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Balado n° 12

Les petites entreprises et l'économie canadienne

Traduction de l'entrevue que Fred Ketchen a réalisé avec Aron Gampel et Kyle McNamara.

Fred Ketchen : Bonjour et bienvenue à notre balado Trouver l'argent. Je suis Fred Ketchen, directeur des opérations sur actions chez ScotiaMcLeod. Au cours de nos balados mensuels, j'aurai l'occasion de m'entretenir avec des experts de la Banque Scotia qui vous prodigueront de judicieux conseils pour vous permettre de tirer le meilleur parti de vos finances personnelles. Nous discuterons également de stratégies pour vous aider à aller de l'avant financièrement.

Dans ce balado, nous examinerons la conjoncture économique au Canada et plus particulièrement son incidence sur les petites et moyennes entreprises. Nous discuterons également des points importants à considérer lorsque l'on songe à se lancer en affaires. Je reçois aujourd'hui Aron Gampel, vice-président et économiste en chef délégué à la Banque Scotia, et Kyle McNamara, chef, Petites entreprises. Aron, j'aimerais débuter en vous demandant simplement comment se porte l'économie canadienne en cette période estivale.

Aron Gampel : Je trouve que notre économie est saine - ni trop forte, ni trop faible - que le contexte global est favorable. Certaines régions de l'Ouest affichent de solides résultats tandis que d'autres, dans le centre du pays, démontrent une croissance mitigée. Mais dans l'ensemble, la conjoncture présente de bonnes perspectives.

Fred Ketchen : Et qu'en est-il des marchés internationaux? Quelles sont les perspectives mondiales à la lumière des événements qui façonnent le paysage économique?

A.G. : Du point de vue canadien, il ne faut pas oublier que l'essor que connaît le secteur des produits de base - et dont l'effet monstre se fait sentir sur l'économie de toutes les régions du pays - est attribuable au boom spectaculaire auquel nous assistons dans certains pays émergents, en Chine, en Inde, dans le sud-est de l'Asie et au Brésil. De fait, de nombreuses économies émergentes affichent d'excellents rendements, ce qui a eu pour effet de multiplier les nouvelles occasions d'affaires pour nos entreprises.

F.K. : J'aimerais revenir à notre économie locale. Que faut-il conclure de la vigueur du dollar canadien?

A.G. : Vous ne vous en plaindrez sûrement pas, Fred. Sauf si vous exportiez de la marchandise, car vous seriez un peu désavantagé. Mais pour les nombreux Canadiens qui importent des biens, la vigueur du huard aura un effet bénéfique. Cela vaut particulièrement pour les petites entreprises qui acquièrent de nombreux biens et équipements provenant de l'étranger. Mais, il faut surtout en conclure que le dollar américain perd du lustre au profit du huard, non seulement sous l'effet de la vigueur du secteur des produits de base, mais aussi en raison de la saine gestion dont jouit le Canada.

F.K. : Donc, compte tenu de la conjoncture économique du Canada et de la vigueur de notre dollar, comment évaluez-vous les perspectives pour les petites et moyennes entreprises? Excellentes, bonnes ou plutôt moyennes?

A.G. : Une fois de plus, on se retrouve en zone grise, mais je dirais que l'avenir s'annonce favorable. Comme l'économie affiche une croissance soutenue, et malgré les écarts de rendement entre les régions et les divers secteurs, nous observons une vigueur sous-jacente, particulièrement dans les secteurs des services qui s'imposent davantage comme moteur de croissance et de création d'emplois au détriment des secteurs manufacturier et des ressources. Comme toutes les régions affichent des données sur l'emploi positives, je crois que les perspectives d'avenir s'annoncent encourageantes.

F.K. : Selon vous, quels sont les défis auxquels les petites et moyennes entreprises devront faire face à court terme?

A.G. : Le contrôle des coûts posera un défi de taille, même si la vigueur du dollar contribuera à atténuer l'inflation qui pourrait résulter de la hausse des coûts des denrées, de l'énergie et du transport ainsi que du resserrement de la réglementation en matière d'environnement. Bien entendu, le coût de la main-d'œuvre demeure le point sensible et constituera vraisemblablement le plus grand défi à relever.

