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Balado n° 13

Planifiez les études universitaires de vos enfants

Traduction de l'entrevue que Fred Ketchen a réalisée avec Howard Kabot.

Fred Ketchen : Bonjour et bienvenue à notre balado Trouver l'argent. Je suis Fred Ketchen, directeur des opérations sur actions chez Scotia Capitaux. Au cours de nos balados mensuels, j'aurai l'occasion de m'entretenir avec des experts de la Banque Scotia qui vous prodigueront de judicieux conseils pour vous permettre de tirer le meilleur parti de vos finances personnelles. Nous discuterons également de stratégies pour vous aider à aller de l'avant financièrement.

Ce mois-ci, nous parlerons des régimes enregistrés d’épargne-études (REEE), un bon moyen d’épargner en vue des études postsecondaires de vos enfants, ainsi que de la Subvention canadienne pour l’épargne-études, pouvant atteindre jusqu’à 20 % de vos cotisations. Nous recevons M. Howard Kabot, premier directeur national, Planification financière, qui nous expliquera les avantages des REEE.

De nos jours, le coût des études est de plus en plus élevé et les familles subissent de multiples pressions concernant l’usage de leurs revenus. Par conséquent, la plupart des parents ont de la difficulté à épargner pour financer les études postsecondaires de leurs enfants. Dites-nous, Howard, quelle est la meilleure façon d’aborder la question ici, au Canada?

Howard Kabot : Un régime enregistré d’épargne-études (REEE) constitue le meilleur point de départ pour financer les études postsecondaires d’un enfant. Lorsqu’un enfant aujourd’hui âgé de trois ans sera prêt à étudier au collège ou à l’université, il pourrait bien en coûter 25 000 $ pour couvrir les frais de scolarité, l’achat des livres et les autres dépenses associées à un programme d’études de 4 ans et pratiquement 70 000 $ si l’étudiant n’habite pas chez ses parents. Voilà pourquoi existent les régimes enregistrés d’épargne-études. Ce sont des régimes avantageux sur le plan fiscal qui ont été conçus pour permettre la croissance à long terme de l’épargne-études à l’abri de l’impôt. Bien que les cotisations REEE ne donnent pas lieu à une déduction fiscale, comme le font par exemple les cotisations RER, elles bénéficient néanmoins des effets de la capitalisation à l’abri de l’impôt et fructifient jusqu’à ce que l’enfant soit prêt à aller à temps plein au collège, à l’université ou à tout autre établissement d’enseignement postsecondaire.

F.K. : Combien les familles peuvent-elles cotiser à un REEE?

H.K. : Auparavant, la cotisation annuelle maximale se chiffrait à 4 000 $ par enfant, mais cette limite annuelle a été abolie dans le plus récent budget fédéral et maintenant, c’est un plafond viager de 50 000 $ qui s’applique à chaque enfant. De cette façon, les cotisations REEE peuvent être effectuées en tout temps, jusqu’à ce que l’enfant soit prêt à entreprendre des études postsecondaires. Par exemple, disons qu’un parent effectue une cotisation de 2 500 $ par année au REEE de son enfant; voilà qui représente environ 200 $ par mois. Si les cotisations s’accumulent dès la naissance de l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de dix-huit ans, elles totaliseront ainsi près de 45 000 $. Et si l’on suppose un rendement annuel de 7 %, la valeur du régime, incluant les gains accumulés, s’élèvera à plus de 89 000 $. Le résultat est plutôt impressionnant… et même si un parent ne cotise que 100,00 $ par mois au régime de son enfant, cette somme pourra fructifier à l’abri de l’impôt pour atteindre 43 000 $ au bout de dix-huit ans. Il est important de noter que n’importe qui peut ouvrir un REEE : un parent, un grand-parent, un proche, un ami, etc. Cette personne peut opter pour un REEE individuel destiné à un seul bénéficiaire ou pour un REEE familial destiné à tous les enfants d’une famille. Dans le cas des REEE familiaux, chaque souscripteur (parent, grand-parent ou autre) doit cependant être uni par les liens du sang ou de l’adoption à chaque bénéficiaire.

