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Allocutions et présentations
Allocutions des dirigeants de la Banque Scotia
Allocutions des dirigeants de la Banque Scotia - 2004
Richard E. Waugh - Le 1er décembre 2004
Richard E. Waugh - Le 13 octobre 2004
Richard E. Waugh - Le 19 mai 2004
David Wilson - 5 avril 2004
Peter C. Godsoe - 2 mars 2004
Rick E. Waugh - 2 mars 2004
Sarabjit S. Marwah - Le 2 mars 2004
Richard E. Waugh - Le 15 janvier 2004
 

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Richard E. Waugh - Le 19 mai 2004

Allocution de Richard E. Waugh
Président et chef de la direction 
de la Banque Scotia

Prononcée le mardi 19 mai 2004 au 
Déjeuner JVS Strictly Business
Toronto (Ontario)

Seul le texte prononcé fait foi.

Bonjour, mesdames et messieurs. Merci Bill (Davis, ex premier ministre de l'Ontario), pour cette aimable présentation - et merci d'être présents aujourd'hui et bienvenue à tous.

Au nom de la Banque Scotia, j'aimerais féliciter les personnes honorées aujourd'hui pour leur succès et leur engagement à faire que notre collectivité soit plus ouverte aux dons que chacun dans notre société peut faire partager par son emploi.

Et j'aimerais également adresser mes félicitations à JVS - et à tous ceux qui travaillent sans relâche dans l'organisation pour que chaque personne ait une chance d'apporter cette contribution. Je suis fier du partenariat de la Banque Scotia avec JVS et du bon travail que nous faisons ensemble - et je voudrais vous remercier de me donner aujourd'hui l'occasion de vous parler.

Je me souviens, l'été dernier, quand Ernie Rubenstein - qui habite près de chez moi - est venu s'appuyer sur ma clôture pour me parler.

Je croyais qu'il était venu admirer ma pelouse!

Mais la conversation est rapidement passée de «Est-ce du pâturin du Kentucky?» à «Voudriez-vous être le conférencier-présentateur et le commanditaire du déjeuner JVS?»

Je crois que j'ai répondu «non» et «oui» - mais je ne me souviens plus dans quel ordre!

Mais me voici ici aujourd'hui - et je suis très heureux que la Banque Scotia puisse jouer un rôle dans cet événement extraordinaire.

Je voudrais vous parler aujourd'hui des entreprises et de l'importance du rôle qu'elles jouent dans nos collectivités. En particulier, des attentes croissantes que les différentes parties prenantes ont par rapport aux entreprises - de la nécessité où nous sommes d'élargir notre manière d'évaluer notre réussite en accordant davantage d'importance à la responsabilité sociale de l'entreprise - ce qui va au-delà du simple rendement servi aux actionnaires.

Je suis ici aujourd'hui pour vous dire que je renouvelle mon engagement à développer le rôle de chef de file de la Banque Scotia au chapitre de la responsabilité sociale de l'entreprise. Pour nous, la responsabilité sociale de l'entreprise représente notre mode d'interaction avec les différentes parties prenantes pour assumer nos responsabilités sociales, économiques, environnementales et éthiques. Pour ce faire, nous nous fixons des objectifs, nous évaluons notre performance, non seulement en terme de création de valeur pour nos actionnaires, mais aussi en fonction du succès obtenu pour développer la satisfaction de nos clients et de nos employés et en développant le bien-être des collectivités où nous sommes présents. Nous faisons aussi appel à nos valeurs fondamentales qui sont l'intégrité, le respect, l'engagement, valeurs qui s'équilibrent avec la perspicacité et l'enthousiasme - à connotation plus éthique.

Aujourd'hui je voudrais vous expliquer pourquoi je pense que cette approche est la bonne - non seulement parce que c'est la bonne chose à faire mais aussi parce c'est une bonne pratique d'affaires. Je vous dirai aussi pourquoi les attentes de chacune des parties prenantes sont plus hautes que jamais - et continueront à croître. Et comment les efforts déployés pour répondre à ces attentes nous permettront finalement d'être capables d'apporter de la valeur à nos actionnaires.

Regardons d'abord du côté des actionnaires. On a assisté à une hausse nette et constante de la demande des actionnaires au cours des dernières décennies. Une des raisons en est l'extraordinaire changement qu'a connu la composition de la population des actionnaires canadiens.

