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Allocution de Rick Waugh
Président et chef de la direction
Prononcée à l'occasion de l'assemblée annuelle des actionnaires
à Halifax, Nouvelle-Écosse
«Nous sommes conscients qu'il nous incombe de nous mettre au service d'un cercle plus large de parties prenantes, c'est-à-dire pas seulement nos clients et actionnaires, mais également nos employés, de même que l'ensemble de la communauté. La santé et la vitalité de la Banque dépendent en effet étroitement du bien-être des membres des communautés que nous servons, au Canada comme à l'étranger.
C'est pourquoi nous sommes très sensibles aux questions que toutes ces parties prenantes considèrent importantes et qui sont plus ou moins directement liées aux différentes activités de la Banque. Je pense entre autres à la protection de l'environnement, à l'accès sans entrave et sans discrimination à l'emploi et aux services bancaires, ainsi qu'au financement des petites entreprises et au développement des collectivités.»
Seul le texte prononcé fait foi.
Merci Sabi et bonjour mesdames et messieurs - Monsieur le président du conseil. Je suis très heureux de me retrouver ici aujourd'hui, à Halifax, pour marquer la fin de ma première année comme chef de la direction de la Banque.
Aujourd'hui, j'aimerais vous parler des faits saillants de 2004 et vous faire part de nos priorités pour l'année à venir. À la Banque Scotia, c'est en termes très larges que nous définissons le succès. Pour nous, c'est une question d'équilibre entre les intérêts de tous nos principaux partenaires, et entre nos objectifs à court et à long terme. Or, mes commentaires porteront non seulement sur nos plans d'affaires et nos réalisations, mais aussi sur les objectifs des autres parties, mettant l'accent sur le travail que nous effectuons au sein des collectivités et, plus particulièrement, sur les efforts que nous déployons pour réaliser nos objectifs en ce qui a trait à nos responsabilités sociales.
Pour ce faire, nous devons exceller en matière de satisfaction de la clientèle, offrir des carrières enrichissantes à nos employés, contribuer au bien-être général des collectivités dans lesquelles nous faisons affaire - et, bien sûr, créer une valeur solide pour nos actionnaires à long terme.
Permettez-moi de commencer par les efforts que nous déployons dans le but de maintenir une croissance rentable et durable en jetant un coup d'œil sur notre stratégie de haut niveau. Dans l'ensemble de nos secteurs d'activité, nous avons focalisé notre énergie sur la création de relations plus approfondies avec nos clients, sur la maximisation de nos principales lignes de force et sur l'utilisation optimale du capital. Notre succès nous a démontré qu'il s'agissait d'une stratégie sûre. Or, elle continuera de guider les priorités de chacun de nos principaux secteurs d'activité en 2005.
Nous croyons que nos perspectives sont bonnes, car nous disposons de trois plateformes de croissance solides et distinctes sur lesquelles nous pouvons miser – soit le Réseau canadien, Scotia Capitaux et la division Opérations internationales, chacune d'entre elles ayant ses propres défis à relever et ses propres opportunités à saisir.
Regardons maintenant quelques-unes des priorités clés pour ces trois secteurs d'activité, qui sont tous appelés à réaliser des gains solides en 2005.
Commençons d'abord par le Réseau canadien – soit les services aux particuliers, les services aux entreprises et la gestion de patrimoine. Il continue d'afficher des résultats financiers stables – avec un revenu net de 1,1 milliard de dollars et un rendement des capitaux propres de 30,6 %.
Cette excellente performance se reflète aussi dans un bon nombre d'autres secteurs. La qualité de nos prêts aux particuliers demeure la plus élevée au Canada. Quant à nos services bancaires en ligne, ils se sont classés en première place dans un récent sondage mené par Watchfire GómezPro, un important organisme de recherche indépendant. Et, plus important encore, pour la cinquième année d'affilée, la Banque s'est classée première au Canada parmi ses principaux concurrents pour ce qui est de la qualité globale de son service clientèle.
Ce sont ces forces qui nous ont permis d'augmenter notre part de marché dans les secteurs crédit, épargne et placements. Elles étayent également nos efforts visant à approfondir nos relations client.
Nous continuons en même temps de nous concentrer sur l'acquisition de nouveaux clients.
