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Balado n° 6

Conseils et planification fiscale

Traduction de l'entrevue que Fred Ketchen a réalisée avec Howard Kabot.

Fred Ketchen : Bonjour et bienvenue à la balado Trouver l'argent de la Banque Scotia. Je suis Fred Ketchen, directeur des opérations sur actions chez ScotiaMcLeod. Au cours de nos balados mensuels, j'aurai l'occasion de m'entretenir avec des experts de la Banque Scotia qui vous prodigueront de judicieux conseils pour vous permettre de tirer le meilleur parti de vos finances personnelles. Nous discuterons également de stratégies pour vous aider à aller de l'avant financièrement.

Dans ce balado, nous vous donnerons de bons conseils pour vous aider à réduire votre impôt à payer et à prendre des décisions avantageuses du point de vue fiscal pour 2007. Nous parlerons aussi des placements qui font l'objet d'un traitement fiscal préférentiel. J'ai le plaisir d'accueillir M. Howard Kabot qui est directeur, Planification financière, à la Banque Scotia.

Bonjour Howard. Dites-nous d'abord de quelle façon les Canadiens peuvent réduire le montant qu'ils doivent payer en impôts.

Howard Kabot : C'est une excellente question. Je crois que les gens pensent d'abord et avant tout aux cotisations à un RER, qui leur permettent de gagner sur deux tableaux. Non seulement il est possible d'obtenir un remboursement d'impôt, mais le RER représente le moyen par excellence de mettre de l'argent de côté pour sa retraite. Pour ce qui est de réduire son fardeau fiscal, il est définitivement avantageux de privilégier les cotisations à un RER.

Il existe bien sûr d'autres moyens d'épargner de l'impôt, par exemple, les crédits d'impôt demandés en remplissant sa déclaration de revenus et les diverses déductions fiscales pour les dépenses liées à l'emploi ou à l'exploitation d'une entreprise, par exemple. Par ailleurs, les gens oublient souvent qu'il pourrait être avantageux, à plus ou moins long terme, de remplir une déclaration de revenus pour leurs enfants.

F.K. : J'aimerais parler des frais médicaux, des dons de charité et autres dépenses donnant droit à un crédit d'impôt, car c'est un aspect important de la situation financière des contribuables.

H.K. : Effectivement. Il ne faut pas négliger ces crédits, car ils peuvent faire toute une différence à la fin d'une année. Vous vous en rendrez compte lorsque vous remplirez votre déclaration de revenus en avril prochain. Ainsi, vous pourriez déduire, à titre de crédit d'impôt, tous vos frais pour soins médicaux, vos dépenses d'automobile et vos dons de charité. Le total pourrait être appréciable.

À compter de 2007, les personnes qui empruntent le train de banlieue, le métro ou l'autobus pour se rendre au travail pourront demander le nouveau crédit d'impôt pour transport en commun. Par ailleurs, le crédit d'impôt pour revenu de pension est très élevé et il s'applique à toute personne de 65 ans et plus qui touche un revenu de pension ou un revenu tiré d'un FERR.

Il ne faut pas oublier le crédit en raison de l'âge. Si vous êtes âgé de 65 ans ou plus vous avez droit à ce crédit… seulement pour avoir atteint cet âge particulier. Comme vous pouvez le constater, de nombreux crédits d'impôt sont accordés aux contribuables.

F. K. : C'est important de ne pas oublier d'en tenir compte. En profitant de tous les crédits auxquels nous sommes admissibles, il est possible de réduire substantiellement son fardeau fiscal. Au moment de choisir ses placements, est-ce qu'il ne faudrait pas aussi examiner le traitement fiscal de chaque type de placement?

H.K. : Tout à fait. C'est une autre très bonne question. En règle générale, les revenus de placements se divisent en trois catégories : les revenus d'intérêts, les revenus de dividendes et les gains en capital. Chaque catégorie fait l'objet d'une imposition différente. Au Canada, le taux d'imposition maximal s'applique habituellement aux revenus d'intérêts. Le taux d'imposition des revenus de dividendes est moins élevé, tandis que les gains en capital jouissent du meilleur traitement fiscal.

Cependant, des changements seront apportés au mode d'imposition des revenus de dividendes. Le gouvernement fédéral a déjà annoncé ses couleurs il y a quelques mois. Si les provinces emboîtent le pas, l'efficience fiscale des revenus de dividendes équivaudra à celle des gains en capital.

F.K. : Personnellement, je n'ai jamais eu le courage ou la patience de remplir moi-même mes déclarations de revenus. Je préfère laisser cette tâche à des experts, car tout cela devient vraiment compliqué. Mais comme la situation de bien des gens est beaucoup moins complexe, je me demande parfois s'il ne vaut pas la peine de remplir soi-même sa déclaration de revenus.

H.K. : Effectivement. Et c'est la tendance qui se dessine de plus en plus, surtout que de nos jours, les logiciels d'impôts se vendent pratiquement partout et qu'il est facile de faire le travail par ordinateur. Cette façon de faire présente sans doute des avantages. Quant à savoir si vous devriez remplir votre déclaration de revenus, cela dépend du degré de complexité de votre situation. Si, chaque année, vous hésitez et que vous ne savez trop que faire de l'information figurant sur vos relevés, il serait peut-être avisé d'obtenir l'aide d'un expert.

Ceci étant dit, la grande convivialité des logiciels vendus sur le marché facilite la tâche de bien des gens et permet d'obtenir de bons résultats. Je recommande toujours aux gens d'avoir à portée de main leur avis de cotisation de l'année précédente, car ce document trace un portrait de leur situation telle qu'elle était il y a un an. Donc, si vous croyez que vous pouvez vous attaquer à la tâche et que vous êtes à l'aise avec l'informatique, c'est une bonne solution à envisager.

F.K. : J'imagine que l'assurance vient avec la pratique. Si quelqu'un a lui-même rempli sa déclaration de revenus l'an dernier et que son avis de cotisation n'indiquait aucune erreur, il sera sûrement tenté de procéder de la même façon par la suite.

H.K. : Exactement.

F.K. : Voilà probablement une bonne nouvelle. Howard, avez-vous des recommandations en ce qui concerne la planification pour l'année d'imposition 2007?

H.K. : Vous faites bien d'aborder ce point. Bien souvent, les gens commencent à penser à leur planification fiscale trop tard dans l'année. C'est préférable de le faire le plus tôt possible. Le partage du revenu constitue l'une des meilleures stratégies à envisager. Elle consiste à attribuer une part du revenu au conjoint ou à un enfant. Comme le taux d'imposition de ce dernier est probablement moins élevé, la charge fiscale totale du ménage sera moindre à la fin de l'année.

Nous avons parlé plus tôt des cotisations à un RER, mais il ne faut pas oublier les REEE. Même s'ils ne donnent pas droit à une déduction fiscale immédiate, ils contribueront à réduire la charge fiscale de la famille plus tard. L'argent fructifiera en franchise d'impôt, et lorsque l'étudiant retirera des fonds du régime, ceux-ci seront imposables à un faible taux sinon aucunement imposables. C'est pourquoi les REEE constituent un mode de placement avantageux. J'aimerais aussi parler de la stratégie de report du revenu, qui consiste à étaler son revenu sur une année d'imposition ultérieure. Si cette solution s'applique difficilement à l'ensemble des salariés, elle sert bien les propriétaires d'une entreprise ou les travailleurs autonomes.

F.K. : C'est donc dire que si je prévois gagner moins d'argent l'an prochain, je pourrais reporter mon revenu de cette année sur l'année d'imposition 2008, par exemple.

H.K. : Absolument. Si vous en avez la possibilité, c'est exactement ce que vous devriez faire. Je le répète, la majorité des salariés peuvent difficilement appliquer cette stratégie, mais les travailleurs autonomes devraient se prévaloir de cette option s'ils en ont la possibilité. Un expert en fiscalité pourra leur donner plus détails et déterminer si cette mesure leur convient. De fait, dès que notre situation gagne en complexité, il est préférable d'obtenir les conseils d'un expert en fiscalité.

F.K. : L'une des choses qui ont attiré mon attention au cours des deux dernières années, alors que j'ai participé à des campagnes de financement au bénéfice d'œuvres caritatives, c'est la possibilité de faire un don en utilisant des actions ayant généré un important gain en capital. Pouvez-vous nous donner plus de précisions à ce sujet?

H.K. : Eh bien, il s'agit d'une nouvelle mesure tout à fait fantastique. Essentiellement, si vous voulez faire un don d'actions à un organisme caritatif, votre don sera non imposable. Il était possible auparavant de donner des actions, mais le don était considéré comme une aliénation aux fins de la Loi de l'impôt, et les gains en capital étaient imposables. Maintenant ce n'est plus le cas. Vous pouvez donner des titres cotés en bourse à des organismes de charité sans payer d'impôt sur les gains en capital. Qui plus est, vous recevez également un reçu d'impôt pour dons de bienfaisance correspondant à la juste valeur au marché des titres donnés, ce qui pourrait équivaloir à 40 % de la valeur du don. Non seulement vous évitez de payer de l'impôt sur vos gains en capital, mais vous recevez en plus un crédit d'impôt pour votre don. C'est comme avoir le beurre et l'argent du beurre.

F.K. : À ce que je vois, c'est un grand avantage. Les organismes caritatifs ont sûrement profité de ce changement à la législation.

H.K. : Définitivement. Ce changement a fait tout de suite une différence, et cette façon de faire des dons continuera de gagner en popularité.

F.K. : Merci beaucoup Howard de nous avoir présenté tous ces renseignements des plus intéressants.

H.K. : Ça m'a fait plaisir.

F.K. : Ici Fred Ketchen qui vous invite à ne pas manquer notre prochain balado. Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à passer à la succursale Scotia la plus près. Nous serons heureux de vous rencontrer.



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