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Allocution de Rick Waugh
Président et chef de la direction
Banque Scotia
Présentation devant Le Cercle Canadien de Montréal
Montréal (Québec)
Le 21 mars 2005
Portes ouvertes : occasions d'affaires et défis dans une économie mondiale en rapide évolution
«Même si les États-Unis demeureront toujours un partenaire incontournable avec lequel nous devrons nous efforcer d'entretenir de bonnes relations (…) il importe de diversifier nos partenaires commerciaux et nos marchés d'investissements.»
«Nous devons redoubler nos efforts pour saisir les occasions d'affaires stimulantes et bien réelles que recèlent les autres marchés, tout particulièrement ceux de l'Amérique latine et de la région Asie Pacifique, des régions fort prometteuses pour les entreprises canadiennes.»
«(…)Une migration importante des investissements vers ces marchés a déjà eu lieu.»
«Au Canada, on peut affirmer que nous nous sommes traînés les pieds, en général.»
«Ce qui me préoccupe, c'est que nous ne faisons pas preuve de la détermination voulue pour pénétrer ces marchés, comme le font pourtant de nombreux autres pays.»
Seul le texte prononcé fait foi.
Merci Russell (Goodman, Président du Cercle Canadien de Montréal) et bonjour mesdames et messieurs.
C'est un grand plaisir d'être parmi vous aujourd'hui et d'avoir l'occasion de prendre la parole ici même à Montréal, afin de vous parler des occasions d'affaires et des défis qui se présentent dans une économie mondiale en évolution rapide.
La Banque Scotia perpétue au Québec une longue et noble tradition. Elle a su répondre aux besoins des gens et des entreprises du Québec depuis plus de 116 ans. Lorsque la première succursale a ouvert ses portes rue Saint-Jacques à Montréal en 1888, c'était le seul endroit à l'extérieur des Maritimes où la banque exerçait ses activités.
Bien que notre banque soit l'une des plus petites banques canadiennes en termes de part de marché, nous sommes fiers d'occuper le deuxième rang en termes de capitalisation boursière. Notre réussite est attribuable à l'incomparable équipe de la Banque Scotia, à nos trois plateformes de croissance - Réseau canadien, Opérations internationales et Scotia Capitaux - ainsi qu'à notre division bancaire internationale tout à fait unique qui offre des occasions de croissance vraiment extraordinaires.
La Banque Scotia possède plus de 1 800 succursales et bureaux dans quelque 50 pays. Nous faisons affaire dans la plupart de ces pays en tant que banque multinationale, mais aussi en tant qu'importante banque locale offrant toute la gamme des services à ses clients, habituellement sous la dénomination sociale Scotiabank.
Notre banque a toujours su reconnaître l'importance des marchés internationaux et nous manifestons un vif intérêt particulièrement à l'endroit des régions des Antilles, de l'Amérique latine et de l'Asie, lesquelles régions sont à notre avis des marchés à haute croissance.
Notre présence en République Dominicaine remonte à plus de 80 ans, et à 115 ans en Jamaïque. Nous sommes la seule grande banque internationale dans quatre des sept pays de l'Amérique centrale : Panama, Costa Rica, El Salvador et Bélize.
Nous sommes une banque très importante au Mexique. En Asie, notre présence en Malaisie remonte à 30 ans; en Inde, à environ 20 ans. Et nous sommes en Chine depuis plus de 20 ans.
Tous ces marchés ont non seulement joué un rôle fondamental dans notre réussite actuelle, mais jouent aussi un rôle très important dans notre stratégie pour l'avenir.
Nous avons été aux premières loges pour observer les importantes transformations qui surviennent dans nombre de ces pays.
Je souhaite aujourd'hui vous parler de certaines des régions où nous faisons affaire, et d'occasions d'affaires pour les entreprises du Québec et pour les entreprises de l'ensemble du Canada. Je crois sincèrement que les marchés de l'Amérique latine et de l'Asie, particulièrement, recèlent des occasions d'affaires.
Comme le titre de mon allocution le suggère, le monde dans lequel nous évoluons est fondamentalement un monde aux portes ouvertes offrant d'extraordinaires occasions d'affaires, et ce, malgré les nombreux défis de l'économie mondiale, les différends bilatéraux en cours et certaines discordances commerciales multilatérales.