Nous utilisons nos capacités d'analyse à la fine pointe de l'industrie pour cibler les segments de clientèle enclins à changer d'institution financière – c'est-à-dire des gens qui ont des besoins considérables en matière d'emprunt et qui sont en train d'établir leurs relations de placement. Nous essayons également de cibler les événements importants tels les naissances et les départs à la retraite.
Aussi, nous misons sur notre position de chef de file dans le secteur du crédit automobile indirect pour réaliser des ventes parallèles de produits bancaires. Nous avons également élargi nos vues sur les petites entreprises en établissant des alliances stratégiques et des partenariats avec quelque 20 organisations qui défendent les intérêts des petites entreprises, telles que les associations de pharmaciens et les syndicats agricoles.
Finalement, nous favorisons la croissance de notre clientèle par des campagnes de communication de masse à l'échelle nationale. Un bon exemple de cette initiative est notre campagne «Trouver l'argent». Notre partenariat avec le conseiller financier David Back donne un thème à cette campagne. Sa philosophie à l'égard de la gestion des finances cadre parfaitement avec notre approche pour aider nos clients courants à réaliser leurs objectifs financiers.
Nous sommes également bien placés pour développer notre clientèle de Gestion de patrimoine. Afin d'augmenter notre part du portefeuille des clients bien nantis, nous avons introduit un nouveau service de catégorie supérieure pour les clients de ScotiaMcLeod, soit le service Prestige – et nous avons créé un groupe intégré de planification financière et successorale pour l'appuyer.
Afin de développer nos activités et d'accroître notre clientèle de Gestion de patrimoine, nous misons sur notre position de chef de file dans le marché des fondations et des fiducies pour les particuliers et leurs familles. Nous prévoyons augmenter de 20 % le nombre de conseillers en placement de ScotiaMcLeod – notre division de courtage de détail – au cours des prochaines années. Nous comptons également étudier la possibilité de faire des acquisitions.
Passons maintenant à Scotia Capitaux. En 2004, notre revenu net a été de 854 millions de dollars et notre rendement des capitaux propres a été de 20,3 %.
Au Canada, nous sommes un courtier de plein exercice ainsi qu'un prêteur traditionnel et, pour tous les produits offerts ici, nous nous classons dans l'une des trois premières positions.
Aux États-Unis, nos efforts portent particulièrement sur l'approfondissement de relations fructueuses avec plus de 600 importants clients de longue date – la majorité desquels font partie des 1000 entreprises du palmarès Fortune.
Notre division Négociation internationale est également en forte croissance – le revenu net ayant progressé de 20 % annuellement au cours des cinq dernières années.
Afin d'améliorer encore davantage la qualité du crédit, nous avons mis en œuvre diverses initiatives, telles que l'utilisation étendue de la gestion du portefeuille de crédit et la réduction de l'ensemble des risques liés aux prêts, tout en continuant de viser à maintenir notre discipline de crédit.
En plus d'avoir amélioré notre discipline de crédit, nous avons aussi commencé à faire l'acquisition sélective de nouveaux clients. Nous avons eu du succès puisque nous avons attiré 70 nouveaux clients ayant une cote élevée de solvabilité au cours des 18 derniers mois, tout en augmentant le nombre de ventes parallèles de produits autres que les produits de crédit au Canada, aux États-Unis et, de plus en plus, au Mexique.
Nous tirons également profit de la demande croissante pour les produits de Négociation internationale en ciblant des clients investisseurs tels que les caisses de retraite, les fonds de couverture, et nos clients institutionnels traditionnels.
Le Mexique jouera un rôle de plus en plus important pour Scotia Capitaux dans la perspective de notre plateforme de banque de gros ALENA. Cette plateforme ALENA nous permettra de mieux servir nos clients dans l'ensemble du Canada, des États-Unis et du Mexique.
Nos efforts visant à élargir notre gamme de produits et à étoffer nos relations avec nos clients ont été couronnés de succès. Par exemple, nous sommes maintenant le principal fournisseur de papier commercial au Mexique.
Par ailleurs, notre relation avec Delphi Automotive, l'un des principaux fournisseurs de pièces automobiles au monde, avec lequel nous avons d'abord eu une relation de prêteur aux États-Unis qui s'est maintenant étendue au Mexique, où nous sommes leur banquier officiel, lui fournissant des facilités de trésorerie, de change et de paiement des fournisseurs.
