à titre de visiteurs. Nous avons d’abord eu quelques difficultés à obtenir un permis de travail pour ma femme, mais les choses se sont réglées assez vite.

La vie à Edmonton est agréable. Nous avons deux enfants. Nous que nous sommes arrivés, l’une avait trois ans et demi et l’autre, de neuf ans, était en classe de troisième. Je me rappelle très bien mes démarches pour trouver une école. Le directeur nous a fait visiter les lieux et j’ai constaté qu’il n’y avait pas de grilles ou de portes verrouillées. L’école était tout simplement ouverte et j’ai senti que c’était un endroit chaleureux et libre pour faire instruire des enfants.

Lorsque nous sommes arrivés au Canada, j’ai eu l’idée de documenter notre expérience en créant des calendriers pour nos proches, qui vivent aux É.-U. et en Suisse. J’ai donc pris des photos de nos excursions à Banff, de notre séjour d’une semaine à Missinippi, dans le sud de la Saskatchewan, ainsi que de la semaine d’équitation de ma fille. En documentant ainsi nos activités, nos proches pouvaient voir à quoi ressemblait la vie ici.

Je trouve qu’Edmonton est une ville à l’échelle humaine. Elle est assez grande pour offrir de nombreuses activités culturelles, y compris une très bonne université. Mais la ville est assez petite pour qu’on s’y sente bien intégré. Sauf l’hiver, je prends généralement le vélo pour aller au travail, ce qui représente un trajet d’une dizaine de minutes.

Voici l’Université de l’Alberta, où je travaille. Comme vous voyez, le campus est magnifique. Il s’agit d’une des grandes institutions de recherche au Canada et je suis très heureux d’en faire partie.

J’ai remarqué qu’il y a une différence entre les universités canadiennes et américaines quant à la permanence des enseignants. Aux États-Unis, certaines universités semblent fières d’afficher un faible taux de permanence, comme si cela indiquait que ces institutions avaient des critères plus exigeants. Alors que dans les universités canadiennes, et c’est mon impression, l’administration est plus encline à juger que si vous êtes assez bon pour être embauché, elle s’attend à ce que vous réussissiez. On s’attend aussi à ce que vous obteniez votre permanence. De ce fait, le taux de permanence est plus élevé au Canada.

Nous sommes maintenant au centre-ville d’Edmonton. Voici le Churchill Square, avec l’hôtel de ville de ce côté, le bâtiment principal de la bibliothèque municipale, le Citadel Theatre, le Winspear Center for the Performing Arts, qui accueille l’Orchestre symphonique d’Edmonton. Il y a donc beaucoup d’activités ici, notamment un festival en cours, le Taste of Edmonton. Le Capital EX a commencé et il y a eu un défilé l’autre jour. Donc, beaucoup de bonnes choses.

Je travaille aussi pour l’Edmonton Mennonite Centre for Newcomers et nous offrons une gamme complète de services aux immigrants. Actuellement, nous sommes dans un endroit appelé le «sentier vers l’emploi» et c’est ici qu’on trouve beaucoup de programmes de préparation à l’emploi, qui sont destinés aux membres des professions libérales qui ont immigré au Canada.

Louella est une de mes collègues qui est la directrice de ces programmes et elle nous donnera plus de détails sur ceux-ci. Nous travaillons avec des gens qui viennent des quatre coins du monde, qui ont une formation en génie ou en comptabilité et qui veulent apprendre comment exercer cette profession au Canada. Ils peuvent donc venir à l’Edmonton Mennonite Centre for Newcomers, discuter avec un de nos conseillers et être orientés vers le programme qui leur convient.

Déménager et vivre au Canada a été une expérience merveilleuse. L’air pur, les grands espaces, les montagnes à l’ouest, les prairies à l’est, les États-Unis au sud, tout cela offre beaucoup de possibilités et beaucoup de bonnes choses.