Les faiblesses et la stagnation des marchés fermés, mais aussi la vigueur et la croissance des marchés ouverts que nous avons pu observer, nous ont permis de reconnaître la valeur du commerce comme facteur de prospérité. Nous avons pu, au Canada, en faire directement l'expérience avec l'Accord du libre-échange nord-américain (ALENA), le bénéfice qu'en ont tiré toutes les parties prenantes ne faisant plus de doute.
Cela étant dit, je crois que le Canada et les sociétés canadiennes qui veulent croître doivent redoubler leurs efforts dès maintenant s'ils souhaitent profiter de l'ouverture des marchés.
Les récentes données tirées du Rapport sur la compétitivité du Forum économique mondial, selon lesquelles notre pays a glissé encore un peu plus bas au classement mondial, ne viennent que renforcer mon sentiment.
Permettez-moi maintenant de vous parler de l'économie mondiale, la toile de fond de mon allocution.
Dans l'ensemble, je fais preuve d'un optimisme prudent à l'égard de la prochaine année. La croissance sera soutenue à l'échelle mondiale, quoique nettement plus lente que l'année dernière.
Un certain nombre de facteurs m'incitent toutefois à la prudence : la compétitivité, les taux de change, le déficit commercial américain élevé, le faible taux d'épargne aux États-Unis, les litiges commerciaux en cours ainsi que le lourd fardeau que représente le coût élevé de l'énergie sur une économie mondiale qui en est largement tributaire.
Dans l'ensemble, les défis les plus grands auxquels les entreprises canadiennes doivent faire face peuvent se résumer ainsi : augmenter notre compétitivité, innover encore plus et accroître la production à valeur ajoutée.
Ces éléments sont déterminants si on souhaite maintenir une croissance intérieure forte et tirer parti des occasions qui se présentent dans les marchés internationaux clés.
Les rajustements auxquels nous devrons procéder au Canada seront plus difficiles en raison de l'appréciation de notre devise. La vigueur actuelle du dollar canadien - susceptible de prendre encore plus de valeur - forcera les entreprises à accroître la productivité en faisant les adaptations nécessaires, c'est-à-dire des rajustements comparables à ceux auxquels nous avions dû procéder au moment de la signature de l'ALENA, il y a plus de dix ans.
Plutôt que d'adopter une attitude pessimiste face à cette situation, il faut réaliser que ces rajustements ont cours dans un contexte économique relativement favorable.
Premièrement, comme je l'ai déjà mentionné, l'économie internationale poursuit sa croissance. On observe une croissance de l'économie dans plusieurs parties du monde, bien que l'on dénote une certaine léthargie dans la zone euro ainsi qu'au Japon, c'est-à-dire les marchés qui affichent traditionnellement une plus forte croissance.
Deuxièmement, l'inflation progresse, mais demeure néanmoins peu élevée; de façon générale, elle est maîtrisée, ici comme à l'étranger.
Troisièmement, les taux d'intérêt demeurent à de faibles niveaux historiques; emprunter pour les entreprises et les consommateurs n'est pas onéreux. Après six relèvements, le taux des fonds fédéraux américains n'est que de 2,5 %; la plupart des observateurs s'attendent à ce qu'on le relève incessamment à 2,75 %. La Banque du Canada a cessé de hausser le taux d'intérêt à un jour après que celui-ci eut atteint 2,5 %, taux qui demeure encore très près des niveaux les plus bas jamais enregistrés.
Quatrièmement, la vigueur des marchés des produits de base stimule fortement les activités liées aux ressources, non seulement ici au Québec, mais aussi dans l'Est et l'Ouest du pays.
Finalement, Ottawa affiche un solide bilan et ses surplus budgétaires sont largement imputés aux dépenses, ce qui stimule la croissance économique.
Avant d'aller plus loin, permettez-moi d'apporter une précision : partir à la conquête des marchés internationaux ne signifie pas négliger le marché canadien.
La Banque Scotia se considère avant tout comme une banque canadienne. Le Canada est et sera toujours au cœur de nos activités; notre banque continue d'ailleurs à y remporter beaucoup de succès. Nous réinvestissons sans cesse dans nos activités canadiennes, de manière à conserver notre position concurrentielle.
Cette façon de faire nous a permis de nous hisser au rang de leader au chapitre de la satisfaction de la clientèle et d'exporter notre savoir-faire pour conquérir d'autres marchés.