Il y a vingt ou trente ans, relativement peu de Canadiens participaient aux marchés boursiers. Aujourd'hui, vous auriez du mal à trouver quelqu'un qui ne possède pas des actions sous une forme ou une autre.

L'avènement des fonds communs de placement et des REER a contribué à démocratiser les marchés en les rendant accessibles à plus de personnes et en encourageant une plus large participation ; simultanément, la faiblesse des taux d'intérêt a incité les Canadiens à se tourner vers les actions. Mais la raison principale a été démographique. Les «baby boomers» vieillissants - environ 9 millions de Canadiens - ont dû commencé à planifier sérieusement leur retraite.

De nos jours, notre actionnaire moyen fait partie d'un groupe très diversifié. Un groupe beaucoup plus représentatif de la population canadienne que jamais auparavant. La plupart des Canadiens sont des actionnaires, soit directement, soit indirectement par le biais des fonds communs de placement et des fonds de pension, et cela est vrai, non seulement pour la Banque Scotia, mais aussi pour la plupart des grandes sociétés canadiennes. Par exemple, un Canadien actif sur deux possède des actions, directement ou indirectement dans une banque canadienne.

Et les attentes de ces personnes vont au-delà de la simple recherche d'un rendement plus élevé de leurs placements, elles impliquent aussi la manière dont les entreprises sont gérées. Les actionnaires attendent maintenant des gestionnaires et des conseils d'administration des normes de responsabilité sociale plus élevées - que ce soit dans le domaine de l'environnement, de l'économie ou comme cela a été le cas récemment, de la régie d'entreprise et de l'éthique.

Dans le secteur financier, l'ascension des fonds éthiques est l'expression la plus évidente de ce désir de normes de performance différentes qui dépassent l'aspect purement financier.

En même temps, les clients en demandent davantage. Non seulement, ils s'attendent au niveau le plus élevé pour le service et la qualité des produits - mais aussi à ce que les sociétés le leur offrent sans compromettre leurs valeurs.

À la Banque Scotia, nous servons 3,5 millions de ménages canadiens. Et nous savons que les Canadiens ont une idée très claire de ce qui est important au-delà du résultat net.

De fait, la recherche 2003 d'IPSOS Reid sur la réputation des entreprises canadiennes montre que les deux premiers facteurs et également les plus cités comme influençant la réputation d'une société - le gagne-pain de toute entreprise - sont le service clientèle et la qualité des produits.

Mais les deux suivants sont la gestion et les pratiques éthiques d'affaires. La qualité du lieu de travail et l'environnement viennent ensuite.

Les bénéfices servis aux actionnaires sont parmi les attributs que les Canadiens classent comme les moins importants pour la réputation. Ceci dit, sans bénéfices, on n'a plus d'organisation, et plus de raison de s'inquiéter de réputation ou de responsabilité sociale!

Passons maintenant aux employés. Les entreprises doivent viser à être d'excellents employeurs car la concurrence pour le talent est féroce - et parce que ce sont maintenant les employés de talent qui font véritablement la différence. La compétitivité au 21e siècle sera basée sur le calibre de vos effectifs. Je crois que pour une banque, tout au moins pour la Banque Scotia, c'est vraiment le cas et c'est ce qui fait de nous un des meilleurs acteurs dans nos métiers.

La vague de départ à la retraite des «baby boomers» combinée a la diminution des nouveaux arrivés sur le marché du travail et à une demande accrue pour les travailleurs mieux éduqués, plus hautement qualifiés se sont conjugués pour entraîner une pénurie de main d'oeuvre. À notre Banque, en raison de l'accroissement du taux des départs à la retraite et des taux normaux d'attrition, dans 5 ans, près de 30 % de notre haute direction (V.-P. et au-dessus) sera partie. Et, dans 10 ans, le pourcentage sera de près de 60 %. Nous sommes en bonne voie de gérer cette situation - mais c'est un véritable défi.

Le pouvoir va continuer à passer des entreprises aux individus. Les personnes de talent sont de plus en plus en position de force et les entreprises doivent en faire plus pour les attirer et les conserver. Grâce à Internet et à la globalisation, les gens ont maintenant un accès mondial aux opportunités d'emploi.