De plus, nous mettons à profit nos spécialisations en matière de produits dérivés et de fusions et acquisitions à New York et à Toronto pour répondre à la demande grandissante pour ces produits et services au Mexique. De récentes opérations de produits dérivés ont été menées à bien pour des clients tels Cemex, le groupe cimentier d'envergure mondiale situé au Mexique, et Pemex, la société pétrolière nationale du Mexique.
Tournons-nous maintenant vers notre troisième plateforme de croissance, soit les Opérations internationales, dont le revenu net a été de 746 millions de dollars et le rendement des capitaux propres de 21,7 % en 2004. Cette division est présente dans plus de 40 pays et est répartie dans trois grandes régions géographiques : les Antilles; le Mexique, l'Amérique du Sud et l'Amérique centrale; et l'Asie.
Cette plateforme unique nous offre une importante opportunité de croissance. La plupart des marchés dans lesquels nous poursuivons nos activités ont un faible taux de pénétration et un profil démographique favorable.
Dans plusieurs de ces marchés, nous cherchons à développer la croissance organique grâce à un réalignement majeur de nos processus vente et service afin de nous permettre de mieux bâtir et renforcer nos relations avec nos clients.
Nous avons entamé ce processus au Mexique et avons obtenu d'excellents résultats. Au cours de la dernière année, nous avons réussi à obtenir une part de marché de 28 % pour le financement bancaire de nouveaux prêts automobiles et de 27 % pour les nouveaux prêts hypothécaires résidentiels.
Nous avons aussi beaucoup fait avancer les choses dans les Antilles et en Amérique centrale. Par exemple, l'implantation de la plateforme d'exploitation ScotiaGlobe est maintenant presque achevée. Les nouveaux procédés mis en place nous rendent encore bien plus efficients et nous permettent de fonctionner virtuellement sans papier dans nos succursales des Antilles. Ce nouveau mode de fonctionnement, combiné à d'autres innovations technologiques, accroîtra l'efficacité de nos systèmes et de nos processus d'exploitation, déjà très performants, ce qui ne peut que se traduire par des gains de productivité.
Nous avons de plus poursuivi nos efforts pour regrouper les fonctions de soutien. Il y a seulement cinq ans, nous avions 22 centres de données un peu partout dans cette région du monde. Or, nous sommes parvenus à réduire leur nombre à aussi peu que 8 grâce aux progrès des technologies de télécommunication, et nous comptons bien poursuivre nos efforts en ce sens. Ces exemples sont représentatifs de notre souci constant d'adopter les technologies les plus avancées afin d'améliorer notre productivité, notre efficacité et l'excellence de notre service clientèle.
L'excellence de nos processus administratifs et la qualité de notre service clientèle, particulièrement dans les Antilles et en Amérique latine, ont été saluées par plusieurs publications importantes, ce qui nous a valu le titre de meilleure banque des Antilles, du Mexique, de la République dominicaine et du Costa Rica. Nous avons en outre été désignés banque de l'année en Jamaïque et meilleure société multinationale au Chili. Ajoutons qu'au Mexique, nous sommes arrivés au premier rang de quatre sondages sur la qualité du service.
Qui plus est, pour développer encore davantage nos activités dans les pays où nous sommes présents, nous procédons à des acquisitions sélectives en vue d'accélérer notre croissance. Au cours des cinq dernières années, la démarche rigoureuse mais proactive qui nous a guidés pour effectuer nos acquisitions nous a grandement aidé à prendre de l'expansion. En 2004, 37 % des revenus tirés des Opérations internationales ont été générés par des entités acquises au cours des cinq dernières années.
Et au cours de l'année écoulée, nous avons continué de mettre l'accent sur les marchés à fort potentiel. Nous avons porté notre participation dans Scotiabank Inverlat à 97 %. Au Salvador, notre offre sur la totalité du capital de la Banco del Comercio a été accueillie favorablement. Nous avons actuellement l'aval de 97 % des actionnaires et nous nous attendons à pouvoir finaliser l'acquisition dans les prochains 30 à 60 jours, sous réserve de l'approbation des autorités de réglementation. Notre intention est de fusionner cette banque avec notre autre banque salvadorienne acquise en 1997. Ce faisant, nous accroîtrons substantiellement notre part de marché, qui sera portée à plus de 17 %.
