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Allocution de Luc Vanneste
Vice-président à la direction et chef des affaires financières de la Banque Scotia
Prononcée à l'occasion de l'assemblée annuelle des actionnaires à à Edmonton (Alberta)
Le 4 mars 2008
Seul le texte prononcé fait foi.
Monsieur le Président, je vous remercie et je tiens à souhaiter la bienvenue aux personnes qui sont présentes aujourd'hui. Je voudrais tout d'abord vous dire combien je suis heureux d'être ici à Edmonton.
Je prendrai d'abord quelques minutes pour commenter certains faits saillants des résultats financiers pour l'exercice 2007 et je donnerai un bref aperçu des résultats du premier trimestre de 2008.
Avant de commencer, je tiens à vous aviser que certaines des remarques faites aujourd'hui pourraient comporter des déclarations prospectives concernant les objectifs, les intentions et les estimations de la Banque. Et j'aimerais vous mettre en garde que les résultats réels pourraient différer sensiblement des résultats qui feront l'objet de notre discussion aujourd'hui.
C'est avec grand plaisir que je vous présente les résultats de la Banque pour l'exercice 2007. Cette année encore, nous avons enregistré des résultats records et nous avons atteint ou dépassé tous nos objectifs financiers.
Le bénéfice par action s'est établi à 4,01 $, une hausse de 13 pour cent par rapport à 3,55 $ en 2006. Nous avons fait mieux que notre objectif de 7 à 12 pour cent et il s'agit d'une croissance à deux chiffres du bénéfice par action pour la cinquième année de suite.
Notre rendement des capitaux propres s'est élevé à 22 pour cent, c'est-à-dire dans la portion supérieure de notre fourchette cible de 20 à 23 pour cent.
Notre ratio de productivité s'est bonifié de 160 points de base par rapport à 2006 pour s'établir à 53,7 pour cent, ce qui est mieux que notre objectif visant à rester sous la barre des 58 pour cent et le meilleur résultat de toutes les banques canadiennes.
Notre levier d'exploitation a été favorable comparativement à 2006. Cette mesure est un important indicateur de notre capacité à engendrer de nouveaux revenus.
Le levier d'exploitation mesure le taux relatif de la croissance des revenus par rapport à la croissance des frais. Nos résultats à cet égard montrent que nous sommes sur la bonne voie dans ce domaine.
En 2007, le bénéfice enregistré par la Banque s'est inscrit dans l'excellente croissance continue du bénéfice des dix dernières années.
Depuis 1997, le taux de croissance annuel composé du bénéfice s'élève à 13,2 pour cent.
En 2007, nous avons enregistré une croissance générale et diversifiée qui cadre avec notre priorité visant à générer une croissance soutenue des revenus.
Notre solide rendement au chapitre du bénéfice est attribuable à la ferme croissance de l'actif de même qu'à l'incidence favorable des acquisitions récentes et de la bonne qualité du crédit.
Nous avons continué à enregistrer un bénéfice malgré les conditions difficiles, notamment une contraction de la marge nette d'intérêts, l'incidence négative de l'appréciation du dollar canadien et les frais plus élevés, fortement attribuables aux acquisitions et aux mesures d'accroissement des revenus.
Comme je l'ai mentionné, un rendement très solide pour l'exercice et des résultats excellents dans l'ensemble.
La solide augmentation du bénéfice en 2007 nous a permis de poursuivre l'augmentation soutenue du dividende.
Durant l'exercice, les actionnaires ont eu droit à deux augmentations du dividende, lequel a connu une hausse de 16 pour cent par rapport à 2006.
Comme l'indique la diapositive, la croissance du dividende a été soutenue au cours des dix dernières années, à un taux annuel composé de 16,7 pour cent.
En outre, le dividende a plus que doublé depuis 2003.
Nous affichons un excellent parcours pour ce qui est du dividende, tout en ayant pu préserver la force de notre capital et notre capacité de réinvestissement dans nos activités.
L'importance d'un solide capital de base est indéniable.
La force de notre gestion du capital profite à nos actionnaires, à nos clients et à nos employés. Elle contribue au soutien de nos cotes de crédit élevées ainsi qu'à l'amélioration du rendement pour les actionnaires grâce l'accroissement du dividende.