Les personnes dont les compétences sont en demande sont excessivement mobiles, elles s'engagent pour des durées plus courtes et leurs exigences sont plus hautes. Les employés ont plus d'options, sont plus avertis et ont des demandes plus élevées envers nous les employeurs. Voilà le défi - mais pour moi, c'est aussi une opportunité - faire en sorte que la Banque Scotia soit un endroit où il fait bon travailler.

Nous connaissons également l'importance de la satisfaction des employés. Nous avons fait la preuve dans notre organisation qu'il existe une solide relation entre la satisfaction des employés et la satisfaction des clients. Et des recherches indépendantes ont montré que nous sommes les leaders au chapitre de la satisfaction de la clientèle depuis quatre ans - et la raison en est que la satisfaction de nos employés est très élevée.

Et maintenant, qu'en est-il des collectivités.

Eh bien, il se trouve que ces mêmes clients et employés que nous voulons attirer et conserver vivent dans les collectivités où nous sommes actifs.

Au cours des années 90, les collectivités ont connu des temps très difficiles, attribuables en partie au vide financier de plus en plus grand laissé par les différents paliers de gouvernement, et elles ont dû se battre pour équilibrer leur budget. Cela a entraîné un mini boom dans le secteur caritatif - les organismes de bienfaisance s'efforçant de combler ce vide. Notre Banque à elle seule a multiplié ses dons par cinq au cours de la dernière décennie, face à l'augmentation de la demande de soutien financier de la part des organismes de bienfaisance.

Mais, faire partie d'une collectivité, ce n'est pas seulement une question de dons, c'est aussi la manière dont vous conduisez vos affaires, dont vous traitez vos employés et vos clients et la manière dont vous interagissez avec cette collectivité. C'est aussi une question d'engagement personnel.

Pour nos dons de charité, nous nous tournons vers nos employés afin qu'ils nous guident dans nos choix et sur les causes que nous devrions soutenir. Il existe tant d'oeuvres caritatives qui ont besoin et qui méritent d'être aidées. Malheureusement, nous devons faire des choix. Ainsi, nous avons accordé la priorité à l'éducation et aux soins de santé - facteurs importants pour la collectivité - ainsi qu'aux services sociaux, aux arts et à la culture.

Nous étudions les programmes et les secteurs auxquels nos employés contribuent et apportent leur soutien - leur engagement personnel envers la collectivité - à la fois en terme de temps et d'argent - et nous essayons de suivre leur exemple.

Et tout cela, les objectifs de notre Banque et les objectifs de nos employés, nous amène à la raison pour laquelle nous sommes ici aujourd'hui avec JVS.

Notre collaboration avec JVS - Désolé Ernie, mais c'est la véritable raison pour laquelle je suis ici aujourd'hui - au-delà de cet événement - notre partenariat avec JVS vise aussi à trouver pour les personnes avec un handicap des opportunités de travail à la Banque Scotia. Nous avons un excellent dossier à ce sujet - et nous avons d'excellentes expériences avec les employés que nous avons embauchés. Je sais que cela fait plutôt cliché - mais c'est vraiment une situation gagnant-gagnant. Des personnes de talent qui apportent une contribution positive au milieu de travail, à notre Banque et à notre collectivité.

Pour conclure, je répéterai comme je l'ai dit au début, que pour la Banque Scotia, la responsabilité sociale de l'entreprise, c'est une question de bon sens, quand nous pensons à nos priorités en tant qu'organisation. Pour toutes les entreprises, je pense que les attentes des différentes parties prenantes se sont accrues de façon considérable. C'est la réalité.

À la Banque Scotia, nous ne pensons pas uniquement à nos actionnaires, nous pensons également à nos clients, à nos employés et aux collectivités dans lesquelles nous vivons et travaillons. Nous procédons ainsi parce que c'est une question de bon sens - aussi pour les affaires. Nous procédons ainsi parce que c'est la bonne chose à faire. Et nous procédons ainsi parce que cela s'accorde avec les valeurs de notre organisation - et je pense que, pour les entreprises canadiennes, c'est la bonne direction à suivre.

Mesdames et messieurs, cela a été pour moi un plaisir. Merci de votre temps - merci de votre soutien à JVS et j'espère que vous apprécierez la suite du déjeuner.



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Allez à...
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