Dans les prochaines années, nous resterons à l'affût d'autres occasions d'acquisition en Amérique latine. Nos plans d'expansion sont axés sur les marchés où nous sommes déjà établis, où nous pourrons nous développer sur de bonnes bases. En construisant sur les solides fondations et avec les gens déjà en place dans ces pays, nous pourrons faire d'importantes économies d'échelle et créer des synergies au niveau des revenus. Cette stratégie nous permettra par ailleurs de minimiser nos risques d'exploitation et de nous positionner plus avantageusement sur ces nouveaux marchés recelant d'exceptionnelles possibilités de profiter d'une croissance au-dessus de la moyenne.
Pour exploiter ce potentiel, il importe que le capital soit géré avec un maximum d'efficacité. C'est un ressort essentiel, et comme l'a souligné Sabi, sur ce terrain, nous sommes indubitablement en position de force. Notre capital réglementaire est solide et nos coefficients dépassent de loin les normes. Notre capitalisation boursière est considérable, puisque nous arrivons au deuxième rang des grandes banques canadiennes.
Ces importantes réserves de capital font que nous avons aussi une grande latitude non seulement pour envisager des acquisitions, comme je l'ai mentionné plus tôt, mais aussi pour investir davantage dans nos différentes filières et poursuivre diverses stratégies de croissance. Nous avons aussi la capacité de continuer à verser des dividendes, comme nous le faisons systématiquement depuis des années et des années. Soulignons pour terminer que nous pouvons nous servir du capital accumulé et continuer à racheter des actions et empêcher la dilution de notre capital, en plus d'accroître le bénéfice par action pour nos actionnaires actuels.
Tout cela étant dit, Monsieur le président du conseil, nous voyons les choses en face et sommes conscients qu'il y aura des défis à relever l'an prochain. Le dollar canadien fort, la vive concurrence et l'environnement économique plus difficile rendent nos objectifs moins évidents à atteindre. Quoi qu'il en soit, nous nous attendons à de bons taux de croissance dans tous nos secteurs d'activité en 2005, car nous croyons en nos stratégies et savons que nos gens ne manquent pas de talent.
En ce qui concerne le bénéfice par action, nous visons pour cette année une fourchette de 5 à 10 %, ce qui est un peu moins que l'an dernier, mais conforme à l'évolution de la conjoncture mondiale.
Pour le RCP, la fourchette de 17 à 20 % fixée pour cette année est supérieure à celle de l'an dernier. Nous continuons par ailleurs à viser un taux de productivité inférieur à 58 %.
Pour finir, sachez que nous maintiendrons nos coefficients de capital et nos cotes de crédit à un niveau élevé.
J'aurais une déclaration à faire en guise de conclusion : J'ai mentionné au début de mon intervention que nos visées ne se restreignent pas aux résultats d'exploitation et que nous voyons bien d'autres facettes à nos activités. Il est clair pour nous que le rôle de la Banque au sein de la communauté ne consiste pas seulement à aider nos clients à améliorer leur situation financière et à générer de la valeur pour nos actionnaires.
Nous sommes conscients qu'il nous incombe de nous mettre au service d'un cercle plus large de parties prenantes, c'est-à-dire pas seulement nos clients et actionnaires, mais également nos employés, de même que l'ensemble de la communauté. La santé et la vitalité de la Banque dépend en effet étroitement du bien-être des membres des communautés que nous servons, au Canada comme à l'étranger.
C'est pourquoi nous sommes très sensibles aux questions que toutes ces parties prenantes considèrent importantes et qui sont liées plus ou moins directement aux différentes activités de la Banque. Je pense entre autres à la protection de l'environnement, à l'accès sans entrave et sans discrimination à l'emploi et aux services bancaires, ainsi qu'au financement des petites entreprises et au développement des collectivités.
C'est un rôle que nous nous devons d'assumer dans la société et c'est une façon saine de faire des affaires, tant du point de vue de la Banque que de ses actionnaires.
En 2004, non seulement nous avons obtenu de bons résultats sur le plan comptable, mais nous avons aussi beaucoup progressé vers ces objectifs sociaux d'ordre plus général. À titre d'exemple, nos dons et activités de parrainage ont totalisé plus de 33 millions de dollars dans les domaines de la santé, de l'éducation, des arts et de la culture et des services sociaux, sans compter nos deux programmes axés sur le bénévolat, qui nous ont permis d'apporter un soutien financier aux initiatives de nos employés qui n'hésitent pas à donner de leur temps pour aider les autres.