La Banque Scotia est solidement implantée dans le marché canadien et elle continue d'y occuper une place importante; elle est déterminée à miser sur le service à la clientèle et sur une meilleure gamme de produits. J'estime que la vitalité et le succès dans notre marché national constituent un point de départ - de fait le seul point de départ possible - pour affronter la concurrence internationale.
Le Canada présente aussi un défi pour nous, tout comme pour les entreprises qui cherchent à connaître une croissance au-dessus la moyenne.
Le Canada représente un marché parvenu à maturité, hautement concurrentiel et sa population croît aujourd'hui moins rapidement que par le passé. À l'échelle internationale, le Canada demeure un petit marché.
Nous n'avons donc d'autre choix que de nous tourner vers les marchés internationaux pour poursuivre notre expansion.
N'oublions pas que nos exportations représentent 40 % de notre produit intérieur brut (PIB), soit un pourcentage quatre fois plus élevé qu'aux États-Unis. Le niveau de vie de nombreux Canadiens est intimement lié au commerce et aux investissements effectués à l'extérieur du Canada.
En même temps, l'impact du commerce sur notre niveau de vie et l'ouverture relative de notre marché signifient que nous sommes plus vulnérables aux soubresauts de l'économie mondiale et, en particulier, de celle des États-Unis, notre principal marché d'exportation.
Même si les États-Unis demeureront toujours un partenaire incontournable avec lequel nous devrons nous efforcer d'entretenir de bonnes relations, nous avons atteint un stade - en fait, nous l'avons atteint depuis longtemps - où il importe de diversifier nos partenaires commerciaux et nos marchés d'investissements. En ce qui a trait à la croissance internationale, les États-Unis perdront en importance pendant que les marchés en développement et à haute croissance prendront leur envol.
Nous devons redoubler nos efforts pour saisir les occasions d'affaires stimulantes et bien réelles que recèlent les autres marchés, tout particulièrement ceux de l'Amérique latine et de la région Asie Pacifique, des régions fort prometteuses pour les entreprises canadiennes.
Je ne vous apprends rien. Une migration importante des investissements vers ces marchés a déjà eu lieu.
En fait, au cours de la dernière décennie, la croissance des investissements directs dans ces régions a été trois fois plus élevée que celle des investissements dans les pays du G-7.
Au Canada, on peut affirmer que nous nous sommes traîné les pieds, en général. Par exemple, les exportations de l'Australie vers la Chine sont approximativement deux fois plus élevées que celles du Canada, une comparaison que l'on peut raisonnablement faire puisque les économies du Canada et de l'Australie reposent sur l'exportation de produits de base similaires.
Ce qui me préoccupe, c'est que nous ne faisons pas preuve de la détermination voulue pour pénétrer ces marchés, comme le font tant d'autres pays. Le gouvernement partage cette inquiétude. En fait, cela explique en partie pourquoi le premier ministre Paul Martin s'est rendu en mission commerciale en Asie en janvier dernier.
Une performance macroéconomique améliorée, des réformes du secteur financier, une libéralisation des échanges, la privatisation et la déréglementation des années 1990 ont tous été des facteurs importants dans la relance d'économies telles que celles du Mexique, de la Chine, de l'Inde et de plusieurs autres.
Non seulement ces pays ont-ils connu des changements structuraux et institutionnels importants, mais la démographie et la croissance de leur population ont joué en leur faveur; voilà des raisons d'être optimistes.
Prenons l'exemple du Mexique. Il s'agit du pays qui possède de loin la population la plus jeune en Amérique du Nord : un âge médian d'à peine 22 ans, comparativement à 35 ans aux États-Unis et à 38 au Canada. Imaginez le potentiel pour l'avenir!
On prévoit qu'au Mexique, au cours des prochaines décennies, la croissance de la population active et la croissance économique demeureront largement au-dessus de celles du Canada et des États-Unis.
Les jeunes gens qui arriveront sur le marché du travail deviendront rapidement des consommateurs. Ils achèteront d'abord des grille-pain; par la suite, des téléphones cellulaires, des automobiles; puis, des maisons.
Ces dépenses, si elles sont bien gérées, alimenteront la croissance, stimuleront la création d'emplois et d'entreprises; s'ensuivra une plus grande prospérité.
L'optimisme que m'inspire le Mexique se fonde aussi sur la croissance de son secteur des services financiers.