F. K. : Parlons maintenant du gouvernement. Pourriez-vous nous en dire plus sur la contribution offerte par le gouvernement, la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE)?

H.K. : Bien sûr, car c’est très important d’en parler. Il s’agit d’une aide financière offerte par le gouvernement fédéral à tous les enfants admissibles pour réduire le coût de leurs études universitaires. Toute personne ayant un REEE, où des cotisations sont effectuées, peut en bénéficier. En peu de mots, voici comment cela fonctionne : le gouvernement verse une somme équivalent à 20 % des cotisations effectuées par le parent, le grand-parent ou tout autre souscripteur, à concurrence de 20 % de 2 500 $ par année. Suivant le revenu familial annuel net, une contribution supplémentaire peut également être versée sur la première tranche de 500 $ cotisée au régime.

F.K. : Je suppose que cette contribution supplémentaire est disponible pour venir en aide aux familles à faible revenu.

H.K. : Effectivement, c’est le but de cette contribution supplémentaire. Le montant disponible pour les familles à faible revenu s’applique à la première tranche de 500 $ cotisée à un REEE. Par exemple, pour les familles dont le revenu est inférieur à 37 000 $, les enfants ont bien sûr droit à la Subvention canadienne pour l’épargne-études de base de 20 %, mais en plus, ils reçoivent une contribution supplémentaire de 20 % sur la première tranche de 500 $. Pour les familles dont le revenu est de 37 000 $ à 74 000 $, les enfants ont droit à la subvention de base de 20 %, plus une contribution supplémentaire de 10 % sur un maximum de 500 $.

F.K. : Howard, je suis certain que bien des gens se demandent ce qui se produit avec un REEE lorsque son bénéficiaire décide ne pas entreprendre d’études postsecondaires.

H.K. : Voilà une question qui revient très souvent et qui inquiète certains souscripteurs. Il est important de noter que les sommes versées dans un régime enregistré d’épargne-études appartiennent réellement au souscripteur, c’est-à-dire au parent, au grand-parent ou à toute autre personne qui effectue les cotisations. Par ailleurs, si le bénéficiaire ne fait pas d’études postsecondaires, le souscripteur peut choisir un autre bénéficiaire, par exemple un autre enfant ou petit-enfant à qui les sommes accumulées dans le régime pourraient être utiles. Le souscripteur peut également retirer les fonds investis sans avoir à payer d’impôt. Donc toute cotisation au régime peut toujours être retirée sans problème. De plus, le souscripteur peut retirer le revenu d’intérêt dégagé par le régime, mais ce revenu sera soumis au taux d’imposition marginal, plus habituellement 20 % en guise de pénalité. Enfin, le souscripteur peut transférer le revenu du REEE dans son RER, à condition que les droits de cotisation inutilisés le permettent. Il faut cependant souligner que lorsqu’un retrait d’un REEE a d’autres fins que de financer des études, toutes les subventions gouvernementales reçues doivent être remboursées. Donc ces sommes ne vont ni au souscripteur, ni au bénéficiaire.

F.K. : Maintenant, pourriez-vous nous dire comment présenter une demande d’établissement de régime enregistré d’épargne-études et de Subvention canadienne pour l’épargne-études?

H.K. : Le plus simple est de vous rendre à votre succursale; un représentant pourra mettre en place un compte REEE pour le bénéficiaire de votre choix et certainement vous aider à présenter une demande de Subvention canadienne pour l’épargne-études.

F.K. : J’aurais bien aimé qu’une telle solution existe quand j’avais l’âge de songer à ce que je voudrais faire pour le restant de mes jours et à quelles études poursuivre.

Howard, je vous remercie de nous avoir expliqué le fonctionnement des régimes enregistrés d’épargne-études et de la Subvention canadienne pour l’épargne-études et je remercie également tous nos auditeurs de leur présence. J’espère vous retrouver à notre prochain balado. Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à passer à la succursale Scotia la plus près. Nous serons heureux de vous rencontrer.



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