Et en étant à l'écoute, en prêtant une oreille attentive à nos employés, nous avons haussé le niveau général de satisfaction du personnel, qui a été porté à 82 %, soit une augmentation de 2 %. Nous faisons aussi beaucoup d'efforts pour promouvoir la diversité dans notre entreprise, notamment en oeuvrant pour une plus large représentativité des femmes au sein de la haute direction, et nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. Nos efforts pour être un employeur de choix ont contribué à ce que nous figurions dans le palmarès des 50 meilleurs employeurs établi par le Report on Business Magazine ici au Canada (insistons sur le fait que nous sommes l'une des deux sociétés de plus de 10 000 employés à avoir été retenues!). Et nous nous sommes classés parmi les 50 meilleurs employeurs au Mexique et parmi les 20 meilleurs en Jamaïque.
Nous nous sommes en outre joints au Groupe de travail nord-américain sur les institutions financières parrainé par le Programme des Nations Unies pour l'environnement, dont le rôle est de promouvoir des pratiques financières viables dans une perspective à long terme d'un point de vue environnemental en Amérique du Nord. Nous avons aussi procédé à une analyse des politiques et des processus de la Banque en matière environnementale et à une évaluation générale des répercussions de nos activités sur l'environnement.
Au mois de janvier de cette année, dans le cadre d'un processus d'amélioration de la gestion des risques, nous avons par ailleurs adhéré aux Principes de l'Équateur, un ensemble de normes environnementales et sociales pour l'encadrement des banques dans leur participation au financement de projets de développement internationaux.
Nous appuyons l'initiative du gouvernement fédéral incitant les Canadiens à réduire d'une tonne les émissions de gaz à effet de serre qu'ils produisent, pour faire notre part dans l'important dossier des changements climatiques.
Ayant acquis une longue et fructueuse expérience des programmes de micro-crédit en Guyane et en Jamaïque, nous avons hâte de participer aux activités prévues en 2005 dans le cadre de l'Année internationale du micro-crédit décrétée par les Nations Unies.
Ces initiatives, ainsi que bien d'autres, sont exposées dans notre Déclaration sur la responsabilité sociale/Bilan des contributions communautaires, dont nous avons laissé un exemplaire sur votre siège avec le Rapport annuel. Pour notre équipe de direction et les membres du conseil, c'est un document incontournable, et je vous incite également à le conserver pour le consulter chez vous.
Monsieur le président du conseil, comme j'en ai déjà fait le constat, être banquier, c'est au fond travailler avec les gens, et j'entends par là aussi bien nos actionnaires, clients et employés que les collectivités.
Je tiens à souligner à quel point je suis fier de nos employés, qui sont à la source même de notre succès. L'année écoulée a été difficile pour nombre d'entre eux, surtout pour nos collègues des Antilles, une région du monde où nous sommes la principale institution bancaire – une région aussi qui a été ravagée par une série d'ouragans l'automne dernier. Grâce aux énormes efforts de notre équipe – et parfois malgré des pertes personnelles considérables – nos employés ont travaillé fort les uns pour les autres, de même que pour leurs clients, afin de passer à travers cette période très difficile.
Pour terminer, Monsieur le président du conseil, je tiens à vous remercier ainsi que tous les membres du conseil. J'ai pu, au cours des deux dernières années à titre de membre de la direction du conseil, et cette année à titre de chef de la direction, bénéficié de vos recommandations, ainsi que de celles des membres du conseil, comme individus et comme groupe. Je sais pertinemment que notre conseil a beaucoup d'ampleur, de profondeur et d'intégrité. Au nom de toute notre équipe de gestion, je remercie chacun d'entre vous pour vos conseils et votre prévoyance.
Mesdames et Messieurs, Monsieur le président du conseil, 2004 a comporté sa part de défis, mais ce fut aussi une année palpitante et gratifiante pour la Banque. Et grâce à notre équipe gagnante – nos talents sont aussi diversifiés que nos compétences sont grandes… je dirais même sans équivalent dans notre secteur – nous sommes sûrs de voler de succès en succès cette année encore. Merci.
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