Les marchés des services bancaires aux particuliers croissent rapidement : trois fois plus vite que l'économie en général! Cela se confirme plus précisément pour les prêts hypothécaires et les prêts personnels.
Et le potentiel de croissance est encore plus grand!
Le Mexique est un pays qui recourt peu aux services bancaires. Les prêts ne comptent que pour 20 % de son PIB, comparativement à plus de 70 % aux États-Unis et à près de 90 % au Canada.
Si on revient à l'image des portes ouvertes, l'économie mexicaine est celle qui nous ouvre sûrement le plus largement ses portes. Elle offre les occasions d'affaires les plus importantes et les plus immédiates. Espérons que la prochaine rencontre entre le premier ministre Martin, le président du Mexique, Vicente Fox, et le président des États-Unis, Georges Bush, au ranch de ce dernier au Texas, offrira des occasions d'affaires supplémentaires de nature à faciliter l'intégration de nos économies.
Dans les pays membres de l'ALENA, on a assisté au cours des dix dernières années à de grandes réussites commerciales. Toutefois, des signes récents démontrent que l'interdépendance commerciale est quelque peu en perte de vitesse en raison de la prépondérance accrue de pays comme la Chine, aussi bien du point de vue de la concurrence que de la consommation.
La révolution technologique dans les communications et la mobilité qui en découle signifient maintenant que vous devez quitter votre région ou votre pays aussi bien pour offrir que pour acheter un service. Par conséquent, l'Inde et l'Asie sont maintenant à la table, si l'on peut dire, et non plus à l'autre bout du monde.
Il importe donc de s'attarder plus attentivement aux marchés asiatiques.
Prenons le cas de l'Asie, et tout particulièrement de la Chine et de l'Inde. Ces deux pays sont devenus des puissances régionales et des moteurs de croissance mondiaux de plus en plus importants, et ce, très rapidement. En fait, nous croyons que la taille de ces économies surpassera bientôt celle de nations mieux développées.
Par exemple, en 2004, les ventes d'automobiles, un moteur de croissance, ont atteint des sommets en Chine. Même dans l'éventualité d'une croissance plus faible, la Chine est susceptible de devenir le deuxième marché de l'automobile d'ici à la fin de la décennie.
À quoi pense-t-on lorsqu'on imagine la Chine de demain? Sûrement pas à une bicyclette, ce puissant symbole socialiste de la dernière moitié du siècle précédent, mais plutôt à une automobile, un vrai symbole de richesse dans le monde occidental. Et je peux prédire qu'on verra, d'ici un an ou deux, des automobiles chinoises rouler sur les routes américaines.
Et que dire de l'Inde! Bien que le marché indien de l'automobile soit deux fois plus petit que celui de la Chine, il a connu une croissance plus rapide qu'en Chine l'an dernier. Ces deux pays réunis constituent le principal débouché de l'industrie automobile mondiale.
Dans quelque temps, la majeure partie, voire la totalité, des installations d'assemblage se retrouveront au Mexique, en Amérique latine, en Chine ou même en Europe de l'Est, là où la croissance et la demande de nouveaux produits seront les plus fortes.
Dans l'ensemble, je crois que d'ici cinq à dix ans les États-Unis seront considérés comme un marché de consommation mature de croissance lente qui perdra relativement de son importance par rapport à ces nouveaux marchés à croissance élevée.
Pour les entreprises canadiennes, cela représente un défi que nous devons transformer en occasion d'affaires. Dans ce contexte en évolution, les entreprises canadiennes à succès devront aller s'implanter dans ces régions. Elles devront aussi former des partenariats et des alliances afin de réduire leurs coûts.
Une forte concurrence limitera les perspectives de croissance à court terme. Toutefois, je suis confiant qu'au Québec et dans l'ensemble du pays, nous ne cesserons pas de mener à bien des restructurations importantes et d'effectuer les investissements stratégiques nécessaires à l'amélioration de notre productivité. Pourquoi? Parce que les gens font vraiment une différence et que les Canadiens ont la capacité de concurrencer. Nous continuerons donc de maintenir le cap ici au pays.