Notre solide capital nous permet de soutenir la priorité stratégique que nous accordons à la croissance soutenue du revenu, tant à l'interne que par des acquisitions.
La situation de notre capital demeure solide selon les normes canadiennes et internationales et nos activités continuent de générer un capital appréciable.
L'avoir corporel des porteurs d'actions ordinaires, une mesure clé de la solidité du capital, s'élevait à 7,2 pour cent au 31 octobre 2007 tandis que notre ratio de capital de catégorie 1, à 9,3 pour cent, excédait largement les exigences réglementaires.
Dans l'ensemble, la qualité de notre portefeuille de crédit est demeurée élevée en 2007. La provision totale pour créances irrécouvrables a été de 270 millions de dollars, elle était de 216 millions de dollars l'an dernier.
Les provisions spécifiques pour pertes sur créances ont augmenté de 19 millions de dollars par rapport à 2006, principalement en raison de la croissance du portefeuille - alors que la provision générale pour pertes sur créances a été réduite de 25 millions de dollars.
En 2007, tous les secteurs d'activité ont enregistré des bénéfices records et, pour la deuxième année de suite, chacun d'eux a contribué pour plus de 1 milliard de dollars de bénéfice net annuel.
Le Réseau canadien a connu une année particulièrement solide, son bénéfice ayant grimpé de 21 pour cent. L'importante croissance de l'actif et des dépôts a découlé d'une bonne croissance du revenu brut, en dépit de l'incidence négative de la contraction des marges.
Le bénéfice des Opérations internationales a augmenté de 17 pour cent en raison d'une forte croissance interne et des nouvelles acquisitions - particulièrement au Pérou et au Costa Rica.
Scotia Capitaux a enregistré des résultats solides dans l'ensemble dans les activités de négociation et de banque d'investissement. Ces résultats - jumelés à un nombre plus élevé de recouvrements - ont plus que compensé les conditions difficiles du quatrième trimestre.
Jetons un coup d'œil plus attentif à chacun des secteurs d'activité …
D'abord, le Réseau canadien : il a dégagé un bénéfice net de 1,55 milliard de dollars, soit une hausse de 21 pour cent par rapport au dernier exercice, notamment en raison du gain provenant de la restructuration mondiale de VISA. Hormis ce gain, la hausse du bénéfice a tout de même été appréciable, soit 14 pour cent.
Nous avons affiché une solide croissance des revenus dans les secteurs de la clientèle privée, des services aux petites entreprises et des services aux entreprises.
Notre secteur de la gestion de patrimoine a également dégagé d'excellents résultats, les revenus ayant atteint un niveau record en 2007.
La croissance moyenne de l'actif a été de 13 pour cent pour le Réseau canadien.
Notre croissance générale s'est traduite par un fort accroissement de la part de marché, particulièrement pour ce qui est des prêts hypothécaires à l'habitation, des dépôts à terme des particuliers et des fonds communs de placement.
La forte croissance des prêts hypothécaires aux particuliers et la solide croissance des prêts aux particuliers et des dépôts personnels ont été partiellement annulées par la contraction de la marge d'intérêts.
Nous avons gardé bien en main les dotations aux provisions pour pertes sur créances.
L'accroissement des frais au cours de l'exercice est largement attribuable aux initiatives visant à augmenter les revenus futurs - notamment l'établissement de 35 nouvelles succursales de même que l'embauche de conseillers financiers et de préposés à la clientèle supplémentaires.
Nous avons continué d'établir la notoriété de notre marque par le truchement d'un partenariat avec Cinéplex Entertainment pour le lancement de notre programme de récompenses axé sur le divertissement SCÈNE, des partenariats avec la Ligue Nationale de Hockey et son Association des joueurs et de la commandite de l'émission d'avant match de Hockey Night in Canada de la CBC.
Scotia Capitaux a également enregistré un bénéfice net record en 2007, en hausse de 6 pour cent par rapport au dernier exercice - un très solide résultat, particulièrement si l'on tient compte des conditions de marché difficiles durant le quatrième trimestre - et de l'incidence négative de la conversion des devises.
Ses flux de revenus variés ont été une force déterminante dans le contexte d'incertitude des marchés, ses produits d'exploitation ayant crû de 3 pour cent.