F.K. : Parlant de main-d'œuvre, la pénurie de main-d'œuvre dont on parle est-elle bien réelle? Le problème touche-t-il seulement l'Ouest canadien? Aussi, comment les entreprises et les gouvernements réagissent-ils à ce problème d'une importance cruciale?

A.G. : Vous savez, Fred, la pénurie de main-d'œuvre constitue un problème d'envergure internationale, pas seulement locale ou régionale. Voilà l'un des défis que devront surmonter les petites et moyennes entreprises canadiennes durant une longue période. Comme des travailleurs de partout au pays quittent leur emploi pour profiter de la manne dans les centres urbains des provinces de l'Ouest (ou de l'Est dans certains cas), nous devons faire face à un manque de ressources généralisé. Sans compter qu'une vive concurrence caractérise le monde du travail actuel. En termes de migration interne, on constate que de nombreux Canadiens déménagent à l'ouest du pays. Par ailleurs, nous accueillons un très grand nombre d'immigrants. Bien que la majorité d'entre eux s'installe dans la région centrale du Canada, de plus en plus de nouveaux arrivants se déplacent vers l'ouest, attirés par ces régions en forte croissance.

F.K. : Comment voyez-vous les perspectives pour le démarrage de petites entreprises au Canada?

A.G. : Je crois qu'il y aura plus de défis… mais aussi plus d'occasions. Nous remarquons une tendance dans l'ensemble du pays, dans presque toutes les provinces… avec les immigrants qui arrivent au pays pour combler les postes disponibles… le nombre de démarrages d'entreprise évolue à la hausse.

F.K. : Puisque nous parlons de démarrage de petite entreprise, dites-moi, Kyle, quelles sont les étapes à suivre si l'on souhaite se lancer en affaires?

Kyle McNamara : Il faudrait d'abord mettre son plan de gestion par écrit. Pas besoin de rédiger un document compliqué. Nous recommandons de présenter les renseignements simplement, dans un maximum de huit à dix pages.

F.K. : Pourquoi est-ce si important de rédiger un plan de gestion?

K.M. : Pour diverses raisons. Un plan de gestion vous permet de garder le cap sur vos objectifs. Il permet également à toutes les parties prenantes de votre entreprise, notamment vos partenaires, vos employés, vos conseillers, votre comptable et votre avocat, de se concentrer sur leurs objectifs. En outre, un plan de gestion vous aide à prévoir et à prévenir des problèmes éventuels et à résoudre les situations difficiles auxquelles vous êtes confronté. Enfin, le plan de gestion est un outil précieux lorsque vous cherchez du financement auprès d'une institution bancaire.

F.K. : On pourrait donc dire qu'un plan de gestion s'apparente à une carte routière. Vous connaissez votre point de départ et votre destination. Votre plan vous aide à vous rendre à destination.

K.M. : Absolument. Comme le dit la maxime : «Celui qui ne planifie pas planifie son échec.»

F.K. : Que devrait comprendre un plan de gestion? Pouvez-vous nous en dire plus sur les principaux aspects?

K.M. : Habituellement, un plan de gestion comporte deux aspects. Le premier consiste en une description qualitative de l'entreprise : son fonctionnement, son emplacement, son marché, la concurrence, la clientèle cible et les stratégies de vente et de mise en marché des produits ou services. Le deuxième aspect touche les questions financières et les états financiers prévisionnels de l'entreprise.

F.K. : Et en ce qui concerne le financement de l'entreprise, comment faut-il procéder?

K.M. : Il existe deux principaux modes de financement. Tout d'abord, l'apport de capitaux, qu'il s'agisse de vos avoirs personnels injectés dans votre entreprise ou de ceux d'autres investisseurs, et l'emprunt offert sous plusieurs formes. Vous pouvez demander du financement bancaire ou profiter des programmes de prêts gouvernementaux. Vous pouvez également vous tourner vers le financement offert par les fournisseurs auprès desquels vous acquérrez de l'équipement ou des stocks.

