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Balado n° 8

Solutions hypothécaires

Traduction de l'entrevue que Fred Ketchen a réalisée avec Alison Strimas.

Fred Ketchen : Bonjour et bienvenue à notre balado Trouver l'argent. Je suis Fred Ketchen, directeur des opérations sur actions chez Scotia Capitaux. Au cours de nos balados mensuels, j'aurai l'occasion de m'entretenir avec des experts de la Banque Scotia qui vous prodigueront de judicieux conseils pour vous permettre de tirer le meilleur parti de vos finances personnelles. Nous discuterons également de stratégies pour vous aider à aller de l'avant financièrement.

Nous aborderons aujourd'hui le sujet de l'accession à la propriété. Nous parlerons de certains mythes qui découragent les gens à devenir propriétaires et nous décrirons, à vrai dire, comment les Canadiens peuvent emménager plus tôt qu'ils ne le pensent dans leur propre maison. Pour ce balado, notre invitée est Mme  Alison Strimas, vice-présidente, Crédit hypothécaire à la Banque Scotia.

Alison, pourriez-vous nous dire quelle est la chose la plus importante qu'un acheteur potentiel de maison devrait savoir avant de participer au marché immobilier canadien?

Alison Strimas : Eh bien, Fred, voilà toute une question. Il y a beaucoup de choses que les acheteurs potentiels et les propriétaires de maison devraient savoir. D'après moi, la clé de la réussite réside dans une bonne préparation… ce qui signifie qu'ils devraient notamment se renseigner, par exemple en allant sur Internet ou en consultant des experts à leur institution financière ou leur spécialiste des prêts hypothécaires, de même qu'en choisissant personnellement un agent immobilier qui leur convienne. Par ailleurs, il faut aussi considérer l'avantage qu'une propriété, à long terme, peut servir à accumuler de la richesse. Nous avons assisté à une croissance durable des prix sur le marché immobilier et je pense que les Canadiens devraient vraiment en tenir compte.

F.K. : Merci Alison; ce sont là de bons conseils. On dirait qu'il est presque emballant de devenir propriétaire. Cependant, pour acheter une maison, il faut économiser assez d'argent pour faire une mise de fonds, ce qui peut être difficile. Voilà qui constitue souvent l'obstacle le plus important à l'achat d'une propriété. Pourriez-vous nous dire quelles sont les options présentement disponibles pour aider les gens à emménager plus tôt dans leur propre maison?

A.S. : Pour commencer Fred, je dois dire que je suis d'accord avec vous et qu'il est difficile d'économiser la somme nécessaire pour constituer la mise de fonds requise à l'achat d'une maison. Dans le cas d'un prêt hypothécaire conventionnel, il faut économiser une somme représentant jusqu'à 25 % du prix d'achat. Cependant, il existe maintenant des options qui permettent de procéder autrement. Par exemple, en guise de versement initial, l'acheteur d'une première maison peut utiliser des fonds économisés dans le cadre d'un régime enregistré d'épargne-retraite (REER) à concurrence de 20 000 $. Et de nos jours, croyez ou non, il est aussi possible d'acheter une maison sans faire de mise de fonds.

F. K. : Sans faire de mise de fonds… voilà qui est pratiquement incroyable! Et j'imagine qu'il s'agit là d'un programme formidable. Alors, pourriez-vous nous dire à qui s'adresse ce type de programme?

A.S. : Eh bien, le programme est disponible pour tous les acheteurs admissibles. Mais je pense qu'il est particulièrement intéressant pour les acheteurs d'une première maison qui trouvent difficile d'économiser environ 25 % de la valeur de leur achat pour effectuer une mise de fonds conventionnelle, comme nous venons d'en parler... et qui ne disposent que d'une somme réduite pour faire leur mise de fonds ou, à vrai dire, qui ont d'excellentes liquidités, mais qui préfèrent n'effectuer aucune mise de fonds.

F.K. : Donc en optant pour un tel programme, il leur reste des liquidités pouvant servir à acheter des meubles pour la maison.

A.S. : En effet, Fred. Avec un prêt hypothécaire sans mise de fonds, un acheteur est très confiant de pouvoir se permettre son achat, surtout s'il s'agit de sa première maison. Et toute somme supplémentaire dont il dispose peut notamment servir à rénover, à aménager ou à meubler son foyer, ou tout simplement à couvrir les frais de clôture et les frais de déménagement.

F.K. : Voilà d'excellents conseils. Maintenant, même s'il ne semble pas trop compliqué d'acheter une maison, il y a probablement des gens qui sont plus à l'aise à l'idée de louer un logement plutôt que d'acheter une propriété. Auriez-vous des conseils à donner aux personnes qui pourraient trouver plus avantageux d'être locataires que propriétaires?

A.S. : Encore une fois, je leur suggèrerais de se renseigner un peu. Ces gens seraient probablement surpris de comparer leur loyer avec un prêt hypothécaire. Par exemple, un loyer mensuel de 1 300 $ pourrait équivaloir à un prêt hypothécaire d'environ 200 000 $. Et il existe toutes sortes de façons de s'y prendre… surtout en allant sur Internet, où l'on peut trouver divers calculateurs. Nous avons nous-même à notre site banquescotia.com un calculateur permettant d'évaluer ce qu'il en coûte d'acheter une maison et de louer un logement, ce qui permet aux locataires de faire de véritables comparaisons afin de déterminer s'il est opportun pour eux d'acheter une maison.

F.K. : D'accord. Y aurait-il autre chose à ajouter? Par exemple, au sujet des durées des prêts hypothécaires. Auriez-vous quelque chose à nous dire à ce sujet?

A.S. : Bien sûr, car il est intéressant de savoir qu'un changement s'est produit cette année concernant la durée des prêts hypothécaires. Traditionnellement, la plupart des prêts hypothécaires avaient une période d'amortissement de 25 ans. Ce qui signifie que la plupart des acheteurs devaient rembourser leur dette ou leur prêt hypothécaire en 25 ans. Toutefois, pour les Canadiens, il semble que les liquidités dont ils disposent soient un point très, très important. Pour cette raison, il est désormais possible d'avoir un prêt hypothécaire d'une durée allant jusqu'à 40 ans.

F.K. : Maintenant disons qu'une personne ait acheté une maison et que tout se passe bien concernant ses versements hypothécaires, peu importe le montant dont il s'agit. Ma question est la suivante : y a-t-il autre chose que cette personne puisse faire pour réduire ses coûts d'emprunt?

A.S. : Oh, bien sûr! Elle peut faire beaucoup d'autres choses. En fait, il n'y a jamais eu autant d'options disponibles pour les propriétaires d'une maison ou les gens qui ont une hypothèque. Par exemple, il est possible d'accélérer l'amortissement d'un prêt hypothécaire. Si nous prenons le cas d'un acheteur d'une première maison avec un prêt hypothécaire sans mise de fonds et une période d'amortissement de 40 ans. Bien que cela puisse sembler un engagement considérable pour ceux d'entre nous qui sont propriétaires depuis longtemps, il faut se rappeler que cette personne se trouve probablement dans une situation où son potentiel de revenu est le plus faible et où ses revenus vont aller en augmentant. Dès qu'elle le voudra et sans pénalité, elle peut donc faire des versements anticipés ou augmenter la fréquence de ses versements. Par exemple, passer d'une périodicité mensuelle à une périodicité bimensuelle se traduit par un versement hypothécaire de plus par année. Et tout cela peut contribuer à réduire la période d'amortissement de plusieurs années.

F.K. : Il est donc possible de rembourser un prêt hypothécaire beaucoup plus rapidement en augmentant la fréquence des versements. Au lieu de faire des versements une fois par mois, les faire à toutes les deux semaines, ou quelque chose comme ça?

A.S. : Tout à fait. Et si le prêt est remboursé plus rapidement, les coûts d'emprunt s'en trouvent moins élevés.

F.K. : Voilà de bons conseils. Pour terminer, auriez-vous quelque chose à dire pour rassurer les acheteurs potentiels d'une maison? Vous savez, s'ils sont un peu nerveux à l'idée d'entamer le processus entourant l'achat d'une propriété?

A.S. : Je sais qu'un tel processus peut être décourageant, que cela prend du temps et je le répète, mieux vaut se préparer. Il s'agit d'engager des experts… un agent immobilier ou un spécialiste des prêts hypothécaires; il s'agit de se renseigner et de s'assurer de connaître le prix que vous pouvez payer et le secteur où vous voulez habiter… le montant des versements… et il s'agit aussi de vivre une belle expérience où vous vous sentirez bien à la fin de la journée.

F.K. : Quels renseignements utiles, Alison. Merci pour vos solutions pratiques qui devraient aider les Canadiens à emménager dans leur propre maison, et ce, bien plus tôt qu'ils ne le pensent. Et merci aussi à nos auditeurs de leur présence.

Ici Fred Ketchen qui vous invite à ne pas manquer notre prochain balado. Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à passer à la succursale Scotia la plus près. Nous serons heureux de vous rencontrer.



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