Nous avons profité des conditions de crédit favorables pendant presque toute l'année, ce qui nous a encore permis de réaliser des recouvrements nets de pertes sur prêts en 2007. Nous avons également enregistré un gain à la vente de nos activités d'indices obligataires.
L'actif moyen a augmenté de 17 pour cent.
Pour la cinquième année d'affilée, l'équipe des produits dérivés de Scotia Capitaux s'est classée première au Canada dans le cadre d'une étude de marché indépendante. Nous avons aussi été nommés «meilleure banque de change» au Canada pour la troisième année de suite par le magazine Global Finance.
Opérations internationales a dégagé un bénéfice net record de 1,2 milliard de dollars en 2007, une hausse importante de 17 pour cent par rapport à 2006, et ce malgré l'incidence négative de l'appréciation du dollar canadien.
Les sources de revenu du secteur Opérations internationales ont été plus diversifiées en 2007. Outre les revenus de la Banque Scotia au Mexique, les autres régions ont fourni un apport accru, principalement en raison des acquisitions récentes.
La forte croissance interne de l'actif et les acquisitions ont donné lieu à une augmentation des revenus - et la qualité du crédit est demeurée stable.
C'est des Antilles et de l'Amérique centrale que proviennent les plus importantes contributions à la croissance des revenus ainsi que des effets sur tout un exercice de nos acquisitions au Pérou.
Les résultats obtenus dans les Antilles et en Amérique centrale ont été soutenus par l'impact de nos acquisitions au Costa Rica, en République dominicaine et en Jamaïque, de même que par la solide croissance interne des prêts et les revenus plus élevés tirés des activités de carte de crédit.
De plus, nous avons été nommé «meilleure banque» au Costa Rica par le magazine Global Finance et «banque de l'année» au Costa Rica, à Trinité et Tobago et dans les Îles Turks et Caicos par le magazine The Banker.
En somme, nous avons été en mesure d'obtenir de solides résultats et d'atteindre ou de surpasser tous nos principaux objectifs financiers - tous les secteurs d'activité ayant enregistré des revenus records.
Nous avons également été en mesure de maintenir notre excellent rendement pour les actionnaires.
Pour les cinq dernières années, la moyenne du rendement annuel composé des actions de la Banque s'est établie à 22 pour cent, et à 17 pour cent pour les dix dernières années.
Grâce à notre excellent parcours au titre de la croissance du dividende et de l'appréciation du cours de l'action, nos actionnaires ont obtenu des rendements annuels positifs durant 13 années d'affilée - soit le meilleur résultat de toutes les grandes banques canadiennes.
En ce qui concerne 2008, bien que nous nous attendions à ce que le premier trimestre soit difficile, il a été plus faible que prévu, principalement en raison de la volatilité importante des marchés financiers mondiaux.
Nous avons enregistré une solide croissance de nos activités de base au sein du Réseau canadien et des Opérations internationales, mais la volatilité des marchés a influé négativement sur les résultats de Scotia Capitaux.
Nos résultats ont été annoncés ce matin. En voici un aperçu :
- Notre BPA a été de 0,82 $, par rapport à 1,01 $ à la même période il y a un an;
- Notre bénéfice net s'est établi à 835 millions de dollars, comparativement à 1 020 millions de dollars;
- Notre RCP a été de 18,3 pour cent - par rapport à 22,1 pour cent au T1 de 2007; et
- Notre ratio de productivité s'est situé à 56,5 pour cent, comparativement à 53,6 pour cent.
Même si les résultats du premier trimestre rendront plus difficile l'atteinte de nos cibles financières pour 2008, nous maintenons le cap sur les objectifs que nous avons fixés au début de l'exercice et nous nous efforcerons de les atteindre.
Dans l'ensemble, Monsieur le président, Mesdames et Messieurs, 2007 a été une année solide.
Au cours du présent exercice, nous affrontons les difficultés que représente la volatilité des marchés en continuant à investir dans les occasions porteuses de croissance du revenu, à mettre l'accent, comme toujours, sur le contrôle des frais et à respecter notre engagement à mettre en oeuvre notre stratégie.
Et maintenant, j'aimerais laisser la parole au président et chef de la direction. Mesdames et Messieurs, accueillons Rick Waugh.
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