F.K. : Quelles sont les options de financement offertes à ceux qui souhaitent démarrer une entreprise?

K.M. : Lorsqu'il est question de financement, il faut tout d'abord déterminer à quoi serviront les fonds empruntés. Pour les immobilisations, comme l'ameublement, l'équipement ou des véhicules, le mode de financement devrait concorder avec la durée de vie prévue du bien. Dans ce cas, un prêt à terme ou le crédit-bail serait approprié. Pour l'inventaire ou les comptes clients, dont le montant aura tendance à fluctuer, une ligne de crédit constitue le mode de financement idéal, les intérêts étant imputés au compte seulement lorsque le crédit est utilisé. Enfin, songez à régler les dépenses et les achats courants au moyen d'une carte de crédit, qui vous permet de bénéficier de la période de grâce allouée (la période entre la réception du relevé et la date d'échéance du paiement) pour retarder vos paiements et utiliser les fonds dans l'exploitation courante de votre entreprise.

F.K. : Comme c'est souvent le cas pour d'autres sphères de notre vie, nous sommes emballés d'entreprendre un nouveau projet, mais le succès n'est pas toujours au rendez-vous. Qu'est-ce qui explique l'échec de certaines entreprises?

K.M. : Je dirais que le manque de planification cause la majorité des échecs. De là l'importance du plan de gestion, car il aide à prévenir ou à atténuer les problèmes. Dans le site banquescotia.com, nous mettons à la disposition des futurs entrepreneurs un tout nouveau rédacteur de plans de gestion. Cet outil interactif contient aussi des liens vers des renseignements qui vous aideront à cibler les besoins de la clientèle, obtenir des renseignements sur votre secteur d'activité et votre concurrence. En étant bien informé, vous pourrez ainsi limiter les risques inhérents aux situations qui pourraient compromettre le succès de votre entreprise.

F.K. : Bon. Nous avons parlé de planification et exploré brièvement les options de financement. Quels types de services les banques offrent-elles à ceux qui souhaitent démarrer une petite entreprise?

K.M. : Certaines banques proposent des programmes d'aide au démarrage d'entreprise. À la Banque Scotia, nous avons le Rédacteur de plans de gestion, dont nous avons parlé auparavant, ainsi qu'un tout nouvel ensemble de services, que nous appelons le «plan démarrage pour entreprise». Ce forfait inclut une tarification préférentielle sur des services bancaires et de crédit pour les entreprises et pour les particuliers, le logiciel QuickBook SuccèsPME d'Intuit et un rabais sur les services de conception de logo et de matériel publicitaire qui aideront les futurs entrepreneurs à gagner des revenus le plus rapidement possible.

F.K. : Donc, si j'ai bien compris, il y a deux ou trois aspects importants auxquels il faut porter attention si l'on songe à se lancer en affaires. Premièrement, la conjoncture économique actuelle. Deuxièmement, les changements qui surviennent à l'échelle mondiale et qui donne lieu à de nouvelles occasions d'affaires. Troisièmement, les nombreux services qu'offre la Banque Scotia à l'intention des nouveaux entrepreneurs pour les aider à partir du bon pied et à assurer la prospérité de leur entreprise. J'imagine que c'est justement le rôle des banquiers.

K.M. : Absolument, il ne faut pas sous-estimer l'importance des conseils que peut vous fournir votre banquier.

F.K. : Et tous ceux qui le désirent peuvent en profiter, n'est-ce pas?

K.M. : Tout à fait.

F.K. : Merci, Kyle et Aron, d'avoir partagé ces renseignements avec nos auditeurs. Nous espérons que vous avez apprécié ce tour d'horizon du contexte économique et de son incidence sur les petites entreprises, ainsi que nos conseils pour démarrer votre carrière d'entrepreneur du bon pied.

Ici Fred Ketchen qui vous invite à ne pas manquer notre prochain balado. Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à passer à la succursale Scotia la plus près. Nous serons heureux de vous rencontrer.



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