On retrouve également au Canada d'excellentes sociétés de calibre international; plusieurs de ces sociétés se trouvent au Québec. Elles ont appris à s'adapter aux défis de la concurrence internationale qui se posent ici même, tout en explorant les occasions qui se présentent à l'étranger. Il s'agit de sociétés telles que Quebecor, Pages Jaunes, BCE, Alcan, SNC-Lavalin, Power Corporation, CAE, entre autres, qui prennent de l'expansion et connaissent le succès dans les marchés étrangers et continueront de le faire.
N'oublions surtout pas qu'un dollar canadien fort renforce notre capacité à investir à l'étranger.
Le vrai défi pour le futur consiste à ce que les entreprises et les gouvernements appuient et stimulent la croissance.
La présence accrue et l'expansion de la Banque Scotia sur les marchés internationaux s'avèrent cruciales pour sa croissance à long terme. Permettez-moi de vous expliquer brièvement notre approche et la façon dont nous atteindrons nos buts.
Premièrement, nous tentons d'augmenter notre croissance à l'interne dans les marchés internationaux où nous sommes déjà présents. Pour ce faire, nous procédons à une restructuration de nos procédés de ventes et de service, de façon à créer et à approfondir nos relations avec nos clients et à traiter leur marché et leur clientèle de la même façon qu'ici au Canada.
Les efforts déployés en matière de service à la clientèle nous ont déjà permis de récolter des honneurs dans un bon nombre de pays. Ainsi, la Banque Scotia s'est vu décerner le titre de meilleure banque dans les Antilles, au Mexique, en République Dominicaine et au Costa Rica. En Jamaïque, la banque a récolté le titre de banque de l'année; au Chili, celui de meilleure société internationale.
Deuxièmement, nous continuons d'élargir nos secteurs d'activités complémentaires. Nous consacrons davantage d'énergie à la gestion de patrimoine et à l'assurance un domaine d'activité où les banques au Canada font malheureusement face à des contraintes réglementaires qui limitent sérieusement les efforts déployés dans nos réseaux de distribution. Au Québec, les caisses populaires ont reçu depuis 1999 l'autorisation de vendre de l'assurance dans leurs succursales, permettant ainsi une plus grande pénétration de segments encore mal servis, par exemple les foyers à revenus modestes.
La Banque Scotia a connu beaucoup de succès dans le secteur de l'assurance en Jamaïque et nous explorons actuellement diverses avenues afin d'élargir ce champ d'activité au Mexique ainsi que dans d'autres régions de l'Amérique centrale et dans les Antilles.
Nous nous concentrons également sur nos activités bancaires de gros afin de miser sur l'expertise que nous avons développée au Canada, aux États-Unis et au Mexique, expertise qui nous sert de tremplin pour les mêmes activités dans la zone ALENA. Nous sommes ainsi mieux en mesure de répondre plus efficacement aux besoins de notre clientèle, au Canada, aux États-Unis, comme au Mexique.
De plus, nous recherchons toujours des moyens nous permettant d'accroître notre efficience et de créer des économies d'échelle. Nous pouvons y parvenir en fusionnant et en mettant à jour nos activités bancaires de gros.
Il y a cinq ans à peine, nous possédions 24 différents centres informatiques pour répondre à nos besoins dans les Antilles et en Amérique latine. En 2004, nous avons ramené ce nombre à huit, et nous avons l'intention de le réduire encore. Les progrès spectaculaires réalisés en matière de technologies de télécommunication nous ont permis d'atteindre un tel résultat.
Enfin, nous procédons à des acquisitions ciblées afin d'accélérer notre croissance.
Nous attendons actuellement les approbations réglementaires afin de finaliser l'acquisition de Banco del Comercio, la troisième banque en importance au Salvador. Cette fusion fera passer notre part de marché à plus de 17 %. Et nous demeurons à l'affût d'autres occasions d'acquisition.
Notre division Opérations internationales a réalisé près de 750 millions $ de revenus nets l'an dernier, ce qui équivaut à près de 30 % de l'ensemble de nos revenus.
Mesdames et messieurs, pour conclure, j'estime qu'il ne fait aucun doute que la mondialisation et les occasions d'affaires créées par une ouverture croissante des marchés représentent un moyen essentiel pour assurer notre croissance et augmenter notre rentabilité.
Pour la Banque Scotia, l'expansion sur les marchés internationaux constitue un tremplin incontournable pour nous permettre d'alimenter notre succès. Je crois que les sociétés canadiennes ont devant elles d'extraordinaires occasions de croissance.
Mesdames et messieurs, je vous remercie de votre attention.
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