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Allocution de Sabi Marwah
Premier vice-président à la direction et chef des affaires financières
Prononcée au cours de la 172e assemblée annuelle des actionnaires de la Banque Scotia
Le mardi 2 mars 2004
Toronto (Ontario)
Seul le texte prononcé fait foi
Monsieur le Président, je vous remercie et je tiens à souhaiter la bienvenue aux personnes qui sont présentes ici ce matin.
Aujourd'hui, je commenterai les faits saillants des résultats financiers de votre Banque pour l'exercice 2003 et je donnerai un bref aperçu des résultats du premier trimestre de 2004.
En 2003, nous avons réalisé des gains records, avec un revenu net de près de 2,5 milliards de dollars. En excluant l'effet des charges liées à l'Argentine l'an dernier, ce résultat représente une augmentation de 6 %.
Cette diapositive illustre le profil et la régularité de la croissance du revenu au cours de la décennie écoulée.
Nous sommes fiers de ce bilan de croissance régulière. Je crois qu'il résulte de la diversité de nos activités, de notre culture d'entreprise et de l'excellent travail des quelque 48 000 employés qui oeuvrent dans nos diverses divisions.
Les efforts de nos employés nous ont permis d'atteindre tous nos objectifs pour cette année. Notre rendement des capitaux propres (RCP) s'est élevé à 17,6 pour cent cette année et il se situe donc dans la frange supérieure de notre fourchette cible de 15 à 18 pour cent. La croissance de notre bénéfice par action (BPA) a été de 7,8 pour cent, soit au milieu de notre fourchette cible de 5 à 10 pour cent. Notre ratio de productivité a été de 54,9 pour cent cette année et il est donc plus que conforme à notre objectif, qui consiste à maintenir ce ratio sous le seuil de 58 pour cent.
Enfin, pour ce qui est du capital, notre coefficient de catégorie 1 s'élève à 10,8 pour cent et surpasse donc le ratio cible. Notre coefficient de capital-actions corporel ordinaire de 8,9 pour cent a été solide selon les normes internationales. Dans l'ensemble, nos coefficients de capital demeurent très solides.
En 2003, la Banque Scotia a été en tête du secteur bancaire canadien en ce qui concerne la solidité des coefficients de capital, autant le coefficient de catégorie 1 que celui du capital-actions corporel ordinaire. Cette position résulte en partie de notre solide bilan au chapitre du capital autogénéré. En fait, au cours des cinq dernières années, la Banque Scotia a généré un capital interne de 6 milliards de dollars en raison de niveaux records de revenu.
Nos revenus de 2003 ont été touchés de façon négative par le redressement du dollar canadien et par l'effet conséquent de la conversion de change. De même, les revenus de 2002 ont été touchés de façon positive par la vente de nos services de traitement des opérations par cartes. En excluant ces éléments, les revenus ont augmenté de 3 pour cent d'une année sur l'autre.
Nous croyons que les Opérations internationales représentent un excellent vecteur de croissance à long terme des revenus, particulièrement au Mexique, dans les Antilles et en Amérique centrale, et que la contribution de ce vecteur sera importante. Nous estimons aussi que le Réseau canadien offre un bon potentiel de croissance, particulièrement avec les activités de Gestion de patrimoine ainsi qu'avec Scotia Capitaux.
Notre ratio de productivité est un élément qui nous donne un avantage marqué par rapport à nos concurrents. Nous continuons à miser sur le contrôle des coûts et sur la technologie pour améliorer l'efficacité de la Banque. À 54,9 pour cent, le ratio de productivité est inchangé par rapport à l'an dernier et nous continuons à surpasser toutes les autres banques canadiennes dans ce domaine.
La provision pour créances irrécouvrables a diminué pour s'établir à 893 millions de dollars en 2003, alors qu'elle s'élevait à 1,6 milliard de dollars pour l'exercice précédent. La présente diapositive montre la répartition de cette provision par secteur d'activité. La provision applicable au réseau canadien s'établit à 272 millions de dollars et affiche une modeste diminution par rapport à l'exercice précédent, la qualité du crédit étant demeurée forte dans les portefeuilles de la clientèle privée et de la clientèle commerciale. Pour les Opérations internationales, mis à part l'Argentine, les provisions se sont élevées à 73 millions de dollars, soit un résultat presque inchangé d'une année sur l'autre. La principale amélioration de la qualité du crédit est attribuable à Scotia Capitaux. Le portefeuille américain a eu des provisions beaucoup moins élevées au second semestre de l'année, ce qui témoigne de la reprise des marchés américains du crédit et des mesures que nous avons prises relativement à la gestion du portefeuille. Dans l'ensemble, nous prévoyons d'autres améliorations en ce qui concerne les créances irrécouvrables en 2004 et la gestion de la qualité de notre crédit demeure une priorité pour nous.
Suite à nos excellents résultats, nous avons annoncé deux augmentations de dividendes en 2003 et nous avons déclaré une troisième augmentation, de 6 cents, prenant effet en janvier 2004. Pris ensembles, nos dividendes affichent une hausse de près de 20 pour cent par rapport à l'an dernier et, de plus, ils ont plus que doublé au cours des quatre dernières années.
De plus, comme nous l'avions annoncé, nous avons récemment augmenté notre ratio cible de distribution de dividendes, pour le faire passer dans une fourchette de 35 à 45 pour cent. Avec l'augmentation du dividende trimestriel de 50 cents par action, soit 2 dollars par année, notre ratio de distribution de dividendes sera proche du seuil de 40 pour cent, ce qui représente une hausse par rapport aux niveaux voisins du seuil de 30 pour cent des dernières années.
Toutefois, le rendement pour les actionnaires demeure un indicateur clé et, à ce sujet, le titre de la Banque Scotia a constitué un très bon placement au cours de la dernière décennie. Le rendement total pour les actionnaires, qui comprend l'appréciation du cours de l'action et les dividendes réinvestis, a été de 20 pour cent en moyenne annuellement.
En d'autres mots, un montant de 100 dollars investis en titres de la Banque Scotia il y a dix ans vaudrait maintenant 625 dollars, soit une augmentation de plus de six fois ! Cette performance se compare avantageusement à celle de l'indice de rendement global S&P de la Bourse de Toronto. De plus, bien que certaines autres banques aient aussi affiché de bons rendements, la Banque Scotia s'est classée au premier rang ou près du premier rang pour ce qui est du rendement pour les actionnaires, et ce, quelle que soit la période retenue : 5 ans, 10 ans ou même 15 ans.
Nos résultats du premier trimestre, qui ont été annoncés ce matin, ont encore établi des records. Le revenu net s'est élevé à 704 millions de dollars et le bénéfice dilué par action s'est établi à 1,33 dollar, soit une hausse de 20 pour cent par rapport à l'an dernier. Notre rendement des capitaux propres (RCP) s'est élevé à 19,4 pour cent et notre coefficient de capital de catégorie 1 a continué à se renforcer.
Pour résumer le tout, il s'agit là d'un excellent début d'année pour votre Banque et nous avons bon espoir d'atteindre les objectifs que nous avons fixés pour l'ensemble de l'année.
Maintenant, Rick Waugh nous présentera les stratégies et les plans que nous avons établis pour cette année.
Je vous remercie pour